{"id":2142,"date":"2011-03-01T00:00:00","date_gmt":"2011-03-01T00:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/20238"},"modified":"2011-03-01T00:00:00","modified_gmt":"2011-03-01T00:00:00","slug":"les-ges-de-la-vie-de-l-aube-de-la-renaissance-au-crpuscule-des-lumires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/les-ges-de-la-vie-de-l-aube-de-la-renaissance-au-crpuscule-des-lumires\/","title":{"rendered":"Les \u00c2ges de la vie de l&#8217;aube de la Renaissance au cr\u00e9puscule des Lumi\u00e8res"},"content":{"rendered":"<p><\/em><\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\" class=\"corpsTexte\"><span style=\"font-size: small;\">\u00ab Quelle est la cr\u00e9ature qui marche \u00e0 quatre pattes le matin, \u00e0 deux le midi, \u00e0 trois le soir ?, demande le Sphinx \u00e0 Oedipe arriv\u00e9 aux portes de Th\u00e8bes. \u00c0 quoi le h\u00e9ros aux pieds enfl\u00e9s r\u00e9pond : \u00bb C&#8217;est l&#8217;Homme qui au matin de sa vie se d\u00e9place \u00e0 quatre pattes, qui au midi de sa vie marche avec ses deux jambes et qui au soir de sa vie s&#8217;aide d&#8217;une canne, marchant ainsi sur trois pattes ?. Voici d\u00e9j\u00e0 pos\u00e9, \u00e0 travers cette fameuse \u00e9nigme, l&#8217;enjeu fondamental que recouvre la question des \u00e2ges de la vie : la p\u00e9riodisation de l&#8217;existence humaine, d\u00e8s lors per\u00e7ue comme un long chemin \u00e0 parcourir, ponctu\u00e9 de seuils et d&#8217;\u00e9tapes qui correspondent \u00e0 autant de p\u00e9riodes accomplies, identifiables et balis\u00e9es, ayant chacune leur propre unit\u00e9 organique et dessinant \u00e0 travers leur succession une \u00e9volution graduelle. Issu d&#8217;un h\u00e9ritage ancien et m\u00eal\u00e9 qui ressortit \u00e0 la fois \u00e0 l&#8217;historiographie, \u00e0 la morale et \u00e0 la physiologie, le motif des \u00e2ges de la vie constitue, \u00e0 l&#8217;instar du memento mori, de la danse macabre, de la roue du Temps et de la Fortune, un lieu fondateur de la m\u00e9ditation sur l&#8217;homme et son destin.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" class=\"corpsTexte\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" class=\"corpsTexte\"><span style=\"font-size: small;\">La p\u00e9riode qui s&#8217;\u00e9tend du d\u00e9but du XVIe si\u00e8cle jusqu&#8217;\u00e0 la fin du XVIIIe et \u00e0 laquelle on choisit de limiter ici l&#8217;examen ajoute \u00e0 la complexit\u00e9 intrins\u00e8que de ce topos celle d&#8217;un moment de rupture et de tension, o\u00f9 se prolonge \u00e0 mont la longue tradition antique des \u00e2ges de la vie et du monde, tandis qu&#8217;\u00e0 val s&#8217;annonce un int\u00e9r\u00eat pr\u00e9sent\u00e9 comme enti\u00e8rement nouveau pour l&#8217;individu et, plus sp\u00e9cifiquement, pour l&#8217;enfant. Ce projet de recherche entend d\u00e8s lors s&#8217;inscrire \u00e0 la suite des travaux auxquels la figure tut\u00e9laire de Philippe Ari\u00e8s a ouvert la voie depuis la parution en 1960 de son ouvrage L&#8217;Enfant et la vie familiale sous l&#8217;Ancien R\u00e9gime. Si la question des \u00e2ges de la vie, depuis ses origines antiques et m\u00e9di\u00e9vales jusqu&#8217;\u00e0 ses prolongements contemporains, a d\u00e9j\u00e0 nourri quelques ouvrages critiques au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, le traitement de cet objet d&#8217;\u00e9tude au cours de la p\u00e9riode moderne demeure \u00e0 ce jour un domaine moins \u00e9tudi\u00e9 : restent ainsi \u00e0 \u00e9crire les parties manquantes de ce trac\u00e9, en particulier la charni\u00e8re que constitue cette p\u00e9riode, o\u00f9 la lecture symbolique et anthropologique qu&#8217;implique le recours aux \u00e2ges de la vie se trouve concurrenc\u00e9e par la lecture scientifique fond\u00e9e sur les donn\u00e9es s\u00fbres de la chronologie qui entend appr\u00e9hender l&#8217;histoire \u00e0 travers la nouvelle cat\u00e9gorie des \u00e9poques. Quelle que soit la division op\u00e9r\u00e9e \u00e0 travers le cycle vital (binaire, ternaire, quaternaire), le sch\u00e9ma est appel\u00e9 tant\u00f4t \u00e0 s&#8217;\u00e9tendre \u00e0 l&#8217;histoire g\u00e9n\u00e9rale de l&#8217;humanit\u00e9 tant\u00f4t \u00e0 envelopper le parcours artistique ou litt\u00e9raire d&#8217;une destin\u00e9e particuli\u00e8re : d&#8217;un c\u00f4t\u00e9, il permet d&#8217;\u00e9tablir \u00e9chos et parall\u00e8les entre le microcosme et le macrocosme (la th\u00e9orie de l&#8217;\u00e2me du monde) ; de l&#8217;autre, il consid\u00e8re le d\u00e9ploiement d&#8217;un \u00e9ventail marqu\u00e9 par une \u00e9l\u00e9vation progressive de l&#8217;inspiration, o\u00f9 les humbles travaux du d\u00e9but laissent place \u00e0 l&#8217;oeuvre de la maturit\u00e9 (la roue de Virgile).<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" class=\"corpsTexte\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" class=\"corpsTexte\"><span style=\"font-size: small;\">Aussi pourra-t-on traiter cette question soit dans le mouvement d&#8217;ensemble qu&#8217;elle dessine soit \u00e0 partir de l&#8217;un des \u00e2ges pr\u00e9cis mis en exergue et rapporter notamment l&#8217;imaginaire des \u00e2ges de la vie \u00e0 ses racines bibliques, \u00e0 ses prolongements humanistes et m\u00eame \u00e0 ses correspondances dans la th\u00e9orie m\u00e9dicale. Quelle que soit la perspective envisag\u00e9e, il s&#8217;agira bien en d\u00e9finitive de comprendre comment le point de vue adopt\u00e9 et les enjeux consid\u00e9r\u00e9s se d\u00e9placent d&#8217;un \u00e2ge de la vie \u00e0 l&#8217;autre et de saisir la mani\u00e8re dont se constituent des r\u00e9gimes temporels distincts, aptes \u00e0 scander l&#8217;existence humaine et \u00e0 former le coeur de toute culture. Deux lignes de force articuleront les travaux \u00e0 mener pour parcourir ces trois si\u00e8cles :<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" class=\"corpsTexte\"><span style=\"font-size: small;\">? un axe g\u00e9n\u00e9tique (vertical), en \u00e9valuant la construction progressive et changeante des diff\u00e9rentes conceptions des \u00e2ges de la vie en vue d&#8217;op\u00e9rer une g\u00e9n\u00e9alogie de cette question ;<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" class=\"corpsTexte\"><span style=\"font-size: small;\">? un axe g\u00e9n\u00e9rique (horizontal), en recourant aux divers champs d&#8217;application de ce motif : le biais historiographique et biographique qui met ais\u00e9ment en oeuvre ces cat\u00e9gories \u00e0 travers les histoires g\u00e9n\u00e9rales et les vies particuli\u00e8res, la perspective des travaux des th\u00e9ologiens, des moralistes, des p\u00e9dagogues et des m\u00e9decins en qu\u00eate d&#8217;une d\u00e9finition de l&#8217;humanit\u00e9, ou encore le traitement que proposent romanciers, po\u00e8tes et dramaturges de ce motif. Si l&#8217;approche litt\u00e9raire du ph\u00e9nom\u00e8ne sera privil\u00e9gi\u00e9e, ce projet n\u00e9cessite que l&#8217;on envisage \u00e9galement les diverses repr\u00e9sentations plastiques qui lui servent \u00e0 la fois de vecteur et de ressort.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" class=\"corpsTexte\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" class=\"corpsTexte\"><span style=\"font-size: small;\">Cette journ\u00e9e d&#8217;\u00e9tude s&#8217;adresse en priorit\u00e9 aux jeunes chercheurs. Les propositions de communication doivent \u00eatre adress\u00e9es avant le 1er mars 2011 sous la forme d&#8217;un r\u00e9sum\u00e9 (de 300 mots environ), accompagn\u00e9 d&#8217;une br\u00e8ve notice bio-bibliographique de l&#8217;auteur (nom, pr\u00e9nom, courriel, institution d&#8217;appartenance, sujet de th\u00e8se, liste des principales publications), \u00e0 l&#8217;adresse \u00e9lectronique suivante : <a _fcksavedurl=\"mailto:cellf1718.colloque@gmail.com.\" href=\"mailto:cellf1718.colloque@gmail.com.\">cellf1718.colloque@gmail.com.<\/a> La journ\u00e9e d&#8217;\u00e9tude se tiendra le 25 juin 2011 \u00e0 la Maison de la Recherche de l&#8217;Universit\u00e9 Paris-Sorbonne (\u00e0 confirmer). Les communications retenues seront mises en ligne sur le site internet du C.E.L.L.F.<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" class=\"corpsTexte\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" class=\"corpsTexte\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><span style=\"font-size: small;\">Organisateurs : Pauline Decarne et Damien Fortin<\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" class=\"corpsTexte\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\" class=\"corpsTexte\"><span style=\"font-size: small;\"><\/span><span style=\"font-size: small;\">Url de r\u00e9f\u00e9rence : <a _fcksavedurl=\"http:\/\/www.cellf.paris-sorbonne.fr\" href=\"http:\/\/www.cellf.paris-sorbonne.fr\">http:\/\/www.cellf.paris-sorbonne.fr<\/a><br \/><\/span><\/div>\n<p><\/p>\n<p><em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Quelle est la cr\u00e9ature qui marche \u00e0 quatre pattes le matin, \u00e0 deux le midi, \u00e0 trois le soir ?, demande le Sphinx \u00e0 Oedipe arriv\u00e9 aux portes de Th\u00e8bes. \u00c0 quoi le h\u00e9ros aux pieds enfl\u00e9s r\u00e9pond : \u00bb C&#8217;est l&#8217;Homme qui au matin de sa vie se d\u00e9place \u00e0 quatre pattes, qui [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":303,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[7,9],"tags":[],"categorie_personnage":[],"class_list":["post-2142","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites","category-appels-contribution"],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"3.0.0","language":"gb","enabled_languages":["fr","gb"],"languages":{"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":false},"gb":{"title":false,"content":false,"excerpt":false}}},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2142","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2142"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2142\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2142"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2142"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2142"},{"taxonomy":"categorie_personnage","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_personnage?post=2142"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}