{"id":2524,"date":"2013-04-15T00:00:00","date_gmt":"2013-04-15T00:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/20635"},"modified":"2013-04-15T00:00:00","modified_gmt":"2013-04-15T00:00:00","slug":"marie-adlade-de-savoie-duchesse-bourgogne-1685-1712-enfant-terrible-de-versailles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/marie-adlade-de-savoie-duchesse-bourgogne-1685-1712-enfant-terrible-de-versailles\/","title":{"rendered":"Marie-Ad\u00e9la\u00efde de Savoie, duchesse Bourgogne (1685-1712), enfant terrible de Versailles"},"content":{"rendered":"<p><\/em><\/p>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">En octobre 1696 s&#8217;\u00e9branle depuis Turin le cort\u00e8ge qui conduira Marie-Ad\u00e9la\u00efde de Savoie \u00e0 Versailles. Le contrat de mariage qui la lie d\u00e9sormais \u00ab et apr\u00e8s maintes tractations \u00bb au duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, l&#8217;oblige de renoncer \u00e0 la succession du duch\u00e9 de Savoie et scellera, quelques mois plus tard, le sort de l&#8217;Europe par la paix de Ryswick.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">Par son extraversion, son naturel et sa simplicit\u00e9, la jeune duchesse s&#8217;appr\u00eate \u00e0 bouleverser l&#8217;\u00e9tiquette de la cour de France, hant\u00e9e par la silhouette de Mme de Maintenon et confite dans les d\u00e9votions. Se livrant \u00e0 une v\u00e9ritable entreprise de s\u00e9duction aupr\u00e8s du \u00ab vieux roi \u00bb et de son \u00e9pouse morganatique, elle devient rapidement la coqueluche de Versailles. Son caract\u00e8re temp\u00e8re la religiosit\u00e9 morose de son mari, sa gaiet\u00e9 galvanise autour d&#8217;elle artistes et litt\u00e9rateurs, son entrain et sa d\u00e9sinvolture incitent \u00e0 multiplier les f\u00eates, les bals, les jeux, les repr\u00e9sentations th\u00e9\u00e2trales, les loteries de chinoiseries&#8217;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><br type=\"_moz\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><span style=\"font-size: small;\">Parmi les surench\u00e8res des carnavals qui se succ\u00e8dent, l&#8217;idol\u00e2trie dont la duchesse devient rapidement l&#8217;objet incite \u00e0 confondre sans cesse le merveilleux des repr\u00e9sentations qu&#8217;elle suscite avec les habitudes mondaines de la cour. L&#8217;abb\u00e9 de Choisy opte r\u00e9solument pour la fiction \u00e0 cl\u00e9s lorsqu&#8217;il s&#8217;agit pour lui de peindre ses \u00ab glorieuses entr\u00e9es \u00ab dans le royaume et son \u00e9ducation novatrice par le \u00bb jeu du roman \u00bb (Histoires de pi\u00e9t\u00e9 et de morale). Les conteuses (Mme d&#8217;Aulnoy, Mlle de la Force, ?) d\u00e9ploient des tr\u00e9sors d&#8217;inventions et de rococo afin de satisfaire l&#8217;imagination d&#8217;une fillette de douze ans et de renvoyer \u00e0 la cour l&#8217;expression satisfaite de sa propre splendeur. Comme ses ma\u00eetres \u00e0 danser (Raynal, P\u00e9cour) et \u00e0 chanter (Matho) lorsqu&#8217;ils tablent sur sa jeunesse et sa frivolit\u00e9, les auteurs esp\u00e8rent en retour profiter des mannes du m\u00e9c\u00e9nat royal. Les traductions des Milles et une nuits, que r\u00e9dige patiemment Antoine Galland, ne seront pas moins sensibles \u00e0 l&#8217;atmosph\u00e8re de la maison de Bourgogne.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><br type=\"_moz\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><span style=\"font-size: small;\">Le go\u00fbt de la duchesse est \u00e9clectique. Elle aime la danse, le ballet-mascarade, le th\u00e9\u00e2tre dramatique ou lyrique et r\u00e9quisitionne tous les talents pour le satisfaire et animer les soir\u00e9es de Versailles, de Marly ou de Fontainebleau. Si la duchesse aime voir jouer les com\u00e9dies de Moli\u00e8re et de Corneille, les trag\u00e9dies bibliques de Racine, de Duch\u00e9 ou de Duch\u00eane, elle aime aussi \u00e0 faire danser et jouer Marie-Th\u00e9r\u00e8se de Subligny, Mlle Casse ou Claude Ballon qui donnent vie \u00e0 L&#8217;Europe galante de Campra, ou, dans les costumes de Jean B\u00e9rain, \u00e0 La com\u00e9die des f\u00e9es de Dancourt. \u00c0 l&#8217;Op\u00e9ra de Paris, le duc et la duchesse de Bourgogne s&#8217;enthousiasment pour Marth\u00e9sie, reine des Amazones d&#8217;Andr\u00e9-Cardinal Destouches. En 1700, ils dictent \u00e0 Andr\u00e9 Danican Philidor la mascarade du Roi de la Chine \u00e0 laquelle le j\u00e9suite Lecomte, rentr\u00e9 de mission, est pri\u00e9 de collaborer pour l&#8217;\u00e9tablissement des costumes, tandis que Fran\u00e7ois Dumoulin agite l&#8217;assembl\u00e9e de Marly d&#8217;une danse grotesque de pagode. Les mascarades des Amazones, des Savoyards, de La noce de village rivalisent avec Athalie et Les pr\u00e9cieuses ridicules, avec les repr\u00e9sentations de L&#8217;Andrienne de Baron d&#8217;apr\u00e8s T\u00e9rence, avec l&#8217;Omphale de Destouches qu&#8217;interpr\u00e8te Mlle Maupin \u00e0 Trianon&#8217;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><br type=\"_moz\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><span style=\"font-size: small;\">Pour loger la duchesse, Louis XIV fait r\u00e9am\u00e9nager les appartements du ch\u00e2teau. Pour plaire \u00e0 la femme-enfant, le roi oblige Mansart \u00e0 redessiner sa m\u00e9nagerie de Versailles. Aussi, dans le sillage de Marie-Ad\u00e9la\u00efde, est-ce tout un m\u00e9c\u00e9nat qui rena\u00eet, une cour qui sort de sa torpeur durant une \u00e9poque charni\u00e8re qui relie les splendeurs \u00e9teintes de la cour du roi-soleil aux exc\u00e8s de la R\u00e9gence, puis de Louis XV. L&#8217;\u00e9cart entre la g\u00e9n\u00e9ration du roi et celle des jeunes ducs se creuse perceptiblement ; la cour mise \u00e0 l&#8217;enseigne de la d\u00e9votion c\u00e8de \u00e0 nouveau \u00e0 l&#8217;attrait des plaisirs et des divertissements dispendieux dans une oscillation du go\u00fbt qui ne d\u00e9savoue pas tout \u00e0 fait les divertissements anciens mais qui ne n\u00e9glige pas pour autant<\/span><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">les talents qui animeront notamment, un peu plus tard, les grandes nuits de Sceaux ? tels le cardinal de Polignac, Mal\u00e9zieu ou Genest.<\/span><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><br type=\"_moz\"><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><span style=\"font-size: small;\">L&#8217;historiographie contemporaine est pourtant rest\u00e9e \u00e9tonnamment muette sur le climat de la cour entre 1696 et 1712. Nul doute que la disparition pr\u00e9matur\u00e9e, entre 1711 et 1712, du grand dauphin, de la duchesse de Bourgogne, du petit-fils du roi et de leur fils le duc de Bretagne n&#8217;ait encourag\u00e9 ce silence. La bri\u00e8vet\u00e9 de l&#8217;existence des h\u00e9ritiers du tr\u00f4ne ne suffit pas toutefois \u00e0 occulter l&#8217;intensit\u00e9 d&#8217;une vie curiale qui, outre la revitalisation du m\u00e9c\u00e9nat litt\u00e9raire et artistique, conna\u00eet une vague de r\u00e9formes sans pr\u00e9c\u00e9dents. Dans l&#8217;ombre du Petit Concile de Bossuet, F\u00e9nelon, Claude Fleury et l&#8217;abb\u00e9 Langeron esp\u00e8rent enfin concr\u00e9tiser le renouveau p\u00e9dagogique qui touche tous les pr\u00e9ceptorats des princes mais qui se nourrit surtout des espoirs que donnent les tangibles transformations du duc de Bourgogne. La critique n&#8217;a pas \u00e9valu\u00e9 \u00e0 ce jour les retomb\u00e9es de cette p\u00e9dagogie \u00ab qui, fait remarquable, entendait bien s&#8217;\u00e9tendre aux femmes \u00bb sur l&#8217;\u00e9ducation de la duchesse. Les \u00e9crits de Choisy ou de Genest sur l&#8217;apprentissage de l&#8217;histoire, de la g\u00e9ographie et de la politique, offerts \u00e0 Marie-Ad\u00e9la\u00efde, par exemple, sont rest\u00e9s lettres mortes. L&#8217;influence des p\u00e9dagogues sur Saint-Cyr, o\u00f9 s\u00e9journe r\u00e9guli\u00e8rement la duchesse, est encore largement m\u00e9connue, tout comme leur influence sur la soeur de la duchesse, Marie-Louise de Savoie, et son \u00e9poux Philippe d&#8217;Anjou, h\u00e9ritier du tr\u00f4ne d&#8217;Espagne.<\/span><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">L&#8217;histoire a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 stigmatiser l&#8217;incurie d&#8217;une jeune-femme \u00ab paresseuse d&#8217;esprit, remuante de corps \u00ab dont les efforts n&#8217;ont pourtant eu de cesse d&#8217;attirer l&#8217;attention du \u00bb clan des ducs \u00bb (Chevreuse, Beauvillier, Saint-Simon). L&#8217;\u00e9poque des intrigues galantes avec Nangis, Maul\u00e9vrier ou Polignac r\u00e9volue, l&#8217;accumulation des manoeuvres politiques et la succession des d\u00e9boires militaires du duc de Bourgogne ont forc\u00e9 la duchesse \u00e0 prendre sa place \u00e0 la cour et \u00e0 assumer ses pr\u00e9tentions de future reine. Elle tance les protagonistes de la cabale de Meudon (Vend\u00f4me, Mlle de Choin, le grand dauphin, le futur cardinal Alberoni, Campistron et le comte d&#8217;\u00c9vreux) ; elle fait taire les clabauderies des enfants l\u00e9gitim\u00e9s et tente de contenir le duc du Maine et la bouillante descendante des Cond\u00e9. Elle esp\u00e8re encore infl\u00e9chir les d\u00e9cisions de son p\u00e8re lorsque ce dernier rejoint les potentats europ\u00e9ens ligu\u00e9s contre Louis XIV dans le marchandage des \u00c9tats qui anime la guerre de Succession d&#8217;Espagne.<\/span><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><br type=\"_moz\"><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-a\nlign: justify;\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><span style=\"font-size: small;\">Au milieu des \u00e9preuves qui mettent l&#8217;Europe \u00e0 feu et \u00e0 sang, \u00e9claboussent son honneur, an\u00e9antissent sa famille et sa pi\u00e9t\u00e9 filiale, la duchesse \u00ab selon les mots m\u00eames de son \u00e9poux et en d\u00e9pit de ses \u00ab enfances ? ? d\u00e9couvre \u00bb un esprit bien \u00e9loign\u00e9 de ce qu&#8217;on appelle un esprit de femme \u00bb. Le couple en vient rapidement \u00e0 incarner l&#8217;espoir de la nation et des coteries qui refusent de ployer plus longtemps sous l&#8217;absolutisme personnel de Louis XIV. Malgr\u00e9 l&#8217;exil de F\u00e9nelon et la discr\u00e9tion du \u00ab clan des ducs \u00bb, l&#8217;esp\u00e9rance sourd de la communication secr\u00e8te des Tables de Chaulnes au dauphin. Les r\u00e9formes qui semblent se dessiner \u00e0 l&#8217;horizon d&#8217;une nouvelle politique monarchique redoreront le blason du duc au point d&#8217;attirer la sympathie bien sentie de Voltaire qui lui aurait encore d\u00e9cern\u00e9 la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 quand bien m\u00eame \u00ab il n&#8217;e\u00fbt \u00e9t\u00e9 qu&#8217;un simple particulier \u00ab . Le XVIIIe si\u00e8cle, \u00e9crivit Saint-Simon, s&#8217;ouvrait pour la France, par \u00bb un comble de gloire et de prosp\u00e9rit\u00e9s inou\u00efes \u00bb que catalysaient les jeunes \u00e9poux. Quelques ann\u00e9es plus tard, enterrer le duc de Bourgogne \u00e9quivaudra pour le m\u00e9morialiste, \u00e0 \u00ab enterrer la France \u00ab . L&#8217;? ann\u00e9e des quatre dauphins ? \u00bb selon le mot d&#8217;Olivier Chaline \u00bb s&#8217;ach\u00e8vera dans les rumeurs d&#8217;empoisonnement et dans une d\u00e9bauche d&#8217;oraisons fun\u00e8bres d&#8217;o\u00f9 percent les espoirs d\u00e9\u00e7us et l&#8217;imaginaire collectif de la nation.<\/span><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><br type=\"_moz\"><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><span style=\"font-size: small;\">Le colloque qui se tiendra \u00e0 Bruxelles du 04 au 06 septembre 2013 entend combler les lacunes de l&#8217;historiographie contemporaine en levant le voile sur l&#8217;organisation du m\u00e9c\u00e9nat royal (op\u00e9ra, musique, danse, litt\u00e9rature, architecture,?) qui anime la cour durant le s\u00e9jour de Marie-Ad\u00e9la\u00efde. Il entend \u00e9galement \u00e9tudier les r\u00e9formes p\u00e9dagogiques, explorer le contexte<\/span><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">politique et social dans lequel est intervenue la duchesse de Bourgogne. Il envisagera, pour ce faire, un spectre large de sources, allant des oeuvres litt\u00e9raires et des manifestations artistiques aux recueils d&#8217;oraison et \u00e0 l&#8217;\u00e9loquence sacr\u00e9e, en passant par les \u00e9godocuments ou l&#8217;\u00e9tude des relations \u00e9pistolaires de la duchesse, par l&#8217;analyse circonstanci\u00e9e et renouvel\u00e9e des forces politiques en opposition. Le colloque r\u00e9servera \u00e9galement une place \u00e0 l&#8217;iconographie et \u00e0 l&#8217;historiographie de la duchesse. Celle-ci s&#8217;est d\u00e9clin\u00e9e sous de multiples formes, depuis l&#8217;histoire anecdotique de Mme Dunoyer (Lettres historiques et galantes), les r\u00e9cits de Duclos, jusqu&#8217;\u00e0 Olivier Chaline, en passant par les volumes du comte d&#8217;Haussonville, l&#8217;histoire de Michelet et l&#8217;historiographie romanesque d&#8217;\u00c9mile Magne.<\/span><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><br type=\"_moz\"><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><span style=\"font-size: small;\">Les interventions feront l&#8217;objet d&#8217;une publication au sein d&#8217;un num\u00e9ro th\u00e9matique de la revue scientifique internationale \u00c9tudes sur le XVIIIe si\u00e8cle (2013, vol. 41). Cet ouvrage, \u00e0 l&#8217;image du colloque, rev\u00eatira une dimension r\u00e9solument interdisciplinaire, m\u00ealant histoire, histoire litt\u00e9raire, histoire de l&#8217;art, philosophie, th\u00e9ologie, histoire des id\u00e9es p\u00e9dagogiques,? Les textes des interventions et les illustrations qui les accompagneront devront \u00eatre d\u00e9pos\u00e9s \u00e0 l&#8217;issue du colloque afin d&#8217;assurer la rapide publication du volume.<\/span><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><br type=\"_moz\"><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><span style=\"font-size: small;\">Les propositions de textes sont \u00e0 adresser \u00e0 Fabrice PREYAT (Chercheur Qualifi\u00e9 aupr\u00e8s du FNRS ? Universit\u00e9 Libre de Bruxelles) \u00e0 l&#8217;adresse suivante : <a href=\"mailto:fpreyat@ulb.ac.be\" _fcksavedurl=\"mailto:fpreyat@ulb.ac.be\">fpreyat@ulb.ac.be<\/a>, avant le 15 avril 2013.<\/span><\/div>\n<\/p>\n<p><em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En octobre 1696 s&#8217;\u00e9branle depuis Turin le cort\u00e8ge qui conduira Marie-Ad\u00e9la\u00efde de Savoie \u00e0 Versailles. 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