Les mots de A à Z – lettre L

  • Larronesse

vers 1460 : (adj.) cité dans le XXVe arrêt de Martial d’Auvergne, Les Cinquante et ung arrest damours, Paris, ca 1500 ; le texte est écrit ca 1460 et publié de manière très fréquente tout au long du XVIe siècle.

  • Libraresse

1666 :
Quand Gilles veut baiser Toinette,
Et luy prendre son blanc tetin,
Afin de gagner la soubrette
Il luy parle Grec & Latin : Gilles, &c.
Il demeure auprès Nostre-Dame,
Et la Libraresse Margot,
Quand il luy veut conter sa flame,
Luy dit se dressant sur l’ergot :
Gilles, &c.
Charles Cotin, La Ménagerie, et quelques autres pièces curieuses, La Haye, P. du Bois, p. 20.
1777 : [à propos des Proverbes dramatiques de Madame Delaisse, publiés «chez la veuve Duchesne, Libraresse, rue Saint-Jacques, au Temple du Goût; et chez l’Auteur, au Luxembourg»]
«Permettez-moi de vous dire, Madame la Comtesse, que j’aurais voulu que Madame Delaisse eût mis chez l’Autrice, comme j’ai mis Libraresse. Ces qualifications ne sont pas approuvées, il est vrai, par l’Académie Française, mais elles n’en sont pas moins bonnes et significatives; d’ailleurs l’usage les autorise: car nous disons tous les jours à Paris, une Notaresse, une Commissaresse, une Libraresse, etc.»
De Coudray, «Annonces et Extraits des Ouvrages dramatiques, ou relatifs à cet Art», Correspondances dramatiques, Tome I, Lettre XIV (en réalité, Lettre XVI), 1er juin 1777, pp. 257-258.

  • Lieutenante

1593: Le 7 février, Christophe Aubry, curé de Saint-André-des-Arts, dénonce Marie Tudert, «la lieutenante civile» (femme de Jean Séguier d’Autry, lieutenant civil de la prévôté de Paris) comme «politique», mauvaise chrétienne et partisane de Henri de Navarre.
L’Estoile, Journal pour le règne de Henri IV.
1791 :«La délibération du Conseil municipal de Creil du 8 février 1791 avait déjà révélé l’existence d’une citoyenne sous-lieutenant de la Compagnie (d’Amazones créée peu auparavant). M. Fabignon apprend qu’il aurait été élu en outre une capitaine et une lieutenante, dont la nomination supplémentaire ne peut être mise en doute, puisqu’elles ont seules été gratifiées d’une médaille, dont la désignation est fournie, et qui est différente de celle de Mme Daelder.»
(Paul Bordeaux, «la Médaille d’honneur offerte par la Municipalité de Creil à Madame Palm Dalder en février 1791», Mémoires de la Société académique d’Archéologie, Sciences et Arts du département de l’Oise, tome XX, 1908, p. 459-60)


  • Littératrice

1790:« Kéralio (Mlle Louise-Félix-Guynement de), fille du comte de Kéralio, de l’académie des inscriptions. Voici la longue liste des ouvrages de cette jeune et brillante littératrice : (…) »
Almanach des Françoises célèbres par leurs vertus, leurs talens ou leur beauté. Dédié aux dames citoyennes qui les premières ont offertes leurs dons patriotiques à l’Assemblée nationale,Paris,
Lejay fils,p. 209.