{"id":6288,"date":"2018-05-28T14:52:45","date_gmt":"2018-05-28T13:52:45","guid":{"rendered":"http:\/\/siefar.org\/?p=6288"},"modified":"2018-05-28T14:52:45","modified_gmt":"2018-05-28T13:52:45","slug":"theatre-de-societe-et-societe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/theatre-de-societe-et-societe\/","title":{"rendered":"Th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9 et soci\u00e9t\u00e9 (XVIIIe-XIXe si\u00e8cles) : quelles interactions ?"},"content":{"rendered":"<div class=\"presentation bordure-bottom\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Universit\u00e9 de Lausanne<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le cadre du projet\u00a0<em>Th\u00e9\u00e2tres de soci\u00e9t\u00e9. Entre Lumi\u00e8res et Second Empire<\/em> (2016-2020) soutenu par le Fonds National de la Recherche Suisse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Organisation\u00a0<\/strong>: Valentina Ponzetto (Professeure Boursi\u00e8re FNS\/Universit\u00e9 de Lausanne)\u00a0; Jennifer Ruimi (Post-doc FNS\/Universit\u00e9 de Lausanne)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le terme de <em>soci\u00e9t\u00e9<\/em> est contenu dans la d\u00e9nomination m\u00eame de \u00ab\u00a0th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb. Mais quels sont pr\u00e9cis\u00e9ment les rapports et les interactions entre les deux\u00a0? De quelle mani\u00e8re les th\u00e9\u00e2tres de soci\u00e9t\u00e9 s\u2019inscrivent-ils dans un contexte social\u00a0? Comment ce ph\u00e9nom\u00e8ne est-il per\u00e7u au XVIII<sup>e<\/sup> et au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, soit au moment o\u00f9 ce type de spectacle et de sociabilit\u00e9 est le plus diffus\u00e9\u00a0? Quelles repr\u00e9sentations des diff\u00e9rents milieux sociaux, de leurs pr\u00e9occupations et de leurs go\u00fbts voit-on sur les sc\u00e8nes de soci\u00e9t\u00e9\u00a0? Inversement, quelle repr\u00e9sentation de la pratique des th\u00e9\u00e2tres de soci\u00e9t\u00e9 peut-on trouver dans les arts et les lettres, tous genres confondus, \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9 est un type bien particulier de pratique th\u00e9\u00e2trale, caract\u00e9ris\u00e9e par une dimension priv\u00e9e ou semi-priv\u00e9e, voire intime, par un fonctionnement discontinu et non lucratif et par une nature de spectacle principalement sinon exclusivement amateur, qui implique, comme l\u2019a montr\u00e9 Marie-Emmanuelle Plagnol-Di\u00e9val \u00ab\u00a0un investissement personnel qui d\u00e9passe le fait d\u2019accueillir une troupe [\u2026] mais qui, en commandant expr\u00e8s une pi\u00e8ce ou en la jouant ou plus, en l\u2019\u00e9crivant, transporte le th\u00e9\u00e2tre [\u2026] d\u2019un espace public \u00e0 un espace priv\u00e9, en une sorte de qu\u00eate mim\u00e9tique du <em>pour soi, chez soi et par soi-m\u00eame<\/em><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn1\">[1]<\/a>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par \u00ab\u00a0soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb il faudra donc entendre ici d\u2019abord l\u2019acception qui est \u00e0 l\u2019origine de l\u2019expression \u00ab\u00a0th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb elle-m\u00eame, c\u2019est-\u00e0-dire \u00ab\u00a0compagnie de personnes qui s\u2019assemblent ordinairement pour la conversation, pour le jeu, ou pour d\u2019autres plaisirs\u00a0\u00bb (<em>Dictionnaire de l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise<\/em>, 1832), mais aussi la signification plus g\u00e9n\u00e9rale et courante de \u00ab\u00a0vie collective\u00a0; mode d\u2019existence caract\u00e9ris\u00e9 par la vie en groupe\u00a0; milieu dans lequel se d\u00e9veloppent la culture et la civilisation\u00a0\u00bb (<em>TLF<\/em>). Si tout th\u00e9\u00e2tre est une forme sociale par excellence, le th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9 semble ainsi plus que tout autre intimement li\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 qui le produit et qu\u2019il repr\u00e9sente.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce colloque a pour objectif d\u2019interroger les diff\u00e9rentes facettes et implications de ce lien. Il sera con\u00e7u selon une approche interdisciplinaire, croisant l\u2019histoire litt\u00e9raire, l\u2019histoire culturelle, l\u2019histoire de l\u2019art, la sociologie du th\u00e9\u00e2tre, la sociocritique et ce qu\u2019A. Viala a propos\u00e9 de nommer sociopo\u00e9tique<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn2\">[2]<\/a>, et qu\u2019A. Montandon d\u00e9finit comme l\u2019\u00ab\u00a0\u00e9tude de l\u2019inscription dans l\u2019\u00e9criture des repr\u00e9sentations de l\u2019imaginaire de l\u2019interaction sociale<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn3\">[3]<\/a>\u00a0\u00bb. Les propositions de communications pourront porter sur un horizon fran\u00e7ais et\/ou suisse romand, voire s\u2019ouvrir \u00e0 l\u2019horizon europ\u00e9en, notamment dans une perspective comparatiste. Elles pourront s\u2019inscrire dans les perspectives suivantes\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1. Inscription du th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9 dans le tissu social<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9 est, au XVIII<sup>e<\/sup> comme au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, un ph\u00e9nom\u00e8ne tr\u00e8s r\u00e9pandu, mais dont, faute d\u2019\u00e9tudes assez extensives, on a encore du mal \u00e0 mesurer la diffusion r\u00e9elle et l\u2019impact. On a trop souvent l\u2019impression que cette pratique ne concerne que la grande bourgeoisie et l\u2019aristocratie mondaines et lettr\u00e9es, de pr\u00e9f\u00e9rence urbaines. Cependant, si ces cat\u00e9gories sont sans doute majoritaires, et certes relativement plus faciles \u00e0 \u00e9tudier puisque plus susceptibles de laisser des t\u00e9moignages \u2013 qu\u2019il s\u2019agisse de traces \u00e9crites (correspondances, journaux ou m\u00e9moires), ou de traces mat\u00e9rielles toujours visibles dans certains ch\u00e2teaux o\u00f9 subsistent des th\u00e9\u00e2tres priv\u00e9s \u2013 il ne faut pas oublier qu\u2019elles ne sont pas les seules. D\u00e9j\u00e0 Martine de Rougemont avait \u00e9voqu\u00e9 en 1988 la pr\u00e9sence de th\u00e9\u00e2tres de soci\u00e9t\u00e9 en milieu rural<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn4\">[4]<\/a>. Jean-Claude Yon, quant \u00e0 lui, a trac\u00e9 un panorama des pratiques en milieu urbain au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, comprenant soci\u00e9t\u00e9s d\u2019amateurs et cercles dramatiques pour le peuple, les artisans, les aspirants com\u00e9diens<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn5\">[5]<\/a>. Il faudrait donc \u00e9largir et approfondir les recherches sur la diffusion des th\u00e9\u00e2tres de soci\u00e9t\u00e9 dans les diff\u00e9rents milieux et \u00e0 travers le temps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est \u00e9galement important de s\u2019interroger sur les r\u00f4les respectifs des diff\u00e9rentes figures impliqu\u00e9es dans ce genre de repr\u00e9sentations, sur l\u2019exemple des analyses de M.-E. Plagnol \u00e0 propos des rapports entre auteurs et commanditaires au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, ou de Martial Poirson sur le statut socio-\u00e9conomique de l\u2019auteur de soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn6\">[6]<\/a>. Il manque notamment des \u00e9tudes sp\u00e9cifiques sur le public des th\u00e9\u00e2tres de soci\u00e9t\u00e9\u00a0: est-ce qu\u2019un mode diff\u00e9rent de repr\u00e9sentation change \u00e9galement la r\u00e9ception\u00a0? Existe-t-il une sp\u00e9cificit\u00e9 du public de soci\u00e9t\u00e9\u00a0? Pourrait-on dire que le th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9, con\u00e7u d\u2019habitude pour \u00eatre consomm\u00e9 en petit comit\u00e9, fa\u00e7onne son propre public\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une sp\u00e9cificit\u00e9 du th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9 r\u00e9side en effet dans sa dimension associative, dans la construction d\u2019une sociabilit\u00e9 partag\u00e9e entre les membres d\u2019une communaut\u00e9 (ou \u00ab\u00a0soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb) et dans un \u00e9change d\u2019id\u00e9aux et de valeurs qui fond sc\u00e8ne et salle et resserre les liens entre auteurs, com\u00e9diens et spectateurs de soci\u00e9t\u00e9. Dans la lign\u00e9e d\u2019importantes \u00e9tudes en histoire culturelle sur d\u2019autres formes de sociabilit\u00e9 non institutionnelle et semi-priv\u00e9e, comme celles de M. Agulhon sur le cercle<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn7\">[7]<\/a>, d\u2019A. Lilti sur les salons<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn8\">[8]<\/a>, ou d\u2019A. Glinoer et V. Laisney sur les c\u00e9nacles<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn9\">[9]<\/a>, nous voudrions nous interroger sur le type de sociabilit\u00e9 favoris\u00e9e par les th\u00e9\u00e2tres de soci\u00e9t\u00e9 et sur son r\u00f4le dans la construction d\u2019identit\u00e9s culturelles d\u00e9termin\u00e9es au cours des XVIII<sup>e<\/sup> et XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans une perspective d\u2019\u00e9tude de genre, nous voudrions \u00e9galement mettre en lumi\u00e8re le r\u00f4le et la place des femmes dans ces processus. Par sa nature non lucrative et par sa dimension priv\u00e9e, le th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9 s\u2019est en effet r\u00e9v\u00e9l\u00e9 d\u00e8s ses origines un contexte particuli\u00e8rement favorable aux femmes, leur offrant un acc\u00e8s \u00e0 des r\u00f4les qui leur \u00e9taient g\u00e9n\u00e9ralement interdits sur les sc\u00e8nes publiques, comme ceux de dramaturge, de directrice de programmation, de chef de troupe ou metteur en sc\u00e8ne<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn10\">[10]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>2. Ce que le th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9 dit de la soci\u00e9t\u00e9 <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis le XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, les contemporains soulignent volontiers que le th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9 est particuli\u00e8rement enclin \u00e0 offrir une repr\u00e9sentation du milieu qui le produit. Chez les auteurs sp\u00e9cialis\u00e9s dans le r\u00e9pertoire d<br \/>\ne soci\u00e9t\u00e9, les critiques du temps ont \u00e0 plusieurs reprises mis en avant la peinture fid\u00e8le des m\u0153urs contemporaines, qui se refl\u00e8teraient dans leurs pi\u00e8ces comme dans un miroir. Ainsi, par exemple, Auger \u00e9crit de Carmontelle\u00a0que \u00ab\u00a0ce qu&#8217;il a vu et entendu, il le r\u00e9p\u00e8te avec la fid\u00e9lit\u00e9 d&#8217;un miroir et d&#8217;un \u00e9cho\u00a0\u00bb et Sainte-Beuve appr\u00e9cie chez Th\u00e9odore Leclercq \u00ab\u00a0le talent et l&#8217;art [\u2026] de saisir la com\u00e9die toute faite qui passe devant lui, de la d\u00e9calquer et de l&#8217;encadrer dans des dialogues vrais, sans lui rien donner du grossissement et du relief propres au th\u00e9\u00e2tre. [\u2026] Comme le salon et la sc\u00e8ne sont de niveau, \u00a0la compagnie [\u2026] se mire dans ses peintures comme dans une glace.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les pi\u00e8ces du r\u00e9pertoire import\u00e9 des sc\u00e8nes publiques et plus encore dans celles \u00e9crites sp\u00e9cifiquement pour les sc\u00e8nes de soci\u00e9t\u00e9, on note en effet une pr\u00e9dominance tr\u00e8s nette de typologies de personnages, de valeurs et d\u2019id\u00e9aux tr\u00e8s proches des publics cible. En \u00e9vitant de retomber dans les mailles de l\u2019ancienne th\u00e9orie marxiste \u00ab\u00a0du reflet\u00a0\u00bb, dont la sociocritique moderne a sonn\u00e9 le tocsin<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn11\">[11]<\/a>, on abordera ces r\u00e9pertoires \u00ab\u00a0comme pratique sociale parce que pratique esth\u00e9tique et partie prenante dans l\u2019\u00e9laboration et le fonctionnement des imaginaires sociaux<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn12\">[12]<\/a>\u00a0\u00bb, dans une perspective d\u2019\u00ab\u00a0\u00e9tude socio-historique des repr\u00e9sentations<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn13\">[13]<\/a>\u00bb, d\u00e9finitions m\u00eames de la sociocritique selon Claude Duchet. Or si, comme l\u2019ont rappel\u00e9 r\u00e9cemment Pierre Popovic<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn14\">[14]<\/a> et Olivier Bara, \u00ab\u00a0les travaux men\u00e9s en sociocritique, attach\u00e9s \u00e0 la construction discursive des repr\u00e9sentations sociales, n\u2019ont pas privil\u00e9gi\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent les textes dramatiques\u00a0\u00bb, on peut dire que le champ des th\u00e9\u00e2tres de soci\u00e9t\u00e9 reste encore presque enti\u00e8rement \u00e0 explorer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faudra encore veiller \u00e0 \u00e9tablir des diff\u00e9rences et des typologies en fonction de la r\u00e9partition chronologique ou g\u00e9ographique et des publics-cible des diff\u00e9rents th\u00e9\u00e2tres de soci\u00e9t\u00e9. Quels th\u00e8mes, personnages, motifs apparaissent dans l\u2019un ou l\u2019autre de ces corpus\u00a0? Comment sont-ils trait\u00e9s\u00a0? Quelles valeurs r\u00e9cr\u00e9atives, critiques, morales ou p\u00e9dagogiques sont mises en avant\u00a0?\u00a0Comment-contribuent-elles \u00e0 la construction d\u2019un syst\u00e8me de valeurs partag\u00e9es par une \u00ab\u00a0soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, au double sens g\u00e9n\u00e9ral et sp\u00e9cifique \u00e0 notre objet d\u2019\u00e9tudes\u00a0? Le th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9 se r\u00eave-t-il un moyen de forger une soci\u00e9t\u00e9 diff\u00e9rente\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>3. Repr\u00e9sentations de la pratique du th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans une d\u00e9marche en quelque sorte sym\u00e9trique, on pourra \u00e9tudier les repr\u00e9sentations que d\u2019autres formes d\u2019art et d\u2019\u00e9criture donnent de la pratique des th\u00e9\u00e2tres de soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le panorama, riche et vari\u00e9, comprend des repr\u00e9sentations en peinture ou en gravures, comme dans le cas de la c\u00e9l\u00e8bre s\u00e9rie de Daumier sur <em>Les com\u00e9diens de soci\u00e9t\u00e9<\/em><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn15\">[15]<\/a>\u00a0; la mise en texte dans des \u0153uvres de fiction, th\u00e9\u00e2trales ou romanesques<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn16\">[16]<\/a>, ou dans les \u00e9crits personnels, correspondances, m\u00e9moires ou journaux intimes\u00a0; et encore, surtout au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, les \u00e9chos dans la presse, qu\u2019il s\u2019agisse de comptes rendus de spectacles ou de chronique mondaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au-del\u00e0 de la valeur historique et documentaire de ces productions, il faudra interroger la perception que les contemporains ont du ph\u00e9nom\u00e8ne des th\u00e9\u00e2tres de soci\u00e9t\u00e9, la nature des repr\u00e9sentations qu\u2019ils en donnent, les \u00e9l\u00e9ments qui sont soulign\u00e9s ou mis en valeur. Par exemple, est-ce que ces repr\u00e9sentations sont plut\u00f4t s\u00e9rieuses ou ironiques\u00a0? Plut\u00f4t appr\u00e9ciatives ou d\u00e9pr\u00e9ciatives\u00a0? Quels \u00e9l\u00e9ments des pi\u00e8ces jou\u00e9es, des repr\u00e9sentations ou du jeu des acteurs et des actrices retiennent le plus l\u2019attention\u00a0? Quelle valeur, quelle utilit\u00e9 ou quels dangers attribue-t-on \u00e0 ces m\u00eames \u00e9l\u00e9ments\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Liste non exhaustive des sujets qui pourront \u00eatre trait\u00e9s\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>Dimension associative, r\u00e9seau de sociabilit\u00e9<\/li>\n<li>Couches sociales int\u00e9ress\u00e9es<\/li>\n<li>Construction d\u2019une sociabilit\u00e9 partag\u00e9e<\/li>\n<li>Relation entre les diff\u00e9rentes figures impliqu\u00e9es dans le th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9\u00a0: commanditaires, auteurs, acteurs, spectateurs, etc\u2026<\/li>\n<li>Rapport avec le public, r\u00e9ception<\/li>\n<li>Constitution d\u2019un public de soci\u00e9t\u00e9\u00a0?<\/li>\n<li><strong>R\u00f4le des femmes dans le th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9\u00a0: un acc\u00e8s privil\u00e9gi\u00e9 aux fonctions d\u2019auteur dramatique, de directrice de troupe, etc<\/strong><\/li>\n<li>\u00c9tude des repr\u00e9sentations\u00a0: repr\u00e9sentations des probl\u00e8mes et des acteurs majeurs de la soci\u00e9t\u00e9 civile par le biais des spectacles de soci\u00e9t\u00e9<\/li>\n<li>Repr\u00e9sentation de groupes sociaux, de leurs valeurs et id\u00e9aux dans les pi\u00e8ces de soci\u00e9t\u00e9<\/li>\n<li>Repr\u00e9sentation des changements sociaux et politiques du temps<\/li>\n<li>Valeur morale et \u00e9ducative du th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9<\/li>\n<li>Valeur id\u00e9ologique du th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9<\/li>\n<li>Fa\u00e7on de prendre place dans le d\u00e9bat politique<\/li>\n<li>Repr\u00e9sentations du public et des acteurs de soci\u00e9t\u00e9\/ de la pratique du th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9 dans la litt\u00e9rature et les arts<\/li>\n<li>T\u00e9moignages dans les \u00e9crits intimes (correspondances, m\u00e9moires)<\/li>\n<li>\u00c9chos dans la presse (petite presse mondaine, gazettes, voire grande presse)<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les propositions de communication de 3000 signes maximum, accompagn\u00e9es d\u2019une courte bio-bibliographie, seront \u00e0 envoyer conjointement \u00e0 <a href=\"mailto:valentina.ponzetto@unil.ch\">valentina.ponzetto@unil.ch<\/a>; <a href=\"mailto:jennifer.ruimi@unil.ch\">jennifer.ruimi@unil.ch<\/a> avant le 30 juin 2018.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref1\">[1]<\/a> Marie-Emmanuelle Plagnol-Di\u00e9val, <em>Le Th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9\u00a0: un autre th\u00e9\u00e2tre\u00a0?<\/em>, Champion, 2003, p. 11.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref2\">[2]<\/a> Alain Viala, \u00ab\u00a0Effets de champ et effets de prisme\u00a0\u00bb, <em>Litt\u00e9rature<\/em>, n. 70, 1988, p. 67-68\u00a0; puis \u00ab\u00a0\u00c9l\u00e9ments de sociopo\u00e9tique\u00a0\u00bb, in Georges Molini\u00e9 et Alain Viala, <em>Approches de la r\u00e9ception. S\u00e9miostylistique et sociopo\u00e9tique de Le Cl\u00e9zio<\/em>, Paris, Presses Universitaires de France, 1993, p. 137-220.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref3\">[3]<\/a> Alain Montandon, <em>Sociopo\u00e9tique de la promenade<\/em>, Clermont-Ferrand, PU Blaise Pascal, 2000, p. 8.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref4\">[4]<\/a> Martine de Rougemont, <em>La vie th\u00e9\u00e2trale en France au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/em>, Paris-Gen\u00e8ve, Champion-Slatkine, 1988.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref5\">[5]<\/a> Jean-Claude Yon, \u00ab\u00a0Le Th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9 au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle\u00a0: une pratique \u00e0 red\u00e9couvrir\u00a0\u00bb, in <em>Tr\u00e9teaux et paravents\u00a0: le th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9 au XIXe si\u00e8cle<\/em>, Cr\u00e9aphis \u00e9ditions, 2012, p. 13-28.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref6\">[6]<\/a> Martial Poirson, \u00ab\u00a0Un statut socio-\u00e9conomique pour l\u2019auteur de th\u00e9\u00e2tre\u00a0: Alexis Piron et les cinq figures de l\u2019auteur dramatique en soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, in <em>Les Th\u00e9\u00e2tres de soci\u00e9t\u00e9 au XVIII<sup>e <\/sup>si\u00e8cle<\/em>, Bruxelles, \u00c9d. de l&#8217;Universit\u00e9 de Bruxelles, 2005, p. 205-216\u00a0; Marie-Emmanuelle Plagnol-Di\u00e9val, <em>Le Th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9\u00a0: un<br \/>\nautre th\u00e9\u00e2tre\u00a0?<\/em>, <em>op. cit<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref7\">[7]<\/a> Maurice Agulhon, <em>Le Cercle dans la France bourgeoise, 1810-1848<\/em>, Paris, Armand Colin, 1977.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref8\">[8]<\/a> Antoine Lilti, <em>Le monde des salons. Sociabilit\u00e9 et mondanit\u00e9 \u00e0 Paris au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/em>, Paris, Fayard, 2005.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref9\">[9]<\/a> Anthony Glinoer et Vincent Laisney, <em>L&#8217;\u00e2ge des c\u00e9nacles<\/em>, Paris, Fayard, 2013.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref10\">[10]<\/a> Voir Odile Krakovitch, \u00ab\u00a0Les Femmes dramaturges et les th\u00e9\u00e2tres de soci\u00e9t\u00e9 au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle\u00a0\u00bb, in <em>Tr\u00e9teaux et paravents<\/em>, <em>op. cit.<\/em>, 2012, p.\u00a0183-200.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref11\">[11]<\/a> Voir notamment Georges Molini\u00e9 et Alain Viala, <em>Approches de la r\u00e9ception. S\u00e9miostylistique et sociopo\u00e9tique de Le Cl\u00e9zio<\/em>, Paris, Presses Universitaires de France, 1993.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref12\">[12]<\/a> Claude Duchet et Isabelle Tournier, \u00ab\u00a0Sociocritique\u00a0\u00bb, dans B\u00e9atrice Didier (dir.), <em>Dictionnaire universel des litt\u00e9ratures<\/em>, Paris, Presses universitaires de France, vol. 3, 1994, p. 3571-3573.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref13\">[13]<\/a> Ruth Amossy, \u00ab\u00a0Entretien avec Claude Duchet\u00a0\u00bb, <em>Litt\u00e9rature<\/em>, n\u00b0 140 (d\u00e9c. 2005), \u00ab\u00a0Analyse du discours et sociocritique\u00a0\u00bb, p. 132.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref14\">[14]<\/a> Pierre Popovic, \u00ab\u00a0La sociocritique. D\u00e9finition, histoire, concepts, voies d\u2019avenir\u00a0\u00bb, <em>Pratiques<\/em>, n\u00b0 151-152, d\u00e9cembre 2011, p. 7-38.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref15\">[15]<\/a> Analys\u00e9es par Jean-Claude Yon, in <em>Tr\u00e9teaux et paravents<\/em>,<em> op. cit.<\/em> et C\u00e9cile Guinand \u00ab\u00a0<em>Les Com\u00e9diens de soci\u00e9t\u00e9<\/em> par Daumier\u00a0: du regard critique \u00e0 l\u2019hommage artistique\u00a0\u00bb (\u00e0 para\u00eetre).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref16\">[16]<\/a> Voir Cathriona Seth, \u00ab\u00a0La Sc\u00e8ne romanesque\u00a0: pr\u00e9sence du th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9 dans la fiction de la fin des Lumi\u00e8res\u00a0\u00bb in <em>Les Th\u00e9\u00e2tres de soci\u00e9t\u00e9 au XVIII<sup>e <\/sup>si\u00e8cle<\/em>, <em>op<\/em>. <em>cit<\/em>., 2005, p. 271-282, et Agate Novak-Lechevalier, \u00ab\u00a0Le Th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9, objet romanesque\u00a0: du th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre social\u00a0\u00bb, in <em>Tr\u00e9teaux et paravents<\/em>, <em>op. cit.<\/em>, 2012, p. 69-84.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"annexes\">\n<div class=\"uneannexe\" style=\"text-align: justify;\">\n<h4>Responsable :<\/h4>\n<p><a href=\"mailto:valentina.ponzetto@unil.ch\">Valentina Ponzetto, Jennifer Ruimi<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"uneannexe\" style=\"text-align: justify;\">\n<h4>url de r\u00e9f\u00e9rence<\/h4>\n<p><a href=\"http:\/\/www.theatresdesociete.ch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.theatresdesociete.ch\/<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Universit\u00e9 de Lausanne Dans le cadre du projet\u00a0Th\u00e9\u00e2tres de soci\u00e9t\u00e9. Entre Lumi\u00e8res et Second Empire (2016-2020) soutenu par le Fonds National de la Recherche Suisse. Organisation\u00a0: Valentina Ponzetto (Professeure Boursi\u00e8re FNS\/Universit\u00e9 de Lausanne)\u00a0; Jennifer Ruimi (Post-doc FNS\/Universit\u00e9 de Lausanne) Le terme de soci\u00e9t\u00e9 est contenu dans la d\u00e9nomination m\u00eame de \u00ab\u00a0th\u00e9\u00e2tre de soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb. 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