{"id":7520,"date":"2020-03-04T17:51:14","date_gmt":"2020-03-04T16:51:14","guid":{"rendered":"http:\/\/siefar.org\/?p=7520"},"modified":"2020-03-04T17:51:14","modified_gmt":"2020-03-04T16:51:14","slug":"constellations-creatrices-heritages-et-reseaux-feminins-queer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/constellations-creatrices-heritages-et-reseaux-feminins-queer\/","title":{"rendered":"Constellations cr\u00e9atrices : h\u00e9ritages et r\u00e9seaux f\u00e9minins \/ queer"},"content":{"rendered":"<div class=\"\" style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/div>\n<div class=\"entry-form\" style=\"text-align: justify;\"><strong><span class=\"entry-label\">Nom de l&#8217;organisateur<\/span>\u00a0: Les Jaseuses<\/strong><\/div>\n<div class=\"entry-form\" style=\"text-align: justify;\"><strong><span class=\"entry-label\">Email de l&#8217;organisateur<\/span>\u00a0: <a href=\"mailto:lesjaseuses.carnet@gmail.com\">lesjaseuses.carnet@gmail.com<\/a><\/strong><\/div>\n<div class=\"entry-form\" style=\"text-align: justify;\"><strong><span class=\"entry-label\">Site web de r\u00e9f\u00e9rence<\/span>\u00a0: <a href=\"https:\/\/lesjaseuses.hypotheses.org\/685\">https:\/\/lesjaseuses.hypotheses.org\/685<\/a><\/strong><\/div>\n<div class=\"entry-form\" style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/div>\n<div class=\"entry-form-text\" style=\"text-align: justify;\">Dans la sc\u00e8ne d\u2019ouverture du\u00a0<em>Portrait de la jeune fille en feu<\/em>\u00a0de C\u00e9line Sciamma, la peintresse Marianne, dans la France de la fin du XVIIIe si\u00e8cle, enseigne \u00e0 des jeunes femmes l\u2019art du dessin \u2013 elle fait \u00e9cole. Par ce film, C. Sciamma d\u00e9clare avoir cherch\u00e9 \u201cdes transmissions qu\u2019on n\u2019a pas eues\u201d, l\u2019h\u00e9ritage, par exemple, de l\u2019artiste Marie-Gabrielle Capet dont elle s\u2019inspire.<\/p>\n<p>Les Jaseuses, collectif interdisciplinaire et international de recherche sur le genre, l\u2019histoire des femmes* et de leurs cr\u00e9ations, organisent\u00a0<strong>en octobre 2020 (Paris) et mai 2021 (Montr\u00e9al) un colloque en deux temps sur les \u201cconstellations cr\u00e9atrices\u201d<\/strong>. Nous partons d\u2019un constat\u202f: si nous sommes nombreux\u00b7ses \u00e0 travailler sur des \u0153uvres de femmes, parfois sur des \u0153uvres de personnes dites\u00a0<em>queer\u00a0<\/em>(lesbiennes, bisexuelles, transgenres plus rarement\u2026), il est fr\u00e9quent de faire l\u2019\u00e9tude de ces cr\u00e9ateur\u00b7ices en les isolant des r\u00e9seaux d\u2019autres femmes ou artistes\u00a0<em>queer<\/em>\u00a0\u2013 soit que nous souhaitions explorer leurs \u0153uvres pour leur qualit\u00e9 intrins\u00e8que, soit que nous craignions de trop particulariser voire essentialiser leurs parcours en les rattachant \u00e0 des \u201c\u0153uvres de femmes\u201d, \u00e0 des \u201c\u0153uvres lesbiennes\u201d, \u00e0 des contre-cultures minoritaires en g\u00e9n\u00e9ral (Wittig, 2011), soit encore parfois que nous\u00a0<em>ne<\/em>\u00a0<em>sachions pas bien<\/em>\u00a0quels liens exactement ces \u0153uvres tissent avec leurs propres \u201csous-champs\u201d artistiques (Boisclair, 2004), faute de bien les conna\u00eetre eux-m\u00eames. C\u2019est \u00e0 ce dernier probl\u00e8me que le colloque voudrait s\u2019attacher.<\/p>\n<p>Il va s\u2019agir de r\u00e9fl\u00e9chir aux\u00a0<strong>liens que les artistes de minorit\u00e9s de genre cr\u00e9ent entre elles et eux<\/strong>\u00a0\u2013 de poser leur existence, d\u2019en sonder la nature, d\u2019examiner leur importance dans la vie cr\u00e9atrice des personnes. Entendons par \u201cminorit\u00e9s de genre\u201d les femmes, \u00e0 qui on a traditionnellement refus\u00e9 l\u2019acc\u00e8s aux domaines artistiques prestigieux, qu\u2019on a rarement gratifi\u00e9es quand malgr\u00e9 tout elles parvenaient \u00e0 les investir (Nochlin, 1993), et toutes les personnes, peut-\u00eatre plus invisibilis\u00e9es encore ou dont en tout cas l\u2019histoire reste \u00e0 faire, qui n\u2019ont pas pu s\u2019identifier ni \u00eatre identifi\u00e9es dans l\u2019histoire des arts comme des hommes. Leurs \u0153uvres font rarement, ou trop peu, partie des canons traditionnellement enseign\u00e9s. Malgr\u00e9 tout, l\u2019effort \u201ccompensatoire\u201d (Rennes, 2016) fourni par les chercheur\u00b7ses depuis les ann\u00e9es 1970 et l\u2019\u00e9closion des \u00e9tudes de genre a permis de mieux conna\u00eetre les \u0153uvres de femmes ou les \u0153uvres de certaines contre-cultures\u202f: il est aujourd\u2019hui relativement ais\u00e9 de trouver des bibliographies fourmillantes d\u2019informations sur les \u0153uvres de femmes de telle ou telle p\u00e9riode, sur la vie de telle ou tel artiste. Vient de para\u00eetre par exemple l\u2019ouvrage de Genevi\u00e8ve Fraisse sur\u00a0<em>La Suite de l\u2019Histoire, actrices, cr\u00e9atrices\u00a0<\/em>; sans compter la somme encyclop\u00e9dique que proposera en mars prochain\u00a0<em>Femmes et litt\u00e9rature\u00a0<\/em>(Reid, 2020).<\/p>\n<p><strong>Les r\u00e9seaux, lign\u00e9es ou constellations qui les relient sont souvent en revanche moins connus<\/strong>, \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s (les Pr\u00e9cieuses par exemple). Il est pourtant n\u00e9cessaire d\u2019en faire l\u2019histoire, sans quoi d\u2019une part l\u2019on manque tout un pan de la signification sociologique et politique de l\u2019engagement des femmes et personnes\u00a0<em>queer<\/em>\u00a0en art, d\u2019autre part l\u2019on risque de n\u00e9gliger la valeur de leurs productions artistiques \u2013 le \u201cchamp\u201d posant les conditions mat\u00e9rielles et symboliques de la reconnaissance de la valeur des \u0153uvres (Bourdieu, 1992\u202f; Boisclair, 2004). Il faut donc se demander\u202f: comment ces personnes se sont-elles entraid\u00e9es \u2013 ou au contraire, comment ont-elles v\u00e9cu leur rivalit\u00e9\u202f? Quels sens politiques ont-elles donn\u00e9s \u00e0 leur r\u00f4le d\u2019artistes, en tant que minorit\u00e9s\u202f? Comment ont-elles n\u00e9goci\u00e9 leur art entre place publique masculine et liens alternatifs qu\u2019elles pouvaient construire entre elles\u202f? Comment ont-elles envisag\u00e9 la valeur de leurs \u0153uvres, l\u00e9gitim\u00e9es selon certaines instances \u2013 en particulier au sein de leurs r\u00e9seaux quand ils existent \u2013, ill\u00e9gitimes ailleurs\u202f? Ce questionnement historique et sociologique des arts, centr\u00e9 sur les artistes et les liens qu\u2019ils et elles entretiennent, doit \u00eatre compl\u00e9t\u00e9 par une interrogation sur les \u0153uvres elles-m\u00eames et des rapports d\u2019intertextualit\u00e9, d\u2019inspiration et d\u2019h\u00e9ritages qu\u2019elles travaillent\u202f: comment se citent-elles entre elles\u202f? Quelle place occupe la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 d\u2019autres \u0153uvres dans leur gen\u00e8se propre\u202f? Quels imaginaires d\u2019h\u00e9ritage ou d\u2019influences sont sollicit\u00e9s, cr\u00e9ent du sens ou de la valeur\u202f?<\/p>\n<p>Comme on le constate, diff\u00e9rentes notions peuvent nous aider \u00e0 th\u00e9oriser ces liens entre artistes et entre \u0153uvres, liens probl\u00e9matiques au sein d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 et d\u2019une tradition culturelle masculines.\u00a0<strong>Il faut parler d\u2019\u201ch\u00e9ritages\u201d<\/strong>, parce qu\u2019il faut partir de l\u2019une des questions centrales de l\u2019histoire des arts\u202f: la transmission du ma\u00eetre \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e8ve, dont l\u2019importance est particuli\u00e8rement grande dans les arts plastiques (les artistes qui exposent au Salon placent le nom de leurs ma\u00eetres \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du leur, b\u00e9n\u00e9ficiant ainsi de leur prestige) \u2013 derri\u00e8re cette transmission, la possibilit\u00e9 de faire \u00e9cole. L\u2019ouvrage de Rozsika Parker et Griselda Pollock,\u00a0<em>Old mistresses\u202f: women, art, and ideology<\/em>\u00a0(1995), en cours de traduction, montre l\u2019importance toujours fondamentale de cette question. Dans quelle mesure peut-on interroger un rapport de \u201cma\u00eetre\u00b7sse\u201d \u00e0 \u00e9l\u00e8ve, quand on \u00e9tudie les \u0153uvres de femmes ou d\u2019artistes queer\u202f? Qu\u2019est-ce qui est transmis dans ce cas\u202f: un savoir-faire, un habitus, des normes de genre, une forme d\u2019engagement\u202f? Les \u201cma\u00eetre\u00b7sses\u201d sont-elles m\u00eame reconnues comme telles par les personnes qu\u2019elles ont effectivement form\u00e9es\u202f? Dans d\u2019autres domaines artistiques, en litt\u00e9rature notamment, la transmission d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 l\u2019autre est plus floue\u202f: Christine Plant\u00e9 remarquait que la question de l\u2019h\u00e9ritage entre femmes posait probl\u00e8me, car m\u00eame quand il y avait bien une transmission de g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 g\u00e9n\u00e9ration (de livres, d\u2019id\u00e9es, mais aussi de structures d\u2019accueil \u2013 revues, etc.), les \u201c\u00e9l\u00e8ves\u201d oublient ou ignorent parfois ce qu\u2019elles doivent \u00e0 leurs a\u00een\u00e9es et croient partir de z\u00e9ro (Plant\u00e9, 1985). Nous analyserons ce continuum f\u00e9minin\/<em>queer<\/em>\u00a0en questionnant le degr\u00e9 d\u2019intentionnalit\u00e9 qui pr\u00e9side \u00e0 la constitution de ces filiations, gardant \u00e0 l\u2019esprit l\u2019\u201ceffet palimpseste\u201d th\u00e9oris\u00e9 par Audrey Lasserre (Lasserre, 2010).<\/p>\n<p><strong>La notion de \u201cr\u00e9seau\u201d<\/strong>\u00a0est \u00e9galement d\u2019une grande importance\u202f: c\u2019est elle qui nous permet de penser le \u201cchamp\u201d, soit la toile qui se tisse entre diff\u00e9rents \u201cagents\u201d d\u2019un domaine artistique et \u00e9tablit les rapports de force, les valeurs, les r\u00e8gles de fonctionnement internes (Bourdieu, 1992). Les champs litt\u00e9raires, cin\u00e9matographiques ou artistiques traditionnels sont masculins et n\u2019acceptent les femmes et personnes\u00a0<em>queer<\/em><br \/>\n\u00a0que de mani\u00e8re p\u00e9riph\u00e9rique\u202f: m\u00eame quand elles parviennent \u00e0 cr\u00e9er, elles peinent \u00e0 faire (re)conna\u00eetre la valeur de leur \u0153uvre au sein d\u2019un champ qui ne les prend pas en consid\u00e9ration. Les femmes, les personnes minoris\u00e9es en g\u00e9n\u00e9ral, ont pu se mettre elles-m\u00eames en r\u00e9seau pour pallier ce probl\u00e8me, soit qu\u2019il leur perm\u00eet de construire une force collective et de s\u2019imposer malgr\u00e9 tout dans le champ artistique dominant (comme l\u2019Union des Femmes Peintres et Sculpteurs, fond\u00e9e en 1881 par H\u00e9l\u00e8ne Bertaux), soit qu\u2019il les autoris\u00e2t \u00e0 s\u2019en extraire et \u00e0 fonder leur propre \u201cchamp\u201d ou \u201csous-champ\u201d \u2013 Isabelle Boisclair en parlait pour les r\u00e9seaux litt\u00e9raires f\u00e9ministes qui se sont cr\u00e9\u00e9s au Qu\u00e9bec dans les ann\u00e9es 1970\u202f: \u201cil s\u2019agit [\u2026] d\u2019une lutte pour l\u2019obtention d\u2019une valeur, d\u2019un pouvoir, d\u2019un capital.\u201d<\/p>\n<p>On peut \u00e9galement parler de\u00a0<strong>\u201cconstellations\u201d, et c\u2019est le mot que nous choisissons de mettre en valeur dans ce colloque afin d\u2019accentuer l\u2019interrogation sur l<em>\u2019imaginaire<\/em>\u00a0des lignages, inspirations, h\u00e9ritages artistiques<\/strong>. Car il s\u2019agit aussi d\u2019envisager la place des filiations et sororit\u00e9s fantasm\u00e9es, des r\u00e9appropriations ou des rejets invent\u00e9s, dans la cr\u00e9ation\u202f: que les figures tut\u00e9laires soient mythiques (Sappho, Eve, Lilith, Eurydice, Dibutade\u2026) et\/ou historiques (Marguerite de Navarre, Louise Lab\u00e9, Lafayette, Sor Juana Ines de la Cruz, Dickinson, Sand, Plath\u2026; Gentileschi, Vig\u00e9e-Lebrun, Bonheur, Claudel, Kahlo, Bourgeois, Chicago\u2026\u202f; issues des diff\u00e9rentes vagues des f\u00e9minismes\u202f: Beauvoir, Wittig, Butler, Davis, Lorde, hooks, Solanas, Despentes, Preciado\u2026). C\u2019est aussi du point de vue de la recherche que l\u2019on m\u00e8ne que ces lignages ou constellations fantasm\u00e9es prennent sens\u202f: il y a une histoire \u00e0 rattraper. Certaines \u0153uvres de femmes ou d\u2019artistes\u00a0<em>queer<\/em>\u00a0sont re\u00e7ues comme des astres solitaires dans le ciel de la culture\u202f; elles brillent, mais seules, et leurs cr\u00e9atrices sont per\u00e7ues comme des exceptions dans leur \u00e9poque. Les \u00e9tudes de Mich\u00e8le Riot-Sarcey, Eleni Varika et Christine Plant\u00e9 ont montr\u00e9 que cette notion d\u2019exceptionnalit\u00e9 \u00e9tait \u00e0 double tranchant\u202f: offrant une distinction \u00e0 des artistes pr\u00e9tendument \u201chors-norme\u201d, elle confirme la r\u00e8gle misogyne, et produit essentiellement exclusion et isolement. L\u2019imagination qui r\u00e9tablit le lien entre ces \u00e9toiles pour en faire des constellations s\u2019amuse, inspire\u202f; consacre les artistes, imaginant de nouvelles pl\u00e9iades \u2013 Gretchen van Slyke parle de \u201cconstellation nourrici\u00e8re\u201d (van Slyke, 1997). Mais ce travail imaginaire, qui repose en partie sur les affects des chercheur\u00b7ses (Alfonsi, 2019), permet aussi de former une connaissance r\u00e9elle et fond\u00e9e, souvent n\u00e9glig\u00e9e sinon, sur l\u2019art\u00a0<em>queer<\/em>\u202f; c\u2019est l\u2019objet du dernier ouvrage d\u2019Isabelle Alfonsi qui, par un \u201ctravail g\u00e9n\u00e9alogique\u201d sur les lign\u00e9es d\u2019artistes\u00a0<em>queer,\u00a0<\/em>force \u00e0 voir les liens qu\u2019ils et elles ont v\u00e9ritablement entretenus, avec leurs contemporain\u00b7es, avec une histoire collective et politique de l\u2019art qui les pr\u00e9c\u00e9dait et qu\u2019ils et elles anticipaient en m\u00eame temps. Le travail imaginaire sur les constellations f\u00e9minines\/\u00a0<em>queer<\/em>\u00a0est un travail politique\u202f: il s\u2019agit de transgresser les \u201cfiliations obligatoires\u201d (Fraisse, 2018) et de \u201csubvertir la tradition par son histoire m\u00eame\u201d (Fraisse, 2010).<\/p>\n<p>Ces trois notions \u2013 h\u00e9ritage, r\u00e9seau, constellation \u2013 serviront de guide pour construire ce colloque. Les propositions peuvent s\u2019attacher \u00e0 l\u2019analyse de l\u2019une d\u2019elles, si elle apporte quelque chose \u00e0 l\u2019histoire des \u0153uvres de femmes ou des artistes\u00a0<em>queer<\/em>\u00a0notamment sur un plan th\u00e9orique\u202f; il sera \u00e9galement envisageable de les manipuler ensemble pour examiner les particularit\u00e9s de certaines \u201cconstellations cr\u00e9atrices\u201d, et les nuances qu\u2019on peut apporter aux id\u00e9es qui viennent d\u2019\u00eatre d\u00e9velopp\u00e9es. Toutes les propositions sont bienvenues. Diff\u00e9rents domaines artistiques peuvent \u00eatre convoqu\u00e9s \u2013 peinture, cin\u00e9ma, sculpture, litt\u00e9rature, danse, chant, bande-dessin\u00e9e, performance, etc.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Modalit\u00e9s de soumission<\/strong><\/p>\n<p>Nous invitons les personnes qui souhaitent participer \u00e0 nous indiquer o\u00f9 il leur sera le plus facile de se rendre, afin que nous puissions r\u00e9partir les contributions\u202f: la premi\u00e8re partie du colloque se tiendra \u00e0\u00a0<strong>Paris les 9 et 10 octobre 2020<\/strong>, la seconde \u00e0\u00a0<strong>Montr\u00e9al les 21 et 22 mai 2021<\/strong>. Nous ne serons pas en mesure de prendre en charge les d\u00e9placements.<\/p>\n<p>Contact : lesjaseuses.carnet@gmail.com<\/p>\n<p>Date limite de proposition\u202f:\u00a0<strong>23 mai 2020<\/strong>.<\/p>\n<p>Pr\u00e9sentation d\u2019environ 300 mots accompagn\u00e9e d\u2019une br\u00e8ve bio-bibliographie.<\/p>\n<p>Le colloque devrait donner lieu \u00e0 une publication en revue.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Bibliographie indicative<\/strong><\/p>\n<p>Isabelle Alfonsi,\u00a0<em>Pour une esth\u00e9tique de l\u2019\u00e9mancipation\u202f: construire les lign\u00e9es d\u2019un art queer,\u00a0<\/em>\u00e9ditions B42, Paris, 2019.<\/p>\n<p>Juan Vicente Aliaga et Patricia Mayayo (dir.),\u00a0<em>Genealog\u00edas feministas en el arte espa\u00f1ol 1960-2010 \/ G\u00e9n\u00e9alogies f\u00e9ministes dans l\u2019art espagnol 1960-2010<\/em>\u00a0[cat. exp.], Madrid, This Side Up, 2013.<\/p>\n<p>Saba Bahar et Val\u00e9rie Cossy,\u00a0<em>F\u00e9minisme et litt\u00e9rature<\/em>, Antipodes, Lausanne, 2003.<\/p>\n<p>Shari Benstock,\u00a0<em>Femmes de la rive gauche\u202f: Paris, 1900-1940,\u00a0<\/em>\u00c9ditions des Femmes, Paris, 1987.<\/p>\n<p>Karine Berg\u00e8s, Florence Binard, et Alexandrine Nedelec-Guyard (dir.),\u00a0<em>F\u00e9minismes du XXIe si\u00e8cle: une troisi\u00e8me vague\u202f?<\/em>, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2017.<\/p>\n<p>Marie-Joseph Bertini, Odile Gannier, Magali Guaresi, Barbara Meazzi, Francesca Sensini, Maria-Grazia Scimiari (dir.), \u201cSimone de Beauvoir: r\u00e9ceptions contemporaines\u201d, Les Cahiers Sens public, Lyon, n\u00b025-26, septembre 2019.<\/p>\n<p>Marie-Jo Bonnet,\u00a0<em>Les femmes artistes dans les avant-gardes,\u00a0<\/em>\u00c9d. Odile Jacob, 2006.<\/p>\n<p>Marie-Jo Bonnet,\u00a0<em>Libert\u00e9, \u00e9galit\u00e9, exclusion\u202f: femmes peintres en R\u00e9volution, 1770-1804<\/em>, Paris, Vend\u00e9miaire, 2012<\/p>\n<p>Marie-Jo Bonnet,\u00a0<em>Les femmes dans l\u2019art. Qu\u2019est-ce que les femmes ont apport\u00e9 \u00e0 l\u2019art\u202f?<\/em>, Paris, La Martini\u00e8re, Coll. Patrimoine, 2004<\/p>\n<p>Isabelle Boisclair,\u00a0<em>Ouvrir la voie\/x: le processus constitutif d\u2019un sous-champ litt\u00e9raire f\u00e9ministe au Qu\u00e9bec (1960-1990)<\/em>, \u00e9ditions Nota bene, Qu\u00e9bec, 2004.<\/p>\n<p>Frances Borzello,\u00a0<em>A World of Our Own: Women as Artists<\/em>, New York, Watson-Guptill, 2000<\/p>\n<p>Pierre Bourdieu,\u00a0<em>Les R\u00e8gles de l\u2019art. Gen\u00e8se et structure du champ litt\u00e9raire,\u00a0<\/em>Seuil, Paris, 1998.<\/p>\n<p>Terry Castle,\u00a0<em>The Apparitional Lesbian: Female Homosexuality and Modern Culture<\/em>, Columbia University Press, New York, 1993.<\/p>\n<p>Charlotte Foucher-Zarmanian,\u00a0<em>Cr\u00e9atrices en 1900\u202f: femmes artistes en France dans les milieux symbolistes<\/em>, Paris, Mare &amp; Martin, 2015.<\/p>\n<p>Luc Fraisse (dir.),<em>\u00a0Pour une esth\u00e9tique de la litt\u00e9rature mineure<\/em>, Champion, Paris, 2000.<\/p>\n<p>Genevi\u00e8ve Fraisse,\u00a0<em>Les Femmes et leur histoire,\u00a0<\/em>Gallimard, Paris, (1998) 2010.<\/p>\n<p>Genevi\u00e8ve Fraisse, journ\u00e9es d\u2019\u00e9tudes \u201cHabiter la contradiction\u201d, organis\u00e9es par le collectif f\u00e9ministe les Vagues, la Fondation Ricard et l\u2019Universit\u00e9 de Paris-Diderot, 29-30 mars 2018. Cit\u00e9es dans Alfonsi, 2019.<\/p>\n<p>Genevi\u00e8ve Fraisse,\u00a0<em>La Suite de l\u2019Histoire. Actrices, cr\u00e9atrices,\u00a0<\/em>Seuil, Paris, 2019.<\/p>\n<p>Tamar Garb,<em>\u00a0Sisters of the brush\u202f: women\u2019s artistic culture in late nineteenth-century Paris<\/em>, New Haven, Londres, Yale University press, 1994.<\/p>\n<p>Catherine Gonnard et \u00c9lisabeth Lebovici,\u00a0<em>Femmes artistes, artistes femmes\u202f: Paris, de 1880 \u00e0 nos jours<\/em>, Paris, Hazan, 2007.<\/p>\n<p>Susan Gubar, Sandra Gilbert,\u00a0<em>The Madwoman in the Attic, the Woman Writer and the Nineteenth-Century Literature Imagination,\u00a0<\/em>Yale<br \/>\n university Press, New Haven, 1979.<\/p>\n<p>Audrey Lasserre,\u00a0<em>\u201cHistoire d\u2019une litt\u00e9rature en mouvement\u202f: textes, \u00e9crivaines et collectifs \u00e9ditoriaux du Mouvement de lib\u00e9ration des femmes en France (1970-1981)\u201d<\/em>. Th\u00e8se de doctorat, Paris: Universit\u00e9 de la Sorbonne Nouvelle \u2013 Paris III, 2014.<\/p>\n<p>Audrey Lasserre (dir.),\u00a0<em>Y a-t-il une histoire litt\u00e9raire des femmes\u202f?,\u00a0<\/em>Fabula, LHT n\u00b07, avril 2010.<\/p>\n<p>Delphine Naudier,\u00a0<em>\u201cLa cause litt\u00e9raire des femmes\u202f: modes d\u2019acc\u00e8s et modalit\u00e9s de cons\u00e9cration des femmes dans le champ litt\u00e9raire (1970-1998)\u201d<\/em>. Th\u00e8se de doctorat en sociologie. Paris: EHESS, 2000.<\/p>\n<p>Linda Nochlin,\u00a0<em>Femmes, art et pouvoir et autres essais<\/em>, Paris, \u00c9ditions Jacqueline Chambion, 1993.<\/p>\n<p>Rozsika Parker et Griselda Pollock,\u00a0<em>Old mistresses\u202f: women, art, and ideology<\/em>, Londres, Pandora Press, 1995.<\/p>\n<p>Christine Plant\u00e9,\u00a0<em>La Petite s\u0153ur de Balzac: essai sur la femme auteur<\/em>, Presses Univ. de Lyon, 1985.<\/p>\n<p>Christine Plant\u00e9, \u201c<em>Quel compte fais-tu donc des femmes\u202f?\u201d, Romantisme<\/em>, n\u00b085, 1994, p. 67-78.<\/p>\n<p>Diana Quinby,\u00a0<em>Le collectif Femmes\/Art \u00e0 Paris dans les ann\u00e9es 70, une contribution \u00e0 l\u2019\u00e9tude du mouvement des femmes dans l\u2019art<\/em>, Th\u00e8se dirig\u00e9e par Fran\u00e7oise Levaillant, Histoire de l\u2019Art et arch\u00e9ologie, Universit\u00e9 Paris I, 2003<\/p>\n<p>Martine Reid,\u00a0<em>Des femmes en litt\u00e9rature<\/em>, Belin, Paris, 2010.<\/p>\n<p>Martine Reid (dir.),\u00a0<em>Femmes et litt\u00e9rature. Une histoire culturelle,\u00a0<\/em>Gallimard, Paris, 2020.<\/p>\n<p>Juliette Rennes (dir.),\u00a0<em>Encyclop\u00e9die critique du genre,\u00a0<\/em>\u00e9ditions de La D\u00e9couverte, Paris, 2016.<\/p>\n<p>Adrienne Rich,<em>\u00a0La Contrainte \u00e0 l\u2019h\u00e9t\u00e9rosexualit\u00e9 et autres essais (1977-2007)<\/em>, \u00c9ditions Mamam\u00e9lis et Nouvelles questions f\u00e9ministes, Gen\u00e8ve, Lausanne, 2010.<\/p>\n<p>Florence Rochefort,\u00a0<em>Histoire mondiale des f\u00e9minismes<\/em>, \u201cQue sais-je\u202f?\u201d, Humensis, Paris, 2018.<\/p>\n<p>Brigitte Rollet et Delphine Naudier (dir.),\u00a0<em>Genre et l\u00e9gitimit\u00e9 culturelle: quelle reconnaissance pour les femmes<\/em>, L\u2019Harmattan, Paris, 2007.<\/p>\n<p>Lori Saint-Martin,\u00a0<em>Contre-voix. Essais de critique au f\u00e9minin<\/em>, Nuit blanche, Montr\u00e9al, 1997.<\/p>\n<p>Marina Sauer,\u00a0<em>L\u2019entr\u00e9e des femmes \u00e0 l\u2019\u00e9cole des beaux-arts\u202f: 1880-1923<\/em>, Paris, ENSBA, 1991.<\/p>\n<p>Gretchen van Slyke, \u201cPortrait de l\u2019artiste en femme\u201d\u00a0<em>in\u00a0<\/em>Francis Ribemont (dir.),\u00a0<em>Rosa Bonheur (1822-1899)<\/em>\u00a0[cat. exp.], Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Bordeaux \/ William Blake and Co. Edit., 1997, p. 76-83.<\/p>\n<p>S\u00e9verine Sofio,\u00a0<em>Artistes femmes. La parenth\u00e8se enchant\u00e9e XVIIIe-XIXe si\u00e8cles<\/em>, Paris, CNRS Editions, 2016.<\/p>\n<p>Gayatri Chakravorty Spivak, \u201cCan the Subaltern Speak?\u201d,\u00a0<em>in<\/em>\u00a0Cary Nelson et Larry Grossberg (dir.),\u00a0<em>Marxism and the interpretation of Culture<\/em>, 1988.<\/p>\n<p>Perrine Vigroux,\u00a0<em>Les femmes \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie royale de peinture et de sculpture (1663-1793)\u202f: sociabilit\u00e9, pratique artistique et r\u00e9ception,\u00a0<\/em>sous la direction de Mich\u00e8le-Caroline Heck, Th\u00e8se de doctorat, Montpellier, Universit\u00e9 Paul Val\u00e9ry, 2016.<\/p>\n<p>Monique Wittig,\u00a0<em>La Pens\u00e9e straight<\/em>, Amsterdam, Paris, 2018.<\/p>\n<p>Monique Wittig,\u00a0<em>Le Chantier litt\u00e9raire<\/em>, Presses Universitaires de Lyon, Lyon, 2011.<\/p>\n<p>Virginia Woolf,\u00a0<em>A Room of One\u2019s Own,\u00a0<\/em>Hogarth Press, London, 1929.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Nom de l&#8217;organisateur\u00a0: Les Jaseuses Email de l&#8217;organisateur\u00a0: lesjaseuses.carnet@gmail.com Site web de r\u00e9f\u00e9rence\u00a0: https:\/\/lesjaseuses.hypotheses.org\/685 \u00a0 Dans la sc\u00e8ne d\u2019ouverture du\u00a0Portrait de la jeune fille en feu\u00a0de C\u00e9line Sciamma, la peintresse Marianne, dans la France de la fin du XVIIIe si\u00e8cle, enseigne \u00e0 des jeunes femmes l\u2019art du dessin \u2013 elle fait \u00e9cole. 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