{"id":9372,"date":"2021-12-13T16:49:32","date_gmt":"2021-12-13T15:49:32","guid":{"rendered":"http:\/\/siefar.org\/?p=9372"},"modified":"2021-12-13T16:49:32","modified_gmt":"2021-12-13T15:49:32","slug":"creation-representation-et-sociabilite-au-feminin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/creation-representation-et-sociabilite-au-feminin\/","title":{"rendered":"Cr\u00e9ation, repr\u00e9sentation et sociabilit\u00e9 au f\u00e9minin : entre sc\u00e8nes publiques et spectacles de soci\u00e9t\u00e9 (1650-1914)"},"content":{"rendered":"<p>Universit\u00e9 de Lausanne, en pr\u00e9sence et en ligne<\/p>\n<p><strong>Organisation\u00a0:<\/strong>\u00a0Val\u00e9rie Cossy, Valentina Ponzetto et Romain Bionda<strong>\u00a0<\/strong>(FNS et UNIL\u00a0: Section d\u2019Anglais, Section de Fran\u00e7ais, Centre interdisciplinaire d&#8217;\u00e9tude des litt\u00e9ratures, Centre d&#8217;\u00e9tudes th\u00e9\u00e2trales)<\/p>\n<p><strong><br \/>\nArgumentaire\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Depuis plusieurs si\u00e8cles, l\u2019industrie europ\u00e9enne du spectacle est peu favorable aux carri\u00e8res f\u00e9minines. Les actrices peuvent certes sembler n\u00e9cessaires depuis le XVIII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, s\u2019av\u00e9rant de fait omnipr\u00e9sentes et r\u00e9guli\u00e8rement \u00e9rig\u00e9es au rang de \u00ab\u00a0vedettes\u00a0\u00bb ou de \u00ab\u00a0divas\u00a0\u00bb<a>[1]<\/a>. Mais outre qu\u2019elles n\u2019ont fait leur v\u00e9ritable apparition sur les planches qu\u2019\u00e0 partir des XVI<sup>e<\/sup>\u00a0et XVII<sup>e\u00a0<\/sup>si\u00e8cles, notamment en Angleterre<a>[2]<\/a>, les femmes ont tr\u00e8s peu investi d\u2019autres types de carri\u00e8res, dont elles ont d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 exclues \u00e0 plusieurs reprises par des lois ou plus g\u00e9n\u00e9ralement par les r\u00e8gles implicites de ce que l\u2019on appelle aujourd\u2019hui le \u00ab\u00a0plafond de verre\u00a0\u00bb. Ces autres carri\u00e8res \u00ab\u00a0masculines\u00a0\u00bb concernent \u00e0 la fois la cr\u00e9ation des pi\u00e8ces (les auteurs ou les compositeurs sont majoritairement des hommes) et leur production (en tant que directeurs de salle, impresarios, ou metteurs en sc\u00e8ne). Rappelons par exemple qu\u2019en France les com\u00e9diennes sont exclues du comit\u00e9 de lecture de la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise \u00e0 deux reprises\u00a0: d\u2019abord en 1683 (elles seront r\u00e9int\u00e9gr\u00e9es au XVIII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle), puis entre 1852 et 1910. Par ailleurs, l\u2019article 5 de l\u2019ordonnance royale du 8 d\u00e9cembre 1824, qui reste en vigueur jusqu\u2019en 1864, d\u00e9fend aux femmes d\u2019\u00eatre entrepreneuses d&#8217;une exploitation dramatique ou directrices d\u2019une troupe.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui que les interdictions juridiques ne sont plus d\u2019actualit\u00e9, la part des femmes dans le monde du spectacle demeure minoritaire. Selon les derniers rapports de la SACD<a>[3]<\/a>\u00a0et de l\u2019Observatoire de l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre les femmes et les hommes dans la culture et la communication<a>[4]<\/a>, leur participation est en g\u00e9n\u00e9ral inf\u00e9rieure \u00e0 30% aux postes de direction des lieux de cr\u00e9ation et les \u0153uvres d\u2019autrices programm\u00e9es dans ces m\u00eames institutions avoisinent les 11% du total et ne sont que rarement r\u00e9compens\u00e9es par des prix prestigieux.<\/p>\n<p>L\u2019invisibilisation des femmes s\u2019av\u00e8re en fait double\u00a0: non seulement leur place est souvent marginale dans l\u2019industrie du spectacle de leur temps, mais leur travail est encore occult\u00e9 (par les contemporaines et contemporains) voire oubli\u00e9 (par les historiennes et historiens).<\/p>\n<p>Ce colloque s\u2019inscrit dans un effort commun et r\u00e9cent de r\u00e9\u00e9valuation de la part et du r\u00f4le des femmes dans l\u2019histoire, qui consiste notamment \u00e0 d\u00e9passer le \u00ab\u00a0d\u00e9ni d\u2019ant\u00e9riorit\u00e9\u00a0\u00bb (Naudier, 2010)\u00a0:<strong>\u00a0<\/strong>la \u00ab\u00a0rh\u00e9torique de la nouveaut\u00e9\u00a0\u00bb, en privant \u00ab\u00a0collectivement [les femmes] d\u2019une filiation l\u00e9gitime\u00a0\u00bb, les emp\u00eache paradoxalement \u00ab\u00a0de faire date en laissant une trace dans l&#8217;histoire litt\u00e9raire<a>[5]<\/a>\u00a0\u00bb. Nous tenterons de d\u00e9passer \u00e9galement le<strong>\u00a0<\/strong>simple catalogue ou r\u00e9pertoire encyclop\u00e9dique de \u00ab\u00a0femmes cr\u00e9atrices\u00a0\u00bb<a>[6]<\/a><strong>\u00a0<\/strong>au profit de d\u00e9marches plus analytiques.<\/p>\n<p>Ce colloque entend plus particuli\u00e8rement contribuer \u00e0 une meilleure connaissance de l\u2019histoire des spectacles, en s\u2019int\u00e9ressant \u00e0 l\u2019\u00e9tendue et \u00e0 la complexit\u00e9 des parcours professionnels des femmes\u00a0: nous interrogerons<strong>\u00a0<\/strong>les \u00ab\u00a0strat\u00e9gies de carri\u00e8re\u00a0\u00bb mises en place pour contourner les obstacles rencontr\u00e9s \u2013 notamment le d\u00e9tour par des formes spectaculaires non institutionnelles et priv\u00e9es. Dans le domaine th\u00e9\u00e2tral, il peut s\u2019agir de th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9, de famille ou d\u2019\u00e9ducation, mais aussi de lectures de salon. Les carri\u00e8res f\u00e9minines peuvent comprendre l\u2019\u00e9criture d\u2019un \u00ab\u00a0th\u00e9\u00e2tre de lecture\u00a0\u00bb (non jou\u00e9, m\u00eame si th\u00e9\u00e2tralisable), la critique ou la traduction. Nous souhaitons v\u00e9rifier, sur le temps long (1650-1914) et dans une perspective comparatiste (\u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019Europe occidentale), l\u2019hypoth\u00e8se selon laquelle ces formes de spectacles, partiellement ou compl\u00e8tement \u00e9cart\u00e9es de la sph\u00e8re publique, ont pu favoriser la cr\u00e9ativit\u00e9 et l\u2019agentivit\u00e9 des femmes, leur ouvrant des opportunit\u00e9s nouvelles ou in\u00e9dites dans leur ampleur (par rapport \u00e0 celles g\u00e9n\u00e9ralement offertes par l\u2019industrie du spectacle). Il s\u2019agira donc d\u2019\u00e9tudier les circulations entre ces deux sph\u00e8res (priv\u00e9e et publique). Cette approche devrait permettre d\u2019effacer \u00e0 terme une distinction trop nette entre les pratiques priv\u00e9es et publiques, entre les pratiques amateures et professionnelles.<\/p>\n<p>\nNos quatre objectifs principaux seront donc les suivants\u00a0:<\/p>\n<p>1. Montrer en quoi certaines formes marginales de spectacles s\u2019av\u00e9reraient plus ouvertes aux femmes et leur permettraient la mise en place de strat\u00e9gies de contournement des multiples obstacles \u00e0 la fois moraux, socio-\u00e9conomiques, juridiques et pratiques qu\u2019elles rencontrent ordinairement sur les sc\u00e8nes publiques.<\/p>\n<p>2. V\u00e9rifier dans quels cas ces formes permettent aux artistes femmes, surtout les actrices et les autrices, d\u2019acqu\u00e9rir une l\u00e9gitimit\u00e9 qu\u2019elles peuvent faire valoir sur les sc\u00e8nes publiques.<\/p>\n<p>3. \u00c9tudier l\u2019usage concret que les femmes font de cette libert\u00e9 accrue\u00a0: investissent-elles de la m\u00eame mani\u00e8re toutes les places et m\u00e9tiers, ou certains restent-ils principalement l\u2019apanage des hommes (par ex. pour des raisons de comp\u00e9tences techniques)\u00a0? Quelle incidence le cumul des mandats \u2013\u00a0typique des sc\u00e8nes de soci\u00e9t\u00e9 ou mineures, une m\u00eame personne pouvant \u00eatre \u00e0 la fois, par exemple, autrice, actrice, costumi\u00e8re et metteuse en sc\u00e8ne \u2013 a-t-il sur les femmes et leur trajectoire\u00a0? Quel poids\u00a0la collaboration (notamment en couple) et la cr\u00e9ation collective, que ce soit dans l\u2019\u00e9criture ou dans le passage \u00e0 la sc\u00e8ne, peuvent-elles avoir dans la production et la r\u00e9ception des spectacles\u00a0?<\/p>\n<p>4. Mesurer autant que possible les cons\u00e9quences d\u2019une pr\u00e9sence et d\u2019une agentivit\u00e9 f\u00e9minine plus importantes sur l\u2019esth\u00e9tique des spectacles produits et sur le type de sociabilit\u00e9 entourant leur production et leur r\u00e9ception. Peut-on, par exemple, reconna\u00eetre un glissement dans les paradigmes et dans la hi\u00e9rarchie des valeurs canoniques (en vigueur dans les salles officielles) \u00e0 propos des choix des genres ou des sujets des pi\u00e8ces\u00a0? Remarque-t-on une diff\u00e9rence dans les repr\u00e9sentations litt\u00e9raires et sociales, par exemple dans la caract\u00e9risation des personnages compos\u00e9s\u00a0<em>ad hoc<\/em>\u00a0ou dans la consid\u00e9ration accord\u00e9e aux actrices et autres performeuses\u00a0? Existe-t-il des t\u00e9moignages de spectatrices et de spectateurs qui attesteraient d\u2019une appr\u00e9hension et d\u2019une appr\u00e9ciation de ces diff\u00e9rences\u00a0?<\/p>\n<p>Pour ce faire, nous t\u00e2cherons d\u2019\u00e9tudier\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; les diverses situations o\u00f9 s\u2019exerce une\u00a0<strong>sociabilit\u00e9 au f\u00e9minin<\/strong>,<br \/>\n&#8211; les\u00a0<strong>strat\u00e9gies de carri\u00e8re\u00a0<\/strong>des femmes de spectacle<strong>\u00a0<\/strong>et les strat\u00e9gies\u00a0<strong>de contournement des obstacles rencontr\u00e9s<\/strong>,<br \/>\n&#8211; les<strong>\u00a0carri\u00e8res emp\u00each\u00e9es\u00a0<\/strong>et\/ou les\u00a0<strong>\u0153uvres<\/strong>\u00a0<strong>mises \u00e0 l\u2019\u00e9cart<\/strong>,<br \/>\n&#8211; les\u00a0<strong>circulations<\/strong>\u00a0des formes et des spectacles \u00e9labor\u00e9s principalement par des femmes,<br \/>\n&#8211; le\u00a0<strong>r\u00f4le des femmes<\/strong>\u00a0dans la production et la r\u00e9ception de ces spectacles (y compris en termes de traduction et de critique),<br \/>\n&#8211; les\u00a0<strong>repr\u00e9sentations\u00a0<\/strong>de la condition f\u00e9minine et des femmes de spectacle dans les r\u00e9pertoires dramatiques, mais aussi dans les romans, les m\u00e9moires et les correspondances, ainsi que leurs \u00e9chos dans la presse.<\/p>\n<p><strong><br \/>\nModalit\u00e9s de participation\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Les propositions de communication,\u00a0<strong>en fran\u00e7ais ou en anglais<\/strong>,<strong>\u00a0<\/strong>compos\u00e9es d\u2019un texte de 2000 \u00e0 3000 signes (1 page) et d\u2019une courte bio-bibliographie d\u2019une quinzaine de lignes au maximum, sont \u00e0 envoyer\u00a0<strong>avant le 20 d\u00e9cembre 2021<\/strong>\u00a0\u00e0\u00a0:\u00a0<a href=\"mailto:valerie.cossy@unil.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">valerie.cossy@unil.ch<\/a>,\u00a0<a href=\"mailto:valentina.ponzetto@unil.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">valentina.ponzetto@unil.ch<\/a>\u00a0et\u00a0<a href=\"mailto:romain.bionda@unil.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">romain.bionda@unil.ch<\/a>.<\/p>\n<p>Les personnes dont les propositions auront \u00e9t\u00e9 retenues seront contact\u00e9es le 15 janvier 2022.<\/p>\n<p>Des modalit\u00e9s de participation \u00e0 distance sont envisag\u00e9es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><br \/>\n\u00c9l\u00e9ments de bibliographie\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Cecilia M. Beach,\u00a0<em>French Women Playwrights Before the Twentieth Century: A Checklist<\/em>, Westport \u2013 London, Greenwood Press, 1994. Pr\u00e9face\u00a0: \u00ab\u00a0Women playwrights are one of the groups of authors most neglected by French literary criticism and history.\u00a0\u00bb (p. IX)<\/p>\n<p>Catherine Burroughs (dir.),\u00a0<em>Women in British Romantic Theatre: Drama, Performance, and Society, 1790-1840<\/em>, Cambridge, CUP, 2000.<\/p>\n<p>Catherine Burroughs, \u201cDrama\u201d, in\u00a0<em>The Cambridge Companion to Women\u2019s Writing in the Romantic Period<\/em>, ed. by Devoney Looser, Cambridge, CUP, 2015, p. 32-43.<\/p>\n<p>Paula Byrne,\u00a0<em>Jane Austen and the Theatre<\/em>, London and New York, Hambledon, 2002.<\/p>\n<p>Jean Chothia (ed.),\u00a0<em>The New Woman and Other Emancipated Woman Plays<\/em>, Oxford, New York, Oxford UP, 1998.<\/p>\n<p>Andrea Del Lungo et Brigitte Louichon (dir.),\u00a0<em>La Litt\u00e9rature en bas-bleus<\/em>, tome I\u00a0:\u00a0<em>Romanci\u00e8res sous la Restauration et la monarchie de Juillet (1815-1848)<\/em>, Paris, Classiques Garnier, 2010\u00a0; \u00ab\u00a0Genre,\u00a0<em>Gender<\/em>\u00a0: conjonctions et disjonctions\u00a0\u00bb, table ronde anim\u00e9e par Audrey Lasserre avec Catherine Nesci, Christine Plant\u00e9 et Martine Reid, disponible sur Fabula\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/atelier.php?Genre_-_Gender#_ftnref\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.fabula.org\/atelier.php?Genre_%2D_Gender#_ftnref<\/a>.<\/p>\n<p>Andrea Del Lungo et Brigitte Louichon (dir.),\u00a0<em>La Litt\u00e9rature en bas-bleus<\/em>, tome II\u00a0:\u00a0<em>Romanci\u00e8res en France de 1848 \u00e0 1870<\/em>, Paris, Classiques Garnier, 2013.<\/p>\n<p>Ellen Donkin and Tracy Cecile Davis (eds),\u00a0<em>Women and Playwriting in Nineteenth-Century Britain<\/em>, Cambridge, CUP, 1999.<\/p>\n<p>Juliet Dusinberre,\u00a0<em>Shakespeare and the Nature of Women<\/em>, Basingstoke and London, Macmillan, 1975.<\/p>\n<p>Elizabeth Eger,\u00a0<em>Bluestockings, Women of Reason from Enlightenment to Romanticism<\/em>, London, New York, Palgrave Macmillan, 2010; especially chapter 3: \u201cFemale Champions: Women Critics of Shakespeare\u201d.<\/p>\n<p>Aurore Evain, \u00ab\u00a0Introduction\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Th\u00e9\u00e2tre de femmes de l\u2019Ancien R\u00e9gime<\/em>, vol. I, Paris, Garnier, 2014, p. 7-25.<\/p>\n<p>Aurore Evain, \u00ab\u00a0Les autrices de th\u00e9\u00e2tres et leurs \u0153uvres dans les dictionnaires dramatiques du XVIII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle\u00a0\u00bb, Rencontres de la SIEFAR, juin 2003, en ligne\u00a0:\u00a0<a href=\"http:\/\/www.siefar.org\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/Evain-autrices-Dicos-Th%C3%A9%C3%A2tre.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">http:\/\/www.siefar.org\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/Evain-autrices-Dicos-Th%C3%A9%C3%A2tre.pdf<\/a>.<\/p>\n<p>Alison Finch,\u00a0<em>Women\u2019s Writing in Nineteenth Century France<\/em>, Cambridge, CUP, 2000; chapter 8: \u00ab\u00a0The invisible women of French theatre\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Catherine Gallagher,\u00a0<em>Nobody\u2019s Story, The Vanishing Acts of Women Writers in the Marketplace 1670-1820<\/em>, Berkeley, Los Angeles, University of California Press, 1994; especially chapter 1: \u201cThe Prostitute and the Playwright in the Works of Aphra Behn\u201d.<\/p>\n<p>Vivien Gardner and Susan Rutherford (eds),\u00a0<em>The New Woman and Her Sisters: Feminism and Theatre, 1850-1914<\/em>, Chicago, University of Michigan Press, 1992.<\/p>\n<p>Penny Gay,\u00a0<em>Jane Austen and the Theatre<\/em>, Cambridge, CUP, 2002.<\/p>\n<p>Felicia Gordon, \u201c<em>Filles publiques<\/em>\u00a0or Public Women: the Actress as Citizen: Marie-Madeleine Jodin (1741-1790) and Mary Darby Robinson (1758-1800)\u201d, in\u00a0<em>Women, Gender, and the Enlightenment<\/em>, ed. by Sarah Knott and Barbara Taylor, Basingstoke, Palgrave Macmillan, 2005, p. 610-629.<\/p>\n<p>Julie Holledge,\u00a0<em>Innocent Flowers, Women in the Edwardian Theatre<\/em>, London, Virago, 1981.<\/p>\n<p>Derek Hughes and Janet Todd (eds),\u00a0<em>The Cambridge Companion to Aphra Behn<\/em>, Cambridge, CUP, 2004; especially chapters 3, 5, 6, 7, and 8.<\/p>\n<p>Frederic William John Hemmings,\u00a0<em>The Theatre Industry in Nineteenth-Century France<\/em>, Cambridge, CUP, 2006.<\/p>\n<p>Joyce Johnston,\u00a0<em>Women Dramatists, Humor, and the French Stage, 1802-1855<\/em>, New York, Palgrave and Macmillan US, 2014.<\/p>\n<p>Odile Krakovitch, \u00ab\u00a0Les Femmes dramaturges et la cr\u00e9ation au th\u00e9\u00e2tre\u00a0\u00bb,\u00a0<em>P\u00e9n\u00e9lope<\/em>, n\u00b0\u00a03, \u00ab\u00a0Les Femmes &amp; la cr\u00e9ation\u00a0\u00bb, 1980, p. 29-36.<\/p>\n<p>Odile Krakovitch, \u00ab\u00a0Les Femmes dramaturges et les th\u00e9\u00e2tres de soci\u00e9t\u00e9 au XIX<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle\u00a0\u00bb, in Jean-Claude Yon et Nathalie Le Godinec (dir.),\u00a0<em>Tr\u00e9teaux et Paravents\u00a0: le th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9 au XIX<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle<\/em>, Cr\u00e9aphis \u00e9ditions, 2012, p.\u00a0183-200.<\/p>\n<p>Audrey Lasserre (dir.),\u00a0<em>Y a-t-il une histoire litt\u00e9raire des femmes\u00a0?<\/em>, revue\u00a0<em>Fabula-LhT<\/em>\u00a0n\u00b0\u00a07, en ligne, avril 2010\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/lht\/7\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.fabula.org\/lht\/7\/<\/a>.<\/p>\n<p>Delphine Naudier, \u00ab\u00a0Genre et activit\u00e9 litt\u00e9raire\u00a0: les \u00e9crivaines francophones. Introduction\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Soci\u00e9t\u00e9s contemporaines<\/em>, 2010\/2 (n\u00b0 78), p. 5-13 et en ligne\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-societes-contemporaines-2010-2-page-5.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.cairn.info\/revue-societes-contemporaines-2010-2-page-5.htm<\/a>.<\/p>\n<p>Katherine Newey,\u00a0<em>Women&#8217;s Theatre Writing in Victorian Britain<\/em>, Palgrave Macmillian, 2005.<\/p>\n<p>Felicity Nussbaum,\u00a0<em>Rival Queens, Actresses, Performance, and the Eighteenth-Century British Theater<\/em>, Philadelphia, University of Pennsylvania Press, 2010.<\/p>\n<p>Christine Plant\u00e9,\u00a0<em>La Petite s\u0153ur de Balzac<\/em>,\u00a0<em>essai sur la femme auteur<\/em>, nouvelle \u00e9d. r\u00e9vis\u00e9e, pr\u00e9face in\u00e9dite de Michelle Perrot, postface in\u00e9dite de l&#8217;auteure, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2015.<\/p>\n<p>James Redmond (ed.),\u00a0<em>Women in Theatre<\/em>, Cambridge, CUP, 1989.<\/p>\n<p>Martine Reid,\u00a0<em>Des femmes en litt\u00e9rature<\/em>, Paris, Belin, 2010.<\/p>\n<p>Martine Reid (dir.),\u00a0<em>Les femmes dans la critique et l\u2019histoire litt\u00e9raire<\/em>, Paris, Champion, 2011.<\/p>\n<p>Martine Reid (dir.),\u00a0<em>Femmes et litt\u00e9rature, une histoire culturelle<\/em>, Paris, Gallimard, \u00ab\u00a0Folio essais\u00a0\u00bb, 2 vol., 2020.<\/p>\n<p>J<strong>ulie\u00a0<\/strong>Rossello-Rochet<strong>,<\/strong>\u00a0\u00ab\u00a0Retour sur l\u2019\u00e9laboration d\u2019un r\u00e9pertoire de pi\u00e8ces d\u2019autrices dramatiques fran\u00e7aises notoires du xix<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle\u00a0: dessin d\u2019une g\u00e9n\u00e9alogie d\u2019anc\u00eatres de m\u00eame corporation\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Horizons\/Th\u00e9\u00e2tre<\/em>, 10-11\u00a0|\u00a02017, 220-239, en ligne\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/ht\/567\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/journals.openedition.org\/ht\/567<\/a>.<\/p>\n<p>Gillian Russell and Clara Tuite (eds),\u00a0<em>Romantic Sociability: Social Networks and Literary Culture in Britain, 1770-1840<\/em>, Cambridge, CUP, 2002.<\/p>\n<p>Rachel Sauv\u00e9, \u00ab\u00a0Strat\u00e9gies de l\u00e9gitimation et dramaturgie au f\u00e9minin au XIX<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle\u00a0\u00bb,\u00a0<em>L&#8217;Annuaire th\u00e9\u00e2tral\u00a0: revue qu\u00e9b\u00e9coise d\u2019\u00e9tudes th\u00e9\u00e2trales<\/em>, n\u00b0 34, 2003, p. 45-57.<\/p>\n<p>Kirsten E. Shepherd-Barr,\u00a0<em>Modern Drama, A Very Short Introduction<\/em>, Oxford, Oxford UP, 2016.<\/p>\n<p>Kirsten E. Shepherd Barr, \u201cAgainst Interpretation? Hedda and the Performing Self\u201d, in\u00a0<em>Ibsen\u2019s Hedda Gabler, Philosophical Perspectives<\/em>, Oxford, Oxford UP, 2018, p. 174-193.<\/p>\n<p>Susan Staves,\u00a0<em>A Literary History of Women\u2019s Writing in Britain, 1660-1789<\/em>, Cambridge, Cambridge UP, 2006.<\/p>\n<p>Sheila Stowell,\u00a0<em>A Stage of Their Own, Feminist Playwrights of the Suffrage Era<\/em>, Michigan, University of Michigan Press, 1992.<\/p>\n<p>Clotilde Thouret et Fran\u00e7ois Lecercle, \u00ab\u00a0Misogynie et th\u00e9\u00e2trophobie\u00a0: les femmes et les controverses sur le th\u00e9\u00e2tre\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Alternatives th\u00e9\u00e2trales<\/em>, n\u00b0 129, \u00ab\u00a0\u00c9criture et cr\u00e9ation au f\u00e9minin\u00a0\u00bb, 4e trimestre 2016.<\/p>\n<p>Janet Todd,\u00a0<em>The Secret Life of Aphra Behn<\/em>, London, Andr\u00e9 Deutsch, 1996.<\/p>\n<p>Claire Tomalin,\u00a0<em>Mrs Jordan\u2019s Profession, The story of a great actress and a future King<\/em>, London, Viking, 1994.<\/p>\n<p>Tara Ghoshal Wallace, \u201cBurney as dramatist\u201d, in\u00a0<em>The Cambridge Companion to Frances Burney<\/em>, ed. by Peter Sabor, Cambridge, CUP, 2007, p. 55-73.<\/p>\n<p>Shearer West, \u201cRoles and roles models: Montague, Siddons, Lady Macbeth\u201d, in\u00a0<em>Bluestockings Displayed, Portraiture, Performance and Patronage, 1730-1830<\/em>, ed. by Elizabeth Eger, Cambridge, Cambridge UP, 2013, p. 164-186.<\/p>\n<p>Catherine Wiley, \u201cThe Matter with Manners: The New Woman and the Problem Play\u201d, in\u00a0<em>Women in Theatre<\/em>, ed. by James Redmond, Cambridge, CUP, 1989, p. 109-121.<\/p>\n<p>Virginia Woolf,\u00a0<em>A Room of One\u2019s Own<\/em>, Londres, 1929\u00a0; nombreuses \u00e9ditions r\u00e9centes et plusieurs traductions dont celle de Marie Darrieussecq (Deno\u00ebl, 2016).<\/p>\n<p><strong><br \/>\nNotes\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p><a>[1]<\/a>\u00a0Voir Florence Filippi, Sara Harvey et Sophie Marchand,\u00a0<em>Le Sacre de l&#8217;acteur. \u00c9mergence du vedettariat th\u00e9\u00e2tral de Moli\u00e8re \u00e0 Sarah Bernhardt.\u00a0<\/em>Armand Colin, 2017, III<sup>e<\/sup>\u00a0partie\u00a0: \u00ab\u00a0Le vedettariat au f\u00e9minin\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><a>[2]<\/a>\u00a0Aurore Evain,\u00a0<em>L&#8217;Apparition des actrices professionnelles en Europe<\/em>, Paris, L&#8217;Harmattan, coll. Univers Th\u00e9\u00e2tral, 2001.<\/p>\n<p><a>[3]<\/a>\u00a0SACD (Soci\u00e9t\u00e9 des Auteurs et Compositeurs dramatiques), bilan 2012-2017 \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">O\u00f9 sont les femmes<\/a>\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><a>[4]<\/a>\u00a0Minist\u00e8re de la Culture, Rapport 2018, disponible dans la\u00a0<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">biblioth\u00e8que num\u00e9rique de l\u2019enssib<\/a>.<\/p>\n<p><a>[5]<\/a>\u00a0Delphine Naudier, \u00ab\u00a0Genre et activit\u00e9 litt\u00e9raire\u00a0: les \u00e9crivaines francophones. Introduction\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Soci\u00e9t\u00e9s contemporaines<\/em>, 2010\/2 (n\u00b0 78), p. 7.<\/p>\n<p><a>[6]<\/a>\u00a0Voir\u00a0:\u00a0<em>Dictionnaire Universel des cr\u00e9atrices<\/em>, B\u00e9atrice Didier, Antoinette Fouque, Mireille Calle-Gruber (dir.), Paris, Editions des femmes, 2013\u00a0; Cecilia M. Beach,\u00a0<em>French Women Playwrights Before the Twentieth Century: A Checklist<\/em>, Westport \u2013 London, Greenwood Press, 1994<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Universit\u00e9 de Lausanne, en pr\u00e9sence et en ligne Organisation\u00a0:\u00a0Val\u00e9rie Cossy, Valentina Ponzetto et Romain Bionda\u00a0(FNS et UNIL\u00a0: Section d\u2019Anglais, Section de Fran\u00e7ais, Centre interdisciplinaire d&#8217;\u00e9tude des litt\u00e9ratures, Centre d&#8217;\u00e9tudes th\u00e9\u00e2trales) Argumentaire\u00a0: Depuis plusieurs si\u00e8cles, l\u2019industrie europ\u00e9enne du spectacle est peu favorable aux carri\u00e8res f\u00e9minines. 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