{"id":6099,"date":"2018-04-04T22:38:19","date_gmt":"2018-04-04T21:38:19","guid":{"rendered":"http:\/\/siefar.org\/?p=6099"},"modified":"2018-04-04T22:38:19","modified_gmt":"2018-04-04T21:38:19","slug":"le-spectacle-du-crime-feminin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/le-spectacle-du-crime-feminin\/","title":{"rendered":"Le spectacle du crime f\u00e9minin sur la sc\u00e8ne et dans le cin\u00e9ma europ\u00e9ens"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Colloque international organis\u00e9 par l\u2019Universit\u00e9 de Rouen-Normandie et le C\u00c9R\u00c9dI avec le soutien de CLARE (Universit\u00e9 Bordeaux Montaigne) de l\u2019ICD (Interactions culturelles et discursives, Universit\u00e9 Fran\u00e7ois Rabelais Tours) et de l\u2019IRET (Institut de Recherche en \u00c9tudes Th\u00e9\u00e2trales de la Sorbonne Nouvelle)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Campus Mont-Saint-Aignan Maison de l\u2019Universit\u00e9 Salle des conf\u00e9rences<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>COMITE D\u2019ORGANISATION<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ariane FERRY, Sylvie HUMBERT-MOUGIN, Judith LE BLANC, Gw\u00e9na\u00eblle LE GRAS et Sandra PROVINI COMITE SCIENTIFIQUE DU PROJET \u00ab LA FORCE DES FEMMES \u00bb \u00c9ric AVOCAT (Universit\u00e9 d\u2019Osaka, Japon), Anna BELLAVITIS (Universit\u00e9 de Rouen-Normandie), Anne DEBROSSE (SIEFAR), Diane DESROSIERS (Universit\u00e9 McGill, Canada), Myriam DUFOUR-MAITRE (Universit\u00e9 de Rouen-Normandie), Marie FRANCO (Universit\u00e9 de la Sorbonne Nouvelle), V\u00e9ronique GELY (Universit\u00e9 de la Sorbonne), Nathalie GRANDE (Universit\u00e9 de Nantes, SIEFAR), Claudine POULOUIN (Universit\u00e9 de Rouen-Normandie), Jean-Marie ROULIN (Universit\u00e9 Jean Monnet, Saint\u00c9tienne). COMITE SCIENTIFIQUE DU COLLOQUE Adrienne BOUTANG (Universit\u00e9 d\u2019Amiens), No\u00ebl BURCH (Universit\u00e9 Lille 3), Gille DECLERCQ (Universit\u00e9 de la Sorbonne Nouvelle), Florence FIX (Universit\u00e9 de Rouen-Normandie), Loic GUYON (Mary Immaculate College, Universit\u00e9 de Limerick, Irlande), Claire LECHEVALIER (Universit\u00e9 de Caen), Sylvain LEDDA (Universit\u00e9 de Rouen-Normandie), Rapha\u00eblle LEGRAND, (Universit\u00e9 Paris Sorbonne), Rapha\u00eblle MOINE (Universit\u00e9 de la Sorbonne Nouvelle), Sarah NANCY (Universit\u00e9 de la Sorbonne Nouvelle), Genevi\u00e8ve SELLIER (Universit\u00e9 Bordeaux Montaigne), Stella SPRIET (Universit\u00e9 de Saskatchewan, Canada), Ginette VINCENDEAU (King\u2019s College).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>APPEL A COMMUNICATION<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce colloque, programm\u00e9 pour novembre 2018 par l\u2019Universit\u00e9 de Rouen-Normandie et le C\u00c9R\u00c9dI, avec le soutien du CLARE de l\u2019Universit\u00e9 Bordeaux Montaigne et de l\u2019ICD de l\u2019Universit\u00e9 Fran\u00e7ois Rabelais de Tours, sera le deuxi\u00e8me volet d\u2019un projet intitul\u00e9 La Force des femmes, hier et aujourd\u2019hui, qui est pilot\u00e9 par le C\u00c9R\u00c9dI et <strong>marrain\u00e9 par la SIEFAR (Soci\u00e9t\u00e9 Internationale pour l\u2019\u00c9tude des Femmes de l\u2019Ancien R\u00e9gime)<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce projet consiste en une enqu\u00eate collective sur les repr\u00e9sentations litt\u00e9raires, th\u00e9\u00e2trales et cin\u00e9matographiques de la force f\u00e9minine \u2013 envisag\u00e9e \u00e0 travers ses actualisations violentes et inqui\u00e9tantes (le meurtre, le combat, la torture, l\u2019action terroriste, etc.) et ses actualisations admirables (le courage, la r\u00e9sistance, la t\u00e9nacit\u00e9) \u2013 et les pr\u00e9suppos\u00e9s id\u00e9ologiques qui les ont accompagn\u00e9es \u00e0 travers les si\u00e8cles. Le texte cadre du projet est consultable sur le Carnet Hypoth\u00e8ses \u00ab Force des femmes \u00bb : http:\/\/forcedesf.hypotheses.org\/41<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les deux premiers colloques s\u2019interrogent sur la femme criminelle, appel\u00e9e parfois d\u00e9viante, dans les genres litt\u00e9raires et les arts qui lui ont fait la part belle. Ils ont pour titres : Figures et personnages de criminelles, des histoires tragiques au roman policier (juin 2017) et Le Spectacle du crime f\u00e9minin sur la sc\u00e8ne et dans le cin\u00e9ma europ\u00e9ens (novembre 2018).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s avoir explor\u00e9 la repr\u00e9sentation des criminelles dans le mode narratif et des genres divers, nous proposons une enqu\u00eate diachronique portant sur la repr\u00e9sentation de la violence criminelle f\u00e9minine sur la sc\u00e8ne (th\u00e9\u00e2tre et op\u00e9ra) et \u00e0 l\u2019\u00e9cran essentiellement en Europe (XVIe-XXIe si\u00e8cles).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous avons choisi de prendre en compte une d\u00e9finition large de la \u00ab criminelle \u00bb : femme meurtri\u00e8re au premier chef, mais aussi infanticide et avorteuse, suicid\u00e9e, adult\u00e8re, femme criminalis\u00e9e \u2013 cette criminalisation variant au cours de l\u2019histoire et du contexte religieux, social et culturel. L\u2019objectif de ce second colloque sera donc d\u2019examiner comment les personnages de criminelles sont constitu\u00e9s en objets de spectacle ou font spectacle, \u00e0 la sc\u00e8ne comme \u00e0 l\u2019\u00e9cran, mais aussi d\u2019interroger les objectifs propres \u00e0 ces repr\u00e9sentations visuelles et spectaculaires du crime f\u00e9minin sur un plan moral, politique, esth\u00e9tique. S\u2019agit-il de provoquer chez le r\u00e9cepteur un sentiment d\u2019horreur et d\u2019obtenir sa condamnation morale ? S\u2019agit-il au contraire de mettre en valeur la fa\u00e7on dont telle ou telle soci\u00e9t\u00e9 ou communaut\u00e9 va criminaliser la femme adult\u00e8re, la jeune m\u00e8re infanticide, pour affirmer ses propres valeurs, et faire entendre la voix de celle qui est ainsi d\u00e9sign\u00e9e coupable, par exemple dans des sc\u00e8nes de proc\u00e8s ? La coupable d\u00e9sign\u00e9e appara\u00eet alors comme la victime d\u2019un syst\u00e8me social qui la pousserait \u00e0 mettre fin \u00e0 ses jours ou \u00e0 ceux de son enfant pour ne pas subir le d\u00e9shonneur et l\u2019exclusion. La femme meurtri\u00e8re pr\u00e9sente des visages plus vari\u00e9s peut-\u00eatre et qui vont de la femme de pouvoir (reine, magicienne) qui fait tuer ou tue \u00e0 la femme qui assassine pour de l\u2019argent en passant par les femmes qui se vengent ou se d\u00e9barrassent d\u2019un obstacle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La particularit\u00e9 de ces arts \u2013 th\u00e9\u00e2tre, op\u00e9ra, cin\u00e9ma \u2013 est de donner aux personnages de criminelles\/femmes criminalis\u00e9es un visage (parfois beau et s\u00e9duisant, parfois effrayant, parfois ordinaire), une voix (dont le pouvoir de s\u00e9duction peut \u00eatre puissant) et un corps en mouvement qui sont cr\u00e9ateurs de nouvelles repr\u00e9sentations. Comment s\u2019articule la relation entre une actrice \/ une chanteuse \u00e0 la voix magnifique et les personnages de criminelles qu\u2019elles construisent et offrent au public selon le double point de vue de la cr\u00e9ation et de la r\u00e9ception ? Le spectacle du crime f\u00e9minin dans les arts de la sc\u00e8ne et \u00e0 l\u2019\u00e9cran semble fasciner autant qu\u2019il r\u00e9vulse ; il contribue aussi \u00e0 produire sinon des exemples \u00e0 suivre, au moins des conduites et un rapport \u00e0 l\u2019existence o\u00f9 se trouvent tant\u00f4t valoris\u00e9es la d\u00e9termination et l\u2019action f\u00e9minines, tant\u00f4t interrog\u00e9e sur le mode critique la victimisation des femmes. Entre admiration et empathie, horreur et fascination, ces criminelles incarn\u00e9es suscitent chez le spectateur des \u00e9motions dont il conviendra d\u2019examiner la nature et les manifestations, notamment dans le discours de r\u00e9ception critique, et les enjeux. L\u2019histoire du th\u00e9\u00e2tre est riche en repr\u00e9sentations de femmes criminelles et\/ou criminalis\u00e9es. On songe bien s\u00fbr au d\u00e9veloppement extraordinaire de la figure de M\u00e9d\u00e9e sur la sc\u00e8ne europ\u00e9enne, mais aussi \u00e0 d\u2019autres personnages mythiques ou bibliques comme D\u00e9janire ou Athalie, \u00e0 des personnages historicol\u00e9gendaires comme Cl\u00e9op\u00e2tre, Messaline, Lady Macbeth, Catherine de M\u00e9dicis, Lucr\u00e8ce Borgia qui ont connu de nombreux avatars dramatiques. Shakespeare, Corneille, Hugo ou Dumas1 ont construit des personnages de femmes de pouvoir n\u2019h\u00e9sitant pas \u00e0 tuer ou \u00e0 faire tuer. En ce qui concerne les femmes criminalis\u00e9es, mises en proc\u00e8s et condamn\u00e9es, on songe aux figures d\u2019Antigone du c\u00f4t\u00e9 de la Fable, de Jeanne d\u2019Arc ou de Marie Stuart du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019Histoire, mais aussi \u00e0 la Gretchen de Goethe qui tue involontairement sa m\u00e8re avec un somnif\u00e8re, puis son enfant lorsqu\u2019elle est abandonn\u00e9e, enceinte, par Faust : leur succ\u00e8s sur les sc\u00e8nes europ\u00e9ennes a \u00e9t\u00e9 immense.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les suicid\u00e9es de la sc\u00e8ne sont aussi l\u00e9gion, qu\u2019elles aient une origine mythique, historique ou fictionnelle2 : Ph\u00e8dre, Didon, Lucr\u00e8ce, Cl\u00e9op\u00e2tre encore, mais aussi Hedda Gabler chez Ibsen. Et puis il y a les meurtri\u00e8res du quotidien, celles qui tuent dans le cadre de leurs activit\u00e9s domestiques ou professionnelles, celles qui viennent du fait divers notamment : on pense aux Bonnes de Genet, au Malentendu de Camus et plus r\u00e9cemment \u00e0 l\u2019adap<br \/>\ntation par Simon Stone de la M\u00e9d\u00e9e d\u2019Euripide qui s\u2019inspire \u00e9galement d\u2019un fait divers am\u00e9ricain. Les modalit\u00e9s d\u2019action de ces criminelles sont nombreuses : poison, arme blanche, voire \u00ab meurtre psychique \u00bb pour reprendre la formule de Strindberg. Si la mort de la femme est un topos du genre op\u00e9ratique d\u2019Eurydice \u00e0 Isolde en passant par Didon et Violetta, l\u2019op\u00e9ra, consid\u00e9r\u00e9 comme un hyperth\u00e9\u00e2tre, est aussi le genre spectaculaire o\u00f9 le crime f\u00e9minin peut s\u2019\u00e9panouir avec le plus de force. D\u00e8s la trag\u00e9die en musique telle qu\u2019elle est cr\u00e9\u00e9e par Lully et Quinault, la vengeance est une passion essentiellement f\u00e9minine qui anime les d\u00e9esses (Junon, Cyb\u00e8le) et les magiciennes (M\u00e9d\u00e9e, Arcabonne ou Armide) jusqu\u2019\u00e0 les pousser au passage \u00e0 l\u2019acte criminel. Ce que la trag\u00e9die d\u00e9clam\u00e9e cache \u00e0 la vue du public pour des raisons de biens\u00e9ance et de vraisemblance, la trag\u00e9die en musique va l\u2019exhiber pour le plus grand plaisir des spectateurs<sup>3<\/sup>. La M\u00e9d\u00e9e de Charpentier, fid\u00e8le au mod\u00e8le s\u00e9n\u00e9qu\u00e9en, repr\u00e9sente sans doute le cas le plus spectaculaire de crime f\u00e9minin sur la sc\u00e8ne de l\u2019Op\u00e9ra \u00e0 la fin du XVIIe si\u00e8cle. M\u00e9d\u00e9e est en outre divinis\u00e9e et s\u2019\u00e9chappe en gloire, hors de toute condamnation morale. Qu\u2019en est-il de la M\u00e9d\u00e9e de Cherubini ou de Mayr ? Les h\u00e9ro\u00efnes criminelles, figures historiques ou bibliques (Juditha triumphans, Vivaldi), sont aussi nombreuses sur la sc\u00e8ne des Italiens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 travers des exemples puis\u00e9s dans des op\u00e9ras aussi vari\u00e9s que Jenufa de Janacek, Turandot et Tosca de Puccini, Macbeth de Verdi ou Lulu de Berg, est-il possible d\u2019envisager une typologie des femmes criminelles sur la sc\u00e8ne lyrique ? Existe-t-il une tessiture de pr\u00e9dilection pour la femme criminelle ? Quel est le langage musical choisi pour mettre en sc\u00e8ne le crime ? Il faudra aussi s\u2019interroger sur ses moyens d\u2019actions : la femme criminelle agit-elle seule ? avec quelle arme ? directement ou par voie d\u00e9tourn\u00e9e ? Existe-t-il des criminelles emp\u00each\u00e9es ? des criminelles malgr\u00e9 elles ? Quelle est la part de l\u2019\u00e9rotisme et de la s\u00e9duction dans le crime f\u00e9minin ? (cf. Judith ou le \u00ab Questo \u00e8 il bacio di Tosca \u00bb chant\u00e9 par l\u2019h\u00e9ro\u00efne lorsqu\u2019elle tue Scarpia d\u2019un coup de couteau). Dans une perspective diachronique, peut-on relever une \u00e9volution dans le traitement du crime f\u00e9minin par les librettistes et les compositeurs d\u2019op\u00e9ras ? Comment mettre en sc\u00e8ne ce qui fr\u00f4le parfois l\u2019irrepr\u00e9sentable ? Comment la femme passe-t-elle du statut de victime au statut de criminelle ? Enfin, du c\u00f4t\u00e9 de la r\u00e9ception, comment le public (masculin ou f\u00e9minin) accueille-t-il le spectacle du crime f\u00e9minin ? Afin de d\u00e9passer l\u2019approche strictement th\u00e9matique, plusieurs perspectives \u2013 esth\u00e9tique, dramaturgique, musicologique, historique et id\u00e9ologique \u2013 pourront ainsi \u00eatre envisag\u00e9es et crois\u00e9es. \u00c0 l\u2019\u00e9cran, les criminels sont l\u00e9gion dans leur d\u00e9clinaison masculine. Souvent, ils fascinent par leur g\u00e9nie machiav\u00e9lique et leur pouvoir, qui, pour un temps, d\u00e9fie les lois. Qu\u2019ils soient imaginaires ou inspir\u00e9s de faits r\u00e9els, ils ne cessent d\u2019inspirer les fictions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce colloque se propose d\u2019interroger les femmes criminelles qui peuplent de fa\u00e7on croissante les r\u00e9alisations cin\u00e9matographiques et t\u00e9l\u00e9visuelles europ\u00e9ennes et investissent, \u00e0 l\u2019\u00e9gal des hommes, de nouvelles repr\u00e9sentations criminelles telles que le viol (Baise-moi, Despentes, Trinh Hi, 2000), l\u2019inceste (My Little Princess, Ionesco, 2011) ou les serial killeuses (La Mante, s\u00e9rie, 2017). Parce qu\u2019elles mettent en jeu des pratiques, des motifs, des attributs et des id\u00e9aux traditionnellement masculins, ces criminelles probl\u00e9matisent un tabou soci\u00e9tal des femmes symboles de procr\u00e9ation et du care devenues donneuses de mort, qu\u2019illustrait Renaud avec sa chanson vitriol en 1985<sup>4<\/sup>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsque plus rarement les femmes s\u2019invitent dans ce bastion de l\u2019h\u00e9g\u00e9monie masculine cin\u00e9matographique et audiovisuelle<sup>5<\/sup>, elles font souvent d\u00e9bat (Nikita, Besson, 1990 ; Elle, Verhoeven, 2016). Sont-elles per\u00e7ues comme fascinantes ? Intelligentes ? Boucs \u00e9missaires, comme dans le cin\u00e9ma fran\u00e7ais d\u2019apr\u00e8s-guerre qui chargea certaines h\u00e9ro\u00efnes de la responsabilit\u00e9 d\u2019une masculinit\u00e9 nationale en crise (Quai des Orf\u00e8vres, Clouzot, 1947 ; Man\u00e8ges, All\u00e9gret, 1950 ; Le Bon Dieu sans confession, Autant-Lara, 1953)<sup>6<\/sup> ? Sont-elles enti\u00e8rement autonomes dans la fiction, au c\u0153ur ou \u00e0 la marge de celleci, ou prisonni\u00e8res d\u2019un regard masculin qui les influence (L\u2019App\u00e2t, Tavernier, 1995) ou surplombe le r\u00e9cit (Mortelle Randonn\u00e9e, Miller, 1983) ? Quittent-elles le terrain de la s\u00e9duction ou au contraire le surinvestissent-elles en filles d\u2019\u00c8ve, comme dans les films hollywoodiens (La Mari\u00e9e \u00e9tait en noir, Truffaut, 1968 ; L\u2019\u00c9t\u00e9 meurtrier, Becker, 1983) ? Car il est rare que les femmes criminelles soient envisag\u00e9es sous un autre angle que l\u2019articulation entre \u00c9ros et Thanatos dans l\u2019imaginaire collectif. Leur criminalit\u00e9 est-elle plus souvent motiv\u00e9e par la vengeance ou par l\u2019agression ? Sont-elles construites comme poss\u00e9dant une conscience, politique ou morale ? B\u00e9n\u00e9ficient-elles d\u2019un peu de compassion lorsqu\u2019elles confortent la construction d\u2019une inf\u00e9riorit\u00e9 genr\u00e9e, qui plus est si elle s\u2019articule \u00e0 une condition de classe (comme dans Une affaires de femmes, Chabrol, 1988, bas\u00e9 sur l\u2019histoire de l\u2019avorteuse Marie-Louise Giraud, derni\u00e8re femme guillotin\u00e9e en France), ou sont-elles d\u00e9peintes comme des cr\u00e9atures folles, \u00ab contre-nature \u00bb (R\u00e9pulsion, Polanski, 1965) ou des monstres de perversion (L\u2019Ange noir, Brisseau, 1994), parfois amplifi\u00e9e par un duo m\u00e8re-fille (Voici le temps des assassins, Duvivier, 1956) ? Dans quelle sph\u00e8re (publique ou priv\u00e9e) et dans quel registre criminel (empoisonnement, infanticide, victime justici\u00e8re, escroquerie, attentat politique, crime violent) sontelles le plus souvent pr\u00e9sentes ? Lorsqu\u2019elles passent de victime \u00e0 coupable, les circonstances att\u00e9nuantes sont-elles prises en compte ou \u00e9vacu\u00e9es, gomm\u00e9es par une virilisation de l\u2019h\u00e9ro\u00efne (Les Diaboliques, Clouzot, 1955 ; Liste noire, Bonnot, 1984) ? Organisent-elles l\u2019action et orientent-elles le point de vue de la fiction ? Qu\u2019en est-il lorsqu\u2019elles interviennent au sein d\u2019un couple criminel (Les Amants diaboliques, Visconti, 1943 ; Les Amants criminels, Ozon, 1999) ? Est-ce que la criminalit\u00e9 offre plus facilement un point de vue \u00e0 un personnage f\u00e9minin ? De l\u00e0, peut-\u00eatre, un int\u00e9r\u00eat tout particulier des grandes actrices pour ces r\u00f4les, qui parfois ont fait des stars, de Musidora \u00e0 Isabelle Huppert, en passant par Jeanne Moreau, Isabelle Adjani et bien d\u2019autres tout en marquant des univers (Almodovar, Chabrol, Truffaut, Ozon). Est-ce que l\u2019on suit le point de vue f\u00e9minin ou le point de vue de l\u2019ordre (masculin) ? Sont-elles jug\u00e9es uniquement pour leurs crimes ou pour \u00eatre pass\u00e9es \u00e0 l\u2019acte en tant que femmes ? L\u2019identification ou bien l\u2019empathie envers ces h\u00e9ro\u00efnes sont-elles favoris\u00e9es lorsqu\u2019il s\u2019agit de crimes relevant de la sph\u00e8re publique, comme l\u2019escroquerie (les r\u00f4les de Fran\u00e7oise Rosay, Edwige Feuill\u00e8re, Th\u00e9r\u00e8se Humbert, Bluwal, 1983 ; Rien ne va plus, Chabrol, 1997) ? Au contraire, sont-elles mises \u00e0 distance lorsqu\u2019il s\u2019agit de crimes constituant une transgression majeure des r\u00f4les familiaux (la maltraitance de Vip\u00e8re au poing, Cardinal, 1971 et de Broca, 2004 ; l\u2019infanticide dans A perdre la raison, Defosse, 2011) ? En d\u2019autres termes, sont-elles les \u00e9gales des hommes en ce domaine dans les repr\u00e9sentations qu\u2019en offrent le cin\u00e9ma et la t\u00e9l\u00e9vision ? Les repr\u00e9sentations propos\u00e9es par les femmes sc\u00e9naristes et r\u00e9alisatrices apportent-elles un autre regard ? Existe-t-il des tendances fortes entre cin\u00e9ma d\u2019auteur, au fonctionnement plus marqu\u00e9 culturellement en Europe, et cin\u00e9ma populaire, entre cin\u00e9ma et<br \/>\n t\u00e9l\u00e9vision ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par leur fort impact aupr\u00e8s du public, les fictions criminelles, b\u00e2ties sur une dialectique entre r\u00e9p\u00e9tition et innovation, sont un puissant vecteur de la construction sociale des normes sexu\u00e9es. C\u2019est pourquoi la prise en compte du contexte socioculturel, articul\u00e9 avec l\u2019analyse du texte filmique, permet de d\u00e9crypter les rapports et les identit\u00e9s de sexe construits par les genres, et les enjeux dont ils sont le lieu : l\u2019analyse des avatars de la figure de la femme criminelle dans les fictions europ\u00e9ennes \u00e9claire en effet les conflits et les contradictions propres aux soci\u00e9t\u00e9s, en ce qui concerne les identit\u00e9s et les rapports de sexe. Cette figure, par sa dimension transgressive et active, va parfois servir \u00e0 tester, dialectiser et probl\u00e9matiser l\u2019image de la femme moderne par rapport au masculin. De mani\u00e8re diff\u00e9rente selon les \u00e9poques, ces r\u00f4les f\u00e9minins expriment les tiraillements entre l\u2019image de la femme \u00e9mancip\u00e9e, autonome et active, et celle de la femme traditionnelle, passive et soumise \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 masculine. Il s\u2019agira de voir comment, dans certains cas, en mettant des personnages f\u00e9minins criminels aux postes de commande, qui non seulement organisent l\u2019action mais orientent le point de vue, transgressent les rapports de pouvoir et les normes sociales, ces films peuvent \u00e9chapper au manich\u00e9isme traditionnel, et \u00e0 des discours misogynes. Mais suivant les \u00e9poques et les films, on observera aussi l\u2019autonomie plus ou moins grande des h\u00e9ro\u00efnes ou leur retour in fine sous la coupe des hommes qui les entourent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On privil\u00e9giera ici l&#8217;\u00e9tude des repr\u00e9sentations produites dans l&#8217;aire culturelle europ\u00e9enne, en partant du pr\u00e9suppos\u00e9, qui sera lui aussi \u00e0 interroger, que ces repr\u00e9sentations de femmes criminelles sont tributaires, plus largement, d&#8217;une conception occidentale du crime et du f\u00e9minin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Plusieurs axes pourront \u00eatre abord\u00e9s \u00e0 travers les communications propos\u00e9es :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>TYPOLOGIE ET MOBILES DES CRIMES FEMININS : QUELLES EVOLUTIONS A LA SCENE ET A L\u2019ECRAN ?<\/strong> Perspective diachronique de cette typologie : \u00e9volution des genres \/ r\u00e9investissement des figures. Mobiles et justifications du crime f\u00e9minin. De la victime \u00e0 la tueuse : la prostitu\u00e9e qui tue (Lulu, Wedekind, Pabst, Berg) ; la femme viol\u00e9e qui tue son enfant, son violeur ; la femme tromp\u00e9e qui tue son mari. Repr\u00e9sentation du crime f\u00e9minin et productions de \u00ab fables \u00bb sur la place des femmes dans les soci\u00e9t\u00e9s contemporaines. REECRITURES A LA SCENE ET A L\u2019ECRAN, DE LA SCENE A L\u2019ECRAN : \u00a7 Le r\u00e9investissement des grandes figures mythiques h\u00e9rit\u00e9es de l\u2019Antiquit\u00e9 gr\u00e9co-romaine : M\u00e9d\u00e9e, Clytemnestre, les Dana\u00efdes, Ph\u00e8dre, \u00c9lectre, Circ\u00e9, Didon, D\u00e9janire, etc. \u00a7 La fortune sc\u00e9nique des figures bibliques : Athalie, Judith, Salom\u00e9, Dalila. \u00a7 Les figures litt\u00e9raires devenues mythiques : Lady Macbeth, Marguerite, Armide, Folcoche, la Marquise de Merteuil, Th\u00e9r\u00e8se Desqueyroux. \u00a7 Les personnages historiques : Cl\u00e9op\u00e2tre, Catherine de M\u00e9dicis, Lucr\u00e8ce Borgia, Marie Stuart, Elizabeth I\u00e8re, Charlotte Corday, Mahaut d\u2019Artois. \u00a7 Les h\u00e9ro\u00efnes de faits divers : empoisonneuses comme H\u00e9l\u00e8ne J\u00e9gado (Fleur de Tonnerre, 2017), Marie Besnard (L\u2019Affaire Marie Besnard, t\u00e9l\u00e9film, 1986 ; Marie Besnard, l\u2019empoisonneuse, t\u00e9l\u00e9film, 2006), La Voisin (La Devineresse, par Thomas Corneille et Donneau de Vis\u00e9e, 1679 ; L\u2019Affaire des poisons, Decoin, 1955 ; La Marquise des ombres, t\u00e9l\u00e9film, 2009 ; la s\u00e9rie Versailles, saison 2, 2017), les s\u0153urs Papin (Les Bonnes, La C\u00e9r\u00e9monie, Les Blessures assassines), La Brinvilliers (La Marquise des ombres, 2010) ; meurtri\u00e8res (Camus, Le Malentendu). \u00a7 R\u00e9\u00e9critures et renversements axiologiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>LE SPECTACLE DU CRIME FEMININ : PERSPECTIVES DIACHRONIQUES, GENERIQUES, AXIOLOGIQUES ET POETIQUES <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a7 Les com\u00e9diennes et les grands r\u00f4les de criminelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a7 Du monstre au monstre sacr\u00e9 f\u00e9minin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a7 Les modalit\u00e9s de la spectacularisation du crime f\u00e9minin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a7 Criminalit\u00e9 f\u00e9minine et hyperth\u00e9\u00e2tre : le spectacle de l\u2019op\u00e9ra et sa dramaturgie musicale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a7 Femmes et ultra-violence dans le cin\u00e9ma contemporain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les propositions de communication (entre 500 et 1000 signes), accompagn\u00e9es d\u2019une courte biobibliographie (situation institutionnelle, laboratoire, champs de recherche et publications), devront \u00eatre envoy\u00e9es avant le 30 avril 2018 aux cinq organisatrices du colloque : <br \/>Ariane FERRY : <a href=\"mailto:ariane.ferry@univ-rouen.fr\">ariane.ferry@univ-rouen.fr<\/a> Sylvie HUMBERT-MOUGIN : <a href=\"mailto:sylvie.mougin@univ-tours.fr\">sylvie.mougin@univ-tours.fr<\/a> Judith LE BLANC : <a href=\"mailto:judith.le-blanc@univ-rouen.fr\">judith.le-blanc@univ-rouen.fr<\/a> Gw\u00e9na\u00eblle LE GRAS : <a href=\"mailto:gwenaelle.le-gras@u-bordeaux-montaigne.fr\">gwenaelle.le-gras@u-bordeaux-montaigne.fr<\/a> Sandra PROVINI : <a href=\"mailto:sandra.provini@univ-rouen.fr\">sandra.provini@univ-rouen.fr<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a01 Krakovitch Odile, \u00ab Les femmes de pouvoir dans le th\u00e9\u00e2tre de Dumas : de Christine \u00e0 Messaline \u00bb, Revue d&#8217;histoire litt\u00e9raire de la France, 2004\/4 (Vol.104), p. 811-829, URL : https:\/\/www.cairn.info\/revue-d-histoirelitteraire-de-la-france-2004-4-page-811.htm\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2 Voir : la th\u00e8se de Philippe Bousquet soutenue en 2004 \u00e0 Paris Sorbonne et intitul\u00e9e Les Lucr\u00e8ce classiques : suicide et h\u00e9ro\u00efsme f\u00e9minin au Grand Si\u00e8cle ; Claire Bouchet,\u2028 \u00ab Le Meurtre de soi : petite histoire du suicide f\u00e9minin \u00bb, Cycnos, Vol. 23, n\u00b0 2, 2006,\u2028URL : http:\/\/revel.unice.fr\/cycnos\/index.html?id=704.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">3 Voir notamment les ouvrages de Catherine Kintzler : Po\u00e9tique de l\u2019Op\u00e9ra fran\u00e7ais de Corneille \u00e0 Rousseau, Paris, Minerve, 1991, r\u00e9\u00e9d. 2006 ; Th\u00e9\u00e2tre et op\u00e9ra \u00e0 l\u2019\u00e2ge classique, une famili\u00e8re \u00e9tranget\u00e9, Paris, Fayard, 2004. Voir aussi : Sylvie Bouissou, Crimes, cataclysmes et mal\u00e9fices dans l\u2019op\u00e9ra baroque en France, Paris, Minerve, 2011.\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">4 \u00ab Dans cette putain d\u2019humanit\u00e9 \/ Les assassins sont tous des fr\u00e8res \/ Pas une femme pour rivaliser \/ \u00c0 part peut\u00eatre, Madame Thatcher \u00bb, Renaud, Miss Maggie,1985.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">5 Voir les travaux de Rapha\u00eblle Moine : Les Femmes d\u2019action au cin\u00e9ma, Paris, Armand Colin, 2010 ; Les Genres du cin\u00e9ma, Paris, Armand Colin, 2002 (r\u00e9\u00e9d. 2008 et 2015) et l\u2019ouvrage collectif Policiers et criminels : un genre europ\u00e9en sur grand et petit \u00e9cran, Brigitte Rollet, Rapha\u00eblle Moine et Genevi\u00e8ve Sellier (dir.), Paris, L\u2019Harmattan, Champs Visuels, 2009.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">6 Voir les travaux de No\u00ebl Burch, Genevi\u00e8ve Sellier : La Dr\u00f4le de guerre des sexes du cin\u00e9ma fran\u00e7ais, 19301956, Paris, Armand Colin, 1996 (r\u00e9\u00e9d. 2005) ; et Thomas Pillard : Le Film noir fran\u00e7ais face aux bouleversements de la France d\u2019apr\u00e8s-guerre (1946-1960), \u00e9ditions Joseph K, 2014.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Colloque international organis\u00e9 par l\u2019Universit\u00e9 de Rouen-Normandie et le C\u00c9R\u00c9dI avec le soutien de CLARE (Universit\u00e9 Bordeaux Montaigne) de l\u2019ICD (Interactions culturelles et discursives, Universit\u00e9 Fran\u00e7ois Rabelais Tours) et de l\u2019IRET (Institut de Recherche en \u00c9tudes Th\u00e9\u00e2trales de la Sorbonne Nouvelle) Campus Mont-Saint-Aignan Maison de l\u2019Universit\u00e9 Salle des conf\u00e9rences COMITE D\u2019ORGANISATION Ariane FERRY, Sylvie HUMBERT-MOUGIN, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":3675,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[8,9],"tags":[],"categorie_personnage":[],"class_list":["post-6099","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites-de-la-siefar","category-appels-contribution"],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"3.0.0","language":"gb","enabled_languages":["fr","gb"],"languages":{"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":false},"gb":{"title":false,"content":false,"excerpt":false}}},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6099","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6099"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6099\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6099"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6099"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6099"},{"taxonomy":"categorie_personnage","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_personnage?post=6099"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}