{"id":16721,"date":"2026-10-20T00:27:53","date_gmt":"2026-10-19T22:27:53","guid":{"rendered":"https:\/\/siefar.org\/?p=16721"},"modified":"2026-10-20T00:28:03","modified_gmt":"2026-10-19T22:28:03","slug":"la-jouissance-des-femmes-scandale-des-lumieres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/la-jouissance-des-femmes-scandale-des-lumieres\/","title":{"rendered":"La jouissance des femmes, scandale des Lumi\u00e8res ?"},"content":{"rendered":"<div class=\"row texte\">\n<div class=\"col-12\">\n<p>Panel propos\u00e9 dans le cadre du congr\u00e8s<\/p>\n<p><strong>&#8220;Plaisirs et sociabilit\u00e9 au XVIII\u1d49 si\u00e8cle&#8221;<\/strong><\/p>\n<p>Soci\u00e9t\u00e9 canadienne d\u2019\u00e9tude du dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle (SCEDHS)<\/p>\n<p><strong>Trois-Rivi\u00e8res (Qu\u00e9bec) \u00b7 H\u00f4tel Gouverneur \u00b7 20-23 octobre 2027<\/strong><\/p>\n<p><strong>_<\/strong><\/p>\n<p>Si, dans le long XVIII\u1d49 si\u00e8cle qui nous retiendra ici, le plaisir s\u2019affirme comme un v\u00e9ritable fait de civilisation, ses significations sociales et morales n\u2019en cessent pas moins de se redessiner.<\/p>\n<p>\u00c0 travers l\u2019Europe et les mondes atlantiques, l\u2019\u00e9volution des sociabilit\u00e9s et l\u2019essor des cultures libertines donnent une visibilit\u00e9 nouvelle aux plaisirs du corps et aux formes du d\u00e9sir. La France en offre un observatoire particuli\u00e8rement riche\u00a0: la \u00ab\u00a0France galante\u00a0\u00bb dont Alain Viala a retrac\u00e9 l\u2019histoire culturelle voit au cours du si\u00e8cle ses codes se recomposer au contact de la licence et du libertinage[1]. Les femmes occupent une place centrale dans cette \u00e9conomie du plaisir\u00a0: dans la r\u00e9alit\u00e9 sociale et politique, o\u00f9 favorites et ma\u00eetresses peuvent acqu\u00e9rir visibilit\u00e9 et influence\u00a0; dans les fictions, qui multiplient les figures de femmes d\u00e9sirantes et jouissantes\u00a0; jusque dans les productions satiriques et les libelles pornographiques, o\u00f9 la sexualit\u00e9 qui leur est attribu\u00e9e devient un puissant instrument de disqualification. Jamais peut-\u00eatre les plaisirs des femmes n\u2019ont \u00e9t\u00e9 autant repr\u00e9sent\u00e9s et fantasm\u00e9s, sans que cette omnipr\u00e9sence signifie pour autant l\u2019autonomie de celles qui les \u00e9prouvent.<\/p>\n<p>Ce d\u00e9calage est d\u2019autant plus frappant que le si\u00e8cle transforme simultan\u00e9ment les fondements philosophiques de la morale sexuelle. Comme l\u2019a montr\u00e9 Jonathan I. Israel, les premiers effets sensibles de ce qu\u2019il d\u00e9signe comme les \u00ab\u00a0Lumi\u00e8res radicales\u00a0\u00bb, selon une cat\u00e9gorie historiographique largement discut\u00e9e, se manifestent, avant m\u00eame leurs cons\u00e9quences proprement politiques, dans les domaines de la sexualit\u00e9, de l\u2019\u00e9rotisme et de la place des femmes[2]. Naturalisme philosophique et spinozisme contribuent \u00e0 dissocier la morale de la religion\u00a0; la remise en cause des hi\u00e9rarchies fond\u00e9es sur la tradition ou la R\u00e9v\u00e9lation, comme l\u2019affirmation d\u2019une raison commune aux deux sexes, fragilisent les justifications anciennes de la subordination f\u00e9minine. Plus d\u00e9cisivement encore, la libido peut \u00eatre pens\u00e9e comme \u00e9galement naturelle chez les femmes et chez les hommes\u00a0: la chastet\u00e9 cesse d\u2019aller de soi comme disposition proprement f\u00e9minine et la r\u00e9pression unilat\u00e9rale de la sexualit\u00e9 des femmes devient elle-m\u00eame susceptible de critique.<\/p>\n<p>La seconde moiti\u00e9 du si\u00e8cle, puis la rupture r\u00e9volutionnaire, d\u00e9placent cependant les termes du probl\u00e8me. \u00c0 l\u2019horizon de la galanterie et du libertinage se superpose une conception renouvel\u00e9e de la vertu, tandis que l\u2019autorit\u00e9 croissante des m\u00e9decins soumet le corps f\u00e9minin \u00e0 une observation plus \u00e9troite. La R\u00e9volution puis l\u2019Empire prolongent ce d\u00e9placement en r\u00e9organisant la place assign\u00e9e aux femmes dans l\u2019ordre social, sans abolir les hi\u00e9rarchies de genre. Reconna\u00eetre un d\u00e9sir f\u00e9minin naturel ne conduit ainsi que rarement \u00e0 reconna\u00eetre aux femmes une \u00e9gale libert\u00e9 sexuelle\u00a0: les principes qui ordonnent leurs conduites se transforment, mais l\u2019exigence particuli\u00e8re qui p\u00e8se sur elles demeure.<\/p>\n<p>C\u2019est dans cet \u00e9cart que se loge ce que nous proposons d\u2019appeler un \u00ab\u00a0scandale des Lumi\u00e8res\u00a0\u00bb. Scandale moral, certes, lorsque la jouissance des femmes trouble l\u2019ordre sexuel et social\u00a0; mais surtout scandale intellectuel, lorsqu\u2019elle oblige les discours universalistes \u00e0 affronter les cons\u00e9quences de leurs propres principes. La difficult\u00e9 devient particuli\u00e8rement vive d\u00e8s lors que les femmes ne sont plus seulement pens\u00e9es comme objets du d\u00e9sir ou comme corps jouissants, mais comme sujets de leur propre jouissance. Qui peut alors dire cette jouissance, et \u00e0 partir de quelle exp\u00e9rience\u00a0? \u00c0 quelles conditions peut-elle devenir socialement recevable, plut\u00f4t que scandaleuse\u00a0? Que co\u00fbte \u00e0 une femme le fait d\u2019\u00eatre publiquement reconnue comme sujet de plaisir\u00a0?<\/p>\n<p>De l\u2019Ancien R\u00e9gime aux premi\u00e8res ann\u00e9es de l\u2019Empire, le rapport entre reconnaissance du d\u00e9sir et libre disposition de soi ne cesse donc de se red\u00e9finir, invitant finalement \u00e0 se demander dans quelle mesure cette dissociation demeure \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans nos propres fa\u00e7ons de penser les plaisirs des femmes.<\/p>\n<p><strong>Axe 1\u00a0: Qui parle quand les femmes jouissent\u00a0? Voix, ventriloquies et savoirs du plaisir<\/strong><\/p>\n<p>Comment saisir le plaisir des femmes lorsque les archives qui le racontent sont elles-m\u00eames travers\u00e9es par une profonde dissym\u00e9trie de genre\u00a0? Une part importante de la litt\u00e9rature libertine, \u00e9rotique ou pornographique du XVIII\u1d49 si\u00e8cle fait entendre des voix f\u00e9minines fa\u00e7onn\u00e9es par des hommes \u2013 de Cr\u00e9billon fils \u00e0 Diderot, dont <em>Les Bijoux indiscrets<\/em> poussent jusqu\u2019\u00e0 la litt\u00e9ralit\u00e9 la fiction d\u2019un sexe f\u00e9minin parlant\u00a0; du <em>Portier des Chartreux<\/em> \u00e0 <em>Th\u00e9r\u00e8se philosophe<\/em>\u00a0; de <em>Margot la ravaudeuse<\/em> de Fougeret de Monbron \u00e0 <em>F\u00e9licia ou Mes fredaines<\/em> de Nerciat\u00a0; de La Morli\u00e8re \u00e0 R\u00e9tif de La Bretonne, de Mirabeau \u00e0 Sade. Autant de textes qui d\u00e9crivent et parfois th\u00e9orisent la jouissance des femmes. Que valent aujourd\u2019hui ces savoirs masculins du plaisir f\u00e9minin\u00a0? Faut-il n\u2019y voir que projection, appropriation ou fantasme, ou peuvent-ils aussi conserver, sous leurs biais et leurs violences propres, une connaissance des corps, des pratiques et des rapports de d\u00e9sir\u00a0?<\/p>\n<p>\u00c0 cette abondance r\u00e9pond la n\u00e9cessit\u00e9 de retrouver et d\u2019interroger les textes dans lesquels des femmes elles-m\u00eames donnent forme \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience du plaisir\u00a0: fictions, correspondances, m\u00e9moires, po\u00e9sie, \u00e9crits philosophiques, mais aussi les \u00e9critures o\u00f9 la jouissance, moins directement dicible, ne se laisse saisir qu\u2019en creux. La comparaison ne saurait cependant opposer une parole masculine n\u00e9cessairement falsificatrice \u00e0 une parole f\u00e9minine imm\u00e9diatement authentique\u00a0: aucune parole sur le plaisir n\u2019est un acc\u00e8s imm\u00e9diat \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience.<\/p>\n<p>La notion de \u00ab\u00a0ventriloquie textuelle[3]\u00a0\u00bb permet alors moins de d\u00e9partager des voix l\u00e9gitimes et ill\u00e9gitimes que d\u2019interroger la constitution m\u00eame d\u2019un savoir sur le plaisir des femmes\u00a0: qui peut le dire, depuis quelle position et avec quelle autorit\u00e9\u00a0? Que produit l\u2019\u00e9cart entre sexe de l\u2019auteur ou de l\u2019autrice, genre de la voix et sujet du plaisir\u00a0? Comment lire ces archives sans confondre repr\u00e9sentation et exp\u00e9rience, mais sans renoncer non plus \u00e0 ce qu\u2019elles peuvent nous apprendre\u00a0?<\/p>\n<p><strong>Axe 2\u00a0: Jouir sous surveillance\u00a0: savoirs et gouvernement du plaisir f\u00e9minin<\/strong><\/p>\n<p>Dire le plaisir ne suffit pas\u00a0: encore faut-il d\u00e9terminer ce qu\u2019il signifie et jusqu\u2019o\u00f9 il peut l\u00e9gitimement s\u2019exercer. M\u00e9decine, droit, morale, religion ou p\u00e9dagogie ne se contentent pas de r\u00e9primer les plaisirs des femmes\u00a0; ils contribuent \u00e0 en fixer les cat\u00e9gories et les fronti\u00e8res, en d\u00e9finissant ce qui rel\u00e8ve de la norme et ce qui s\u2019en \u00e9carte. De <em>L\u2019Onanisme<\/em> de Tissot (1760) \u00e0 <em>La Nymphomanie<\/em> de Bienville (1771), des discours sur l\u2019adult\u00e8re \u00e0 ceux qui entourent les plaisirs solitaires, la prostitution ou les conduites dites \u00ab\u00a0d\u00e9prav\u00e9es\u00a0\u00bb, le corps f\u00e9minin devient ainsi un objet privil\u00e9gi\u00e9 de savoir et de gouvernement.<\/p>\n<p>Ces discours ne d\u00e9crivent pas un plaisir f\u00e9minin d\u00e9j\u00e0 constitu\u00e9\u00a0: ils contribuent \u00e0 en d\u00e9finir les formes recevables et les exc\u00e8s. La sexualit\u00e9 des femmes peut \u00eatre pens\u00e9e comme naturellement plus mod\u00e9r\u00e9e et simultan\u00e9ment comme susceptible d\u2019une d\u00e9mesure pathologique\u00a0; leur d\u00e9sir reconnu comme naturel et n\u00e9anmoins tenu pour une menace possible \u00e0 l\u2019ordre familial ou social. Comment une libido d\u00e9clar\u00e9e commune aux deux sexes devient-elle l\u2019objet d\u2019une vigilance diff\u00e9renci\u00e9e\u00a0? Pourquoi une m\u00eame pratique change-t-elle de sens selon le sexe de celui ou celle qui s\u2019y livre\u00a0? \u00c0 quel moment un plaisir cesse-t-il d\u2019\u00eatre plaisir pour devenir sympt\u00f4me, faute, d\u00e9sordre ou danger\u00a0?<\/p>\n<p>Mais gouverner ne signifie jamais d\u00e9terminer enti\u00e8rement les conduites\u00a0: ces normes sont retravaill\u00e9es par celles auxquelles elles s\u2019adressent. Il pourra donc s\u2019agir d\u2019\u00e9tudier non seulement les dispositifs qui pr\u00e9tendent r\u00e9gler les plaisirs f\u00e9minins, mais encore les usages que les femmes font des cat\u00e9gories qui leur sont impos\u00e9es et les marges qu\u2019elles ouvrent \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de celles-ci.<\/p>\n<p><strong>Axe 3\u00a0: Jouir \u00e0 quel prix\u00a0? Le plaisir des femmes au miroir de l\u2019opinion<\/strong><\/p>\n<p>Une fois dit, pratiqu\u00e9 ou revendiqu\u00e9, le plaisir entre enfin dans l\u2019\u00e9conomie du jugement social. Au XVIII\u1d49 si\u00e8cle, l\u2019opinion acquiert une capacit\u00e9 croissante de cons\u00e9cration et de disqualification\u00a0: le nom, les m\u0153urs, le corps et la vie priv\u00e9e peuvent d\u00e9sormais peser sur l\u2019appr\u00e9ciation d\u2019une personne et de son \u0153uvre. Or cette exposition n\u2019a ni les m\u00eames formes ni les m\u00eames co\u00fbts pour les femmes et pour les hommes.<\/p>\n<p>La recherche ou l\u2019affirmation du plaisir engage ainsi bien davantage que la seule r\u00e9putation sexuelle d\u2019une femme\u00a0: elle peut affecter son cr\u00e9dit social, son autorit\u00e9 intellectuelle et jusqu\u2019aux conditions de sa post\u00e9rit\u00e9. L\u00e0 o\u00f9 le libertinage peut s\u2019int\u00e9grer \u00e0 la <em>persona<\/em> d\u2019un \u00e9crivain ou d\u2019un philosophe, une femme dont la sexualit\u00e9 est publiquement expos\u00e9e risque plus volontiers de voir son \u0153uvre relue \u00e0 travers ses m\u0153urs et son autorit\u00e9 rabattue sur son corps. Dans quelle mesure peut-elle alors \u00eatre reconnue comme sujet de savoir tout en demeurant identifiable comme sujet de plaisir\u00a0?\u00a0De Ninon de Lenclos, dont la transmission comme figure d\u2019\u00e9picurienne suppose de composer avec sa r\u00e9putation sexuelle, \u00e0 \u00c9milie du Ch\u00e2telet, dont la post\u00e9rit\u00e9 a longtemps entrelac\u00e9 l\u2019\u0153uvre philosophique et la vie amoureuse, les formes de cette tension varient. Elles deviennent particuli\u00e8rement visibles dans l\u2019espace public r\u00e9volutionnaire et postr\u00e9volutionnaire\u00a0: Mary Wollstonecraft voit sa m\u00e9moire profond\u00e9ment affect\u00e9e par la divulgation posthume de sa vie intime\u00a0; Germaine de Sta\u00ebl affronte des attaques o\u00f9 la femme, l\u2019autrice et la personnalit\u00e9 publique deviennent difficilement dissociables.<\/p>\n<p>L\u2019enjeu exc\u00e8de donc l\u2019opprobre imm\u00e9diat. Il concerne la mani\u00e8re dont l\u2019opinion travaille dans la dur\u00e9e la m\u00e9moire des femmes, infl\u00e9chissant ce qui demeure d\u2019elles et la fa\u00e7on dont leur post\u00e9rit\u00e9 se construit. Comment une r\u00e9putation sexuelle devient-elle une grille de lecture d\u2019une \u0153uvre\u00a0? Pourquoi faut-il parfois d\u00e9s\u00e9rotiser une femme pour lui restituer une autorit\u00e9 philosophique ou litt\u00e9raire\u00a0? Et que perd-on, inversement, lorsqu\u2019une post\u00e9rit\u00e9 purifie ces trajectoires de ce qui rel\u00e8ve du d\u00e9sir et du plaisir\u00a0?<\/p>\n<p>_<\/p>\n<p>En somme, ce panel propose d\u2019interroger la jouissance des femmes comme une entr\u00e9e privil\u00e9gi\u00e9e pour penser les rapports entre \u00ab\u00a0plaisirs et sociabilit\u00e9 au XVIII\u1d49 si\u00e8cle\u00a0\u00bb\u00a0: loin de relever de la seule sph\u00e8re intime, le plaisir f\u00e9minin prend sens \u2013 il se dit, se r\u00e8gle et se juge \u2013 dans des espaces sociaux qui en d\u00e9terminent les formes l\u00e9gitimes et les co\u00fbts symboliques. Les trois axes propos\u00e9s permettront ainsi d\u2019\u00e9tudier les conditions sociales qui rendent le plaisir f\u00e9minin pensable, acceptable ou au contraire condamnable, et la mani\u00e8re dont ces conditions p\u00e8sent sur la possibilit\u00e9, pour les femmes, d\u2019\u00eatre reconnues comme sujets de leur propre jouissance. Ouvert \u00e0 une approche interdisciplinaire et aux diff\u00e9rents espaces europ\u00e9ens et atlantiques, le panel entend enfin prolonger ce questionnement dans ses r\u00e9sonances contemporaines\u00a0: comment reconna\u00eetre la libert\u00e9 des femmes sans continuer \u00e0 faire de leur corps et de leur plaisir l\u2019\u00e9preuve privil\u00e9gi\u00e9e de cette libert\u00e9\u00a0?<\/p>\n<p>__<\/p>\n<p><strong>Modalit\u00e9 de soumission\u00a0: <\/strong>Les propositions (250 mots max.), accompagn\u00e9es d\u2019une courte biobibliographie, sont \u00e0 envoyer <strong>avant le 15 d\u00e9cembre 2026<\/strong>\u00a0aux deux organisateurs du panel\u00a0: Leila Chevalley (<a href=\"mailto:leila.sayeg@sorbonne-nouvelle.fr\">leila.sayeg@sorbonne-nouvelle.fr<\/a>) et Alexis T\u00e9treault (<a href=\"mailto:atetr065@uottawa.ca\">atetr065@uottawa.ca<\/a>).<\/p>\n<p>\u2014<\/p>\n<p>[1] Alain Viala, <em>La France galante. Essai historique sur une cat\u00e9gorie culturelle, de ses origines jusqu\u2019\u00e0 la R\u00e9volution<\/em>, Paris, PUF, coll. \u00ab\u00a0Les Litt\u00e9raires\u00a0\u00bb, 2008.<br \/>\n[2] Jonathan I. Israel, \u00ab\u00a0Les femmes, la philosophie et la sexualit\u00e9\u00a0\u00bb, dans <em>Les Lumi\u00e8res radicales. La philosophie, Spinoza et la naissance de la modernit\u00e9 (1650-1750)<\/em>, trad. Pauline Hugues, Charlotte Nordmann et J\u00e9r\u00f4me Rosanvallon, Paris, \u00c9ditions Amsterdam, 2005, p. 113-128.<br \/>\n[3] Roxanne Roy et Diane Desrosiers (dir.), <em>Figures ventriloques. Voix de femmes (XVI<sup>e<\/sup>-XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle)<\/em>, Paris, Classiques Garnier, coll. \u00ab\u00a0Masculin\/f\u00e9minin dans l\u2019Europe moderne\u00a0\u00bb, n\u00b0 40, 2025.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<footer>\n<div class=\"col-12\">\n<ul>\n<li><b>Responsable :<\/b><br \/>\n<a href=\"mailto:leila.sayeg@sorbonne-nouvelle.fr\">Leila Chevalley (Universit\u00e9 Sorbonne Nouvelle \u2013 FIRL, EA 174) ; Alexis T\u00e9treault (Universit\u00e9 d\u2019Ottawa)<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/footer>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Panel propos\u00e9 dans le cadre du congr\u00e8s &#8220;Plaisirs et sociabilit\u00e9 au XVIII\u1d49 si\u00e8cle&#8221; Soci\u00e9t\u00e9 canadienne d\u2019\u00e9tude du dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle (SCEDHS) Trois-Rivi\u00e8res (Qu\u00e9bec) \u00b7 H\u00f4tel Gouverneur \u00b7 20-23 octobre 2027 _ Si, dans le long XVIII\u1d49 si\u00e8cle qui nous retiendra ici, le plaisir s\u2019affirme comme un v\u00e9ritable fait de civilisation, ses significations sociales et morales n\u2019en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":15314,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[],"categorie_personnage":[],"class_list":["post-16721","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-appels-contribution"],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"3.0.0","language":"gb","enabled_languages":["fr","gb"],"languages":{"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":false},"gb":{"title":false,"content":false,"excerpt":false}}},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16721","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16721"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16721\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16723,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16721\/revisions\/16723"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15314"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16721"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16721"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16721"},{"taxonomy":"categorie_personnage","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_personnage?post=16721"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}