{"id":6398,"date":"2018-07-02T14:01:07","date_gmt":"2018-07-02T13:01:07","guid":{"rendered":"http:\/\/siefar.org\/?p=6398"},"modified":"2018-07-02T14:01:07","modified_gmt":"2018-07-02T13:01:07","slug":"sons-voix-bruits-chants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/sons-voix-bruits-chants\/","title":{"rendered":"Sons, voix, bruits, chants  :  place et sens du sonore dans l&#8217;analyse topique  des textes narratifs d\u2019Ancien R\u00e9gime"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>XXXIIIe Colloque international de la La SATOR<\/strong> (Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019analyse des topiques romanesques, http:\/\/satorbase.org), sous l\u2019\u00e9gide du laboratoire Patrimoine-Litt\u00e9rature-Histoire (PLH) et de l\u2019\u00c9quipe Litt\u00e9rature Herm\u00e9neutique (ELH) organise son colloque international annuel de l\u2019ann\u00e9e 2019 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Jean Jaur\u00e8s de Toulouse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il s\u2019agira d\u2019examiner non seulement la place et le sens qu\u2019a pu tenir le sens de l\u2019ou\u00efe dans les textes narratifs d\u2019Ancien R\u00e9gime, mais surtout de se demander en quelle mesure l\u2019objet sonore participerait de la sc\u00e8ne topique, voire lui donnerait parfois tout son sens, au point que sons et bruits pourraient peut-\u00eatre \u00eatre compris comme des topo\u00ef.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1 \u2013 Son et topos : prol\u00e9gom\u00e8nes th\u00e9oriques <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab D\u00e9fini comme configuration narrative r\u00e9currente, le topos constitue l\u2019unit\u00e9 de base du travail de la SATOR \u00bb (\u00ab Avant-Propos \u00bb, Actes du XVIIIe Colloque SATOR, P. U. de Laval, Qu\u00e9bec, 2006, p. XI). Cette d\u00e9finition fait que dans un premier temps la pr\u00e9sence du son dans un texte ne peut en elle-m\u00eame \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une configuration &#8211; ou sc\u00e8ne &#8211; narrative. Pourtant, outre le fait que le son, sur un plan \u00e9pist\u00e9mologique et anthropologique, rev\u00eat du sens pour un chercheur, la th\u00e9matique des sons et des bruits dans les textes narratifs d\u2019Ancien R\u00e9gime (du Moyen \u00c2ge \u00e0 la toute fin du 18e si\u00e8cle) se pr\u00eate bien, semble-t-il, \u00e0 une \u00e9tude topique. Certes, nous viendront imm\u00e9diatement \u00e0 l\u2019esprit des sc\u00e8nes romanesques telles que celles de la le\u00e7on de musique, o\u00f9 du fait m\u00eame de l\u2019inscription d\u2019un instrument, on peut imaginer que le son est pr\u00e9sent. N\u00e9anmoins, si ce moment narratif est r\u00e9current, du moins dans des romans du 18e si\u00e8cle, on sait que la le\u00e7on est souvent pr\u00e9texte \u00e0 un \u00e9change d\u2019ordre sentimental ; l\u2019instrument est donc l\u00e0 au service de la narration, il rev\u00eat une fonction pragmatique et le son n\u2019est pas ce qui int\u00e9resse : il n\u2019en est d\u2019ailleurs parfois pas fait mention. Mais est-ce toujours le cas ? On sait que les Lettres neuch\u00e2teloises de madame de Charri\u00e8re se lisent au son de la basse, du violon, de l\u2019alte, de la harpe, du clavecin et de la fl\u00fbte, jusqu\u2019\u00e0 la mort du personnage (Caliste) dont le dernier plaisir est de faire \u00ab ex\u00e9cuter des morceaux du Messiah de Haendel, d\u2019un Miserere qu\u2019on lui avait envoy\u00e9 d\u2019Italie, et du Stabat Mater de Pergol\u00e8se \u00bb (\u00e9d. Trousson, 1996, Lettre 25, p. 474). Trouve-t-on, par exemple, d\u2019autres \u00ab morts romanesques \u00bb impr\u00e9gn\u00e9es de musique et si c\u2019est le cas, ne peut-on entendre le son \u2013 bien que n\u2019entrant pas ici en tant que tel dans la langue \u2013 comme topos ? Si l\u2019on consid\u00e8re la sc\u00e8ne comme repr\u00e9sentative de la mort d\u2019un personnage, c\u2019est bien la pr\u00e9sence de la musique qui affine la configuration topique. On ne pourrait consid\u00e9rer, dans cet exemple, qu\u2019il y a topique seulement \u00e0 partir de la mort du personnage ; on ne peut en effet d\u00e9finir la sc\u00e8ne topique, \u00e0 suivre le mod\u00e8le du thesaurus de la Sator, que de la fa\u00e7on suivante : \u00ab mort de personnage avec musique \u00bb (sachant, selon la Sator, que l\u2019on peut parler de topique \u00e0 partir du moment o\u00f9 l\u2019on rencontre au moins trois occurrences de la configuration ). Ne pourrait-on par cons\u00e9quent envisager le morceau de musique et \u00e0 travers lui le son, dans la situation d\u2019une mort de personnage, comme topos ayant permis de cr\u00e9er la sc\u00e8ne topique ? Les d\u00e9monstrations et discussions lors du colloque auront pour t\u00e2che de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 cette interrogation. <\/p>\n<p><strong>2 \u2013 Sensible sonore du Moyen-\u00c2ge \u00e0 1800 : questionnements<\/strong> <br \/> Pensons par exemple encore aux fictions s\u2019ouvrant sur un personnage d\u00e9couvrant un Paris r\u00e9sonnant de bruits de carrosses, de chevaux et de cris des marchands ambulants. Cette sc\u00e8ne, dont la dimension sociologique est patente, est r\u00e9currente dans des r\u00e9cits du 18e si\u00e8cle. Ne peuton parler toutefois de topique d\u00e8s le Moyen-\u00c2ge, cette p\u00e9riode vivant sous le r\u00e9gime de \u00ab l\u2019oralit\u00e9 mixte \u00bb (Zumthor, La lettre et la voix de la \u00ab litt\u00e9rature m\u00e9di\u00e9vale \u00bb, 1987) non seulement du point de vue de la configuration (\u00ab entr\u00e9e dans une ville \u00bb) mais aussi de la pr\u00e9sence sonore qui contribue \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de la sc\u00e8ne topique (\u00ab entr\u00e9e dans une ville bruyante \u00bb) ? Le son est-il alors plus ou moins pr\u00e9gnant ? La langue le prend-elle en charge ? On r\u00e9fl\u00e9chira donc non seulement \u00e0 la topique sur la continuit\u00e9, mais aussi \u00e0 la place et au r\u00f4le du sonore. Il semble int\u00e9ressant en effet d\u2019observer si ce sens singulier qu\u2019est l\u2019ou\u00efe a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9 dans le narratif. La vue est le sens primordial du Moyen \u00c2ge au 18e si\u00e8cle. L\u2019ou\u00efe fut plac\u00e9e au second rang au Moyen \u00c2ge, parfois \u00e0 \u00e9galit\u00e9 avec la vue au 18e si\u00e8cle. Les penseurs des Lumi\u00e8res, du fait de sa relation avec la voix, comprirent l\u2019importance premi\u00e8re de l\u2019ou\u00efe qui permettait le commerce avec autrui. La voix, chant\u00e9e notamment, per\u00e7ue comme pure car naturelle, donna ses lettres de noblesse \u00e0 l\u2019ou\u00efe, et m\u00eame si le 17e si\u00e8cle, sous l\u2019influence jans\u00e9niste, d\u00e9non\u00e7ait le plaisir des sens, notamment celui de l\u2019ou\u00efe, il prisait la grande \u00e9loquence chez des eccl\u00e9siastiques dont la voix r\u00e9sonnait puissamment \u00e0 l\u2019oreille de leurs ouailles. Les textes narratifs \u2013 en prose et en vers &#8211; prirent-ils en compte l\u2019int\u00e9r\u00eat des th\u00e9oriciens qui d\u00e9battaient des sensations, et si ce fut le cas, qu\u2019en fut-il particuli\u00e8rement du son ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au Moyen \u00c2ge, comme l\u2019a montr\u00e9 r\u00e9cemment l\u2019ouvrage collectif dirig\u00e9 par Florence Bouchet et Anne-H\u00e9l\u00e8ne Klinger-Doll\u00e9 (Garnier 2015), \u00ab les cinq sens ont g\u00e9n\u00e9r\u00e9 abondance de productions artistiques et d&#8217;\u00e9crits \u00e0 vis\u00e9e scientifique, spirituelle, morale et litt\u00e9raire \u00bb. Mais si un sens comme celui de la vue est utile le plus souvent au service de la description qui donne son cadre \u00e0 la sc\u00e8ne, celui de l\u2019ou\u00efe rev\u00eat un int\u00e9r\u00eat semble-t-il plus profond : d\u00e8s le Moyen \u00c2ge il repr\u00e9sente en effet un \u00ab objet de savoir \u00bb ainsi que le d\u00e9montre par exemple le \u00ab bestiaire sonore \u00bb offert en appendice au grand livre de J.-M. Fritz (Paysages sonores du Moyen \u00c2ge\u2026, Champion 2000). Le sonore animal entre-t-il alors dans des sc\u00e8nes narratives m\u00e9di\u00e9vales et si c\u2019est le cas, peut-on parler de topique sonore ? Si la sensorialit\u00e9 dans les r\u00e9cits de ce temps a \u00e9t\u00e9 bien \u00e9tudi\u00e9e depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es (voir La cloche et la lyre\u2026, J.-M. Fritz, 2011 ; M. Zink, Nature et po\u00e9sie au Moyen \u00c2ge, Fayard 2006 ; Bruits et sons dans notre histoire\u2026, J.-P. Gutton, 2000 ; etc.), il serait pertinent d\u2019approfondir cette donn\u00e9e \u00e0 partir de la notion de topos, et d\u2019observer aussi ce qu\u2019il en est entre Moyen \u00c2ge &#8211; Renaissance et 17e si\u00e8cle. Jusqu\u2019\u00e0 quand perdure par exemple la repr\u00e9sentation de la coutume du charivari qui fait son entr\u00e9e dans les documents d\u00e8s le d\u00e9but du 14e si\u00e8cle ? Ces repr\u00e9sentations forment-elles une topique sonore ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 16e si\u00e8cle, se pr\u00e9occupant lui aussi de la hi\u00e9rarchie des sens et remarquant que l\u2019oreille n\u2019est \u00ab jamais oisive \u00bb (Pierre Boaistuau, Bref discours de l\u2019excellence et dignit\u00e9 de l\u2019homme, Droz 1982, p. 52), lui donne toute sa dignit\u00e9. N\u2019est-elle pas en effet l\u2019organe qui conduit le plus s\u00fbrement \u00e0 la connaissance, comme l\u2019affirme Rabelais ? (\u00ab [\u2026] tous jours, toutes nuyctz, continuellement, puissions ouyr : et par ouye perpetuellement apprendre : car c\u2019est le sens sus tous aultres plus apte es disciplines \u00bb, Tiers Livre, XVI, \u00e0 propos de la Sibylle de Panzoust). Mais le 16e si\u00e8cle ne s\u2019en tient pas aux notions th\u00e9oriques sur le sens de l\u2019ou\u00efe ; il tente de mettre en mots les sons, quitte parfois \u00e0 en passer par les couleurs ; il essaie de rendre visible par exemple une sc\u00e8ne de bataille, sc\u00e8ne topique s\u2019il en<br \/>\nest, mais dans un tableau qui d\u00e9sormais int\u00e9grerait le sonore (cf. l\u2019\u00e9volution de Rabelais au cours des r\u00e9\u00e9ditions du Quart Livre, dont la po\u00e9tique cherche \u00e0 exprimer toujours davantage les bruits du monde). Li\u00e9 au d\u00e9veloppement de l\u2019imprim\u00e9, il cherche \u00e0 repr\u00e9senter un monde vivant, une parole vive. Ainsi le narratif ne chercherait-il pas \u00e0 lib\u00e9rer les \u00ab paroles gel\u00e9es \u00bb qu\u2019Alcofribas voulait emporter ? Ne dit-il pas l\u2019ordre \u2013 et le d\u00e9sordre &#8211; de l\u2019espace sonore ? (voir L. Hublot et L. Vissi\u00e8re, Les paysages sonores du Moyen-\u00e2ge \u00e0 la Renaissance, P. U. Rennes, 2016).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au Grand si\u00e8cle, hormis du c\u00f4t\u00e9 des mondains, tel que Th\u00e9ophile de Viau, ou encore Gassendi, les sens, sous l\u2019influence aust\u00e8re du jans\u00e9nisme ambiant et l\u2019influence des trait\u00e9s de savoirvivre publi\u00e9s depuis le 16e si\u00e8cle jusqu\u2019aux Art[s] de se taire (pour reprendre le titre de l\u2019ouvrage de l\u2019abb\u00e9 Dinouart, 1771), se trouvent moralement condamn\u00e9s : \u00ab Ne vous \u00e9tonnez point, s\u2019il ne raisonne pas bien \u00e0 pr\u00e9sent, une mouche bourdonne \u00e0 son oreille [\u2026] chassez cet animal \u00bb (Pascal, Pens\u00e9es, fr. 8, Classiques Garnier, 1991, p. 180). M\u00eame un petit animal devient un divertissement sonore malvenu. Mais le roman ne semble pas \u00e9pouser cette d\u00e9nonciation : de quelle fa\u00e7on en effet Mlle. de Chartres est-elle touch\u00e9e au c\u0153ur par M. de Nemours si ce n\u2019est, au moment de la rencontre, d\u2019abord par le grand bruit qui se fait \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de ce dernier dans la salle de bal puis \u00e0 sa vue ? Le 17e si\u00e8cle ne correspond-il pas aussi \u00e0 cet \u00c2ge de l\u2019\u00e9loquence, bien \u00e9tudi\u00e9 par M. Fumaroli (1980) ? Sans oublier qu\u2019\u00e0 partir de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du 17e si\u00e8cle jusqu\u2019\u00e0 la premi\u00e8re moiti\u00e9 du 18e, l\u2019int\u00e9r\u00eat se porta tout particuli\u00e8rement sur le r\u00f4le des sens \u2014 dont celui de l\u2019ou\u00efe \u2014 comme crit\u00e8res de jugement du beau. La pr\u00e9sence du son dans le narratif qui fait sans doute le lien avec les pr\u00e9occupations scientifiques du temps pourrait donc l\u00e0 aussi \u00eatre interrog\u00e9e. Nombre de ces textes sont effectivement impr\u00e9gn\u00e9s de chant et de musique et si la s\u00e9quence de la le\u00e7on de musique est bien un topos du roman du 18e si\u00e8cle, comme on l\u2019a \u00e9voqu\u00e9, \u00e0 partir de quel moment les sonorit\u00e9s vocales et musicales font-elles leur entr\u00e9e dans les textes narratifs ? Peut-on remarquer une r\u00e9currence de certaines sc\u00e8nes ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 18e si\u00e8cle, m\u00eame s\u2019il montre une pr\u00e9dilection pour les sons naturels et appr\u00e9cie particuli\u00e8rement le chant qui ravit l\u2019\u00e2me de l\u2019auditeur, d\u2019une certaine mani\u00e8re r\u00e9habilite le bruit en tant qu\u2019il t\u00e9moigne de l\u2019\u00e9nergie humaine : on pensera \u00e0 tous les romans de Diderot et \u00e0 la performance vocale du Neveu de Rameau qui t\u00e9moigne de ce dynamisme, mais aussi \u00e0 la fin du si\u00e8cle au Tableau de Paris de L.-S. Mercier (voir les travaux d\u2019A. Farge). Tout un monde sonore emplit l\u2019espace textuel du roman du 18e si\u00e8cle et l\u2019\u00e9criture cherche \u00e0 rendre l\u2019exp\u00e9rience sensible (voir les romans et journaux de Marivaux ; de Rousseau ; de Diderot, pour ne citer qu\u2019eux). L\u2019int\u00e9gration du sonore dans un r\u00e9cit ne se fait donc plus seulement dans un objectif pragmatique au service de la narration, mais le son devient peut-\u00eatre parfois lui-m\u00eame un objet narratif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>3 \u2013 Axes <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si les points d\u2019entr\u00e9e du sonore apparaissent donc nombreux, on pensera non seulement \u00e0 sa r\u00e9currence, offrant la possibilit\u00e9 d\u2019identifier une sc\u00e8ne topique, mais aussi aux continuit\u00e9s, aux ruptures \u00e9ventuelles, et aux nouveaut\u00e9s dans la place qui lui est accord\u00e9e au cours de la longue p\u00e9riode envisag\u00e9e. Le topos est en effet \u00ab un objet historique et \u00e0 ce titre constitue un t\u00e9moin pr\u00e9cieux pour l\u2019historien de la litt\u00e9rature \u00bb (M. Weil et P. Rodriguez, 1996, http:\/\/satorbase.org\/index.php?do=outils); \u00ab Un topos na\u00eet et meurt \u00bb (Jan Hermann, satorbase.org) ; parfois peut-\u00eatre rena\u00eet : les travaux devraient nous permettre d\u2019examiner ce point. On sera attentif aussi \u00e0 la signification (morale, sociologique, politique, philosophique\u2026) que rev\u00eat le son et si celle-ci est la m\u00eame \u00e0 chaque occurrence, ou \u00e0 ce qui cr\u00e9e une modification du sens. On observera encore avec pr\u00e9cision le lexique employ\u00e9 pour dire la pr\u00e9sence sonore, au point de remarquer si on retrouverait les m\u00eames phrases et\/ou mots dans des sc\u00e8nes d\u2019autres r\u00e9cits, comme le montre le thesaurus de la SATOR (http:\/\/satorbase.org\/index.php?do=categorie). Associ\u00e9 dans la tradition rh\u00e9torique \u00e0 l\u2019inventio, \u00ab le topos est [en effet] intimement li\u00e9 \u00e0 la formation et \u00e0 l\u2019\u00e9volution des genres narratifs \u00bb, peut-on lire sur le site de la SATOR qui a pris soin de mettre \u00e0 la port\u00e9e des intervenants des outils th\u00e9oriques (http:\/\/www.satorbase.org\/index.php?do=outils#2.1). Bien que des travaux aient \u00e9t\u00e9 plus nombreux depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es au sujet de notre objet (notamment concernant le Moyen \u00c2ge), peu l\u2019ont observ\u00e9 sur la continuit\u00e9 et \u00e0 partir de la notion topique. Il semble donc que ce colloque sera susceptible de les enrichir. Le travail de recherche ne s\u2019arr\u00eatera pas au genre romanesque, mais s\u2019\u00e9largira \u00e0 d\u2019autres types de textes narratifs tels que : &#8211; Des r\u00e9cits \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de livrets d\u2019op\u00e9ra &#8211; Des chansons (cris de Paris) &#8211; L\u2019\u00e9crit narratif en vers &#8211; Le texte mi-documentaire\/mi-fictionnel (exemple du Tableau de Paris, d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9) Les axes th\u00e9matiques pourront \u00eatre d\u00e9finis par : &#8211; Le sonore de la nature humaine (bruit du corps, voix inarticul\u00e9e) &#8211; La repr\u00e9sentation sonore des institutions (Monarchie, \u00c9glise\u2026) &#8211; Le sonore mat\u00e9riel : bruits d\u2019objets (instruments de musique, cloches, instruments de travail, armes, etc.) &#8211; Le sonore animal &#8211; Le son de la nature v\u00e9g\u00e9tale, a\u00e9rienne (tonnerre, etc.) <br \/> (NB : si aux 17e et 18e si\u00e8cles, on a port\u00e9 la r\u00e9flexion sur la distinction entre son et bruit, et si cette distinction est int\u00e9ressante sur le plan esth\u00e9tique, elle pr\u00e9sente moins de pertinence dans l\u2019approche th\u00e9matique qui est la n\u00f4tre, donc nous employons l\u2019un ou l\u2019autre mot indistinctement dans cette pr\u00e9sentation). H\u00e9l\u00e8ne Cussac<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les propositions sont \u00e0 envoyer \u00e0 H\u00e9l\u00e8ne Cussac : <a href=\"mailto:elencussac@orange.fr\">elencussac@orange.fr<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Date limite : 30 septembre 2018 <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, en vue du montage du dossier de subvention aupr\u00e8s du Conseil scientifique d\u00e8s maintenant, il serait bienvenu de signaler le plus rapidement possible votre intention de participer en faisant parvenir les informations suivantes :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; Le sujet envisag\u00e9<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2013 voire le titre de la communication (m\u00eame provisoire)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2013 &#8211; votre statut &#8211; votre universit\u00e9 et unit\u00e9 de rattachement<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Comit\u00e9 scientifique<\/strong> : Florence Bouchet (Universit\u00e9 Jean Jaur\u00e8s-Toulouse II-ELH-bouchet@univ-tlse2.fr ) Pascale Chiron (Universit\u00e9 Jean Jaur\u00e8s-Toulouse II-ELH- pascale.chiron@univ-tlse2.fr) Jean-Pierre Dubost (Universit\u00e9 Blaise Pascal-Clermont II \u2013 ex-Pr\u00e9sident de la SATOR dubost.jeanpierre@gmail.com) Jean-Philippe Grosperrin (Universit\u00e9 Jean Jaur\u00e8s- Toulouse II-ELH-grosperr@univ-tlse2.fr) ; Madeleine Jeay (Universit\u00e9 d\u2019Ottawa \u2013 ex-Pr\u00e9sidente de la Sator &#8211; jeaymad@mcmaster.ca) St\u00e9phane Lojkine (Universit\u00e9 d\u2019Aix-en-Provence &#8211; stephane.lojkine@univ-amu.fr ) Catriona Seth (Universit\u00e9 d\u2019Oxford \u2013 Pr\u00e9sidente de la SFEDS &#8211; catriona.seth@modlangs.ox.ac.uk) Yen-Ma\u00ef Trans-Gervat (Universit\u00e9 Paris 3) \u2013 Pr\u00e9sidente de la Sator &#8211; yen-mai.trangervat@univ-paris3.fr<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"> <strong>Comit\u00e9 d\u2019organisation<\/strong> \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Jean Jaur\u00e8s \u2013 Toulouse-PLH\/ELH : H\u00e9l\u00e8ne Cussac : elencussac@orange.fr Pascale Chiron : pascale.chiron@univ-tlse2.fr Cristina Noacco : cnoacco@yahoo.fr<\/p>\n<p><\np style=\"text-align: justify;\">NOTES : Gabriel Thibault : J&#8217;ai regard\u00e9 avec beaucoup d&#8217;int\u00e9r\u00eat ce sujet en effet peu travaill\u00e9 et qui me fait penser \u00e0 ces \u00e9crivains tel Guyotat qui se pense devant leur machine \u00e0 \u00e9crire comme devant un piano. Tu as d\u00e9j\u00e0 beaucoup travaill\u00e9 sur le sujet et c&#8217;est un chantier qui, dirig\u00e9 par tes soins, devrait mettre en lumi\u00e8re combien l&#8217;\u00e9criture litt\u00e9raire repose sur les sons, sur la musique. Je crois que c&#8217;est Ba\u00eff qui avait imagin\u00e9 une transposition de la m\u00e9trique latine sur la m\u00e9trique fran\u00e7aise (le travail sur les longues et les br\u00e8ves). La typographie m\u00eame des po\u00e8mes avec leurs mesures, les ictus, les intervalles appellent l&#8217;attention sur une sorte de gisement premier qui serait le son. Tout cela pour dire que je suis tr\u00e8s sensible \u00e0 ton sujet: je suis toujours s\u00e9duit par les Zaoum russes et l&#8217;\u00dcrsonate de Kurt Schwitters SATOR Universit\u00e9 Jean Jaur\u00e8s &#8211; Toulouse &#8211; PLH-ELH\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>XXXIIIe Colloque international de la La SATOR (Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019analyse des topiques romanesques, http:\/\/satorbase.org), sous l\u2019\u00e9gide du laboratoire Patrimoine-Litt\u00e9rature-Histoire (PLH) et de l\u2019\u00c9quipe Litt\u00e9rature Herm\u00e9neutique (ELH) organise son colloque international annuel de l\u2019ann\u00e9e 2019 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Jean Jaur\u00e8s de Toulouse. 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