{"id":16713,"date":"2026-10-20T00:16:33","date_gmt":"2026-10-19T22:16:33","guid":{"rendered":"https:\/\/siefar.org\/?p=16713"},"modified":"2026-10-20T00:18:36","modified_gmt":"2026-10-19T22:18:36","slug":"a-vive-allure-valeurs-pratiques-et-poetiques-de-la-vitesse-dans-le-roman-francais-du-18e-siecle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/a-vive-allure-valeurs-pratiques-et-poetiques-de-la-vitesse-dans-le-roman-francais-du-18e-siecle\/","title":{"rendered":"\u00c0 vive allure. Valeurs, pratiques et po\u00e9tiques de la vitesse dans le roman fran\u00e7ais du 18e si\u00e8cle"},"content":{"rendered":"<p><strong>Colloque international, 4-5 novembre 2027\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Universit\u00e9 Sorbonne-Nouvelle \/ Sorbonne Universit\u00e9\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Depuis quelques d\u00e9cennies, la vitesse fait l\u2019objet d\u2019un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat de la part des sp\u00e9cialistes du genre narratif.<\/p>\n<p>G\u00e9rard Genette s\u2019est le premier int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la vitesse du r\u00e9cit, qu\u2019il d\u00e9finit comme \u00ab\u00a0le rapport entre une dur\u00e9e (celle de l\u2019histoire [\u2026]) et une longueur\u00a0: celle du texte, mesur\u00e9e en lignes et en pages[1]\u00a0\u00bb. Cette vitesse se situe sur une \u00e9chelle allant de celle, minimale, de la pause, \u00e0 celle, quasiment infinie, de l\u2019ellipse, en passant par la sc\u00e8ne et le sommaire. Indirectement, le volume textuel permet d\u2019approcher une autre vitesse, rigoureusement inconnaissable\u00a0: celle de la lecture[2]. \u00c0 ces deux vitesses, du r\u00e9cit et de la lecture, nous ajoutons celle de l\u2019\u00e9criture, pour tenter d\u2019examiner les interactions entre ces trois dimensions du tempo du texte narratif, dimensions qui ne sont pas forc\u00e9ment convergentes.<\/p>\n<p>Les renouvellements en mati\u00e8re de narratologie complexifient l\u2019analyse de la vitesse en invitant \u00e0 prendre en compte d\u2019autres param\u00e8tres, tels que la dynamique de la \u00ab\u00a0mise en intrigue\u00a0\u00bb et les effets d\u2019acc\u00e9l\u00e9ration li\u00e9s \u00e0 la \u00ab\u00a0d\u00e9clivit\u00e9[3]\u00a0\u00bb, les projections des lecteurs et leur r\u00e9vision dans des approches inspir\u00e9es des sciences cognitives[4], ou encore la segmentation mat\u00e9rielle du texte par le chapitrage qui induit une certaine \u00ab\u00a0rythmique de la lecture[5]\u00a0\u00bb. En parall\u00e8le, le d\u00e9veloppement de l\u2019histoire du livre et de la lecture d\u2019une part, des pratiques d\u2019\u00e9criture d\u2019autre part, permet de proposer une approche plus historicis\u00e9e et li\u00e9e aux conditions concr\u00e8tes de production et de r\u00e9ception des textes narratifs. Tout cela appelle donc une enqu\u00eate collective, portant en particulier sur le dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle, souvent per\u00e7u comme un moment de mutation dans ces domaines, et qui offre en outre, en mati\u00e8re de formes romanesques, tout une palette \u00e0 explorer.<\/p>\n<p>De la s\u00e9cheresse du roman r\u00e9gence au style \u00ab\u00a0coulant\u00a0\u00bb des longs romans qui continuent d\u2019influencer certains romanciers[6], en passant par la dynamique picaresque, le roman de cette p\u00e9riode offre en effet un riche champ d\u2019exploration de la vitesse et de ses multiples effets po\u00e9tiques. En outre, les rythmes de consommation et de fabrication de la fiction s\u2019acc\u00e9l\u00e8rent\u00a0: on a pu parler, au sujet de la seconde moiti\u00e9 du si\u00e8cle, d\u2019une v\u00e9ritable \u00ab\u00a0r\u00e9volution de la lecture\u00a0\u00bb, ou du moins du d\u00e9ploiement d\u2019une lecture \u00ab\u00a0extensive\u00a0\u00bb, pr\u00e9datrice[7]\u00a0; la librairie s\u2019industrialise\u00a0; dans le cas des romans par parties s\u00e9par\u00e9es, la taille des livraisons et la p\u00e9riodicit\u00e9 se normalise, de sorte que les auteurs peuvent jouer avec les attentes de lecteurs impatients, au risque que des continuateurs les prennent de vitesse. Il reste \u00e0 interroger les r\u00e9percussions po\u00e9tiques de ces mutations et \u00e0 mettre les imaginaires critiques autour de la c\u00e9l\u00e9rit\u00e9 du roman du dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de corpus moins connus, ou examin\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 de nouveaux outils critiques.<\/p>\n<p>L\u2019analyse de romans d\u2019Ancien R\u00e9gime a d\u00e9j\u00e0 servi \u00e0 renouveler notre perception des enjeux de la vitesse, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019examiner le lien entre texte \u00ab\u00a0fil\u00e9\u00a0\u00bb et lecture rapide ou entre chapitrage et inscription des rythmes d\u2019\u00e9criture[8]\u00a0; d\u2019\u00e9tudier la dimension strat\u00e9gique de la rapidit\u00e9 dans <em>Manon Lescaut<\/em>[9]\u00a0; ou encore de comparer la gestion de la vitesse des <em>Trois Mousquetaires<\/em> de Dumas avec celle des <em>M\u00e9moires de d\u2019Artagnan<\/em> de Courtilz de Sandras[10]. Il s\u2019agit de prolonger ces \u00e9tudes, en s\u2019int\u00e9ressant \u00e0 la vitesse au sens de rapidit\u00e9, aussi bien du point de vue de la lecture (vitesse narrative, mais aussi de consommation des textes) que de l\u2019\u00e9criture et de la publication, en tentant d\u2019envisager leurs interactions. Les communications pourront, de mani\u00e8re non exclusive, s\u2019inscrire dans un ou plusieurs des axes suivants\u00a0:<\/p>\n<p><strong>\u2013 Longueur des textes et vitesse \u00a0<\/strong><\/p>\n<p>La longueur du roman du dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle est extr\u00eamement variable, ce qui permet d\u2019interroger les liens, parfois paradoxaux, entre les diff\u00e9rents types de vitesse (narrative, de lecture, d\u2019\u00e9criture). On aurait tendance \u00e0 associer narration br\u00e8ve et vitesse de lecture, mais la longueur, associ\u00e9e \u00e0 de multiples rebondissements et \u00e0 des techniques d\u2019\u00e9criture s\u00e9rielle, peut aussi inviter \u00e0 d\u00e9vorer le livre[11]. Du point de vue de l\u2019\u00e9criture, le style cisel\u00e9 des \u00ab\u00a0petits\u00a0\u00bb romans semble s\u2019opposer \u00e0 l\u2019\u00e9criture au kilom\u00e8tre des fictions en plusieurs volumes\u00a0: la qualit\u00e9 et la lenteur de l\u2019\u00e9laboration d\u2019un c\u00f4t\u00e9, la quantit\u00e9 et la rapidit\u00e9 d\u2019ex\u00e9cution de l\u2019autre. Mais la \u00ab\u00a0densit\u00e9 styl\u00e9matique[12]\u00a0\u00bb d\u2019un long roman est-elle n\u00e9cessairement moins grande\u00a0? Le sentiment de la longueur varie aussi en fonction de l\u2019avanc\u00e9e dans la lecture ou l\u2019\u00e9criture\u00a0: quand on approche de la fin d\u2019un roman, le temps souvent s\u2019acc\u00e9l\u00e8re.<\/p>\n<p>Les liens entre volume textuel et vitesse demandent donc \u00e0 \u00eatre questionn\u00e9s, saisis dans la dynamique de la lecture ou de l\u2019\u00e9criture et en interaction avec d\u2019autres param\u00e8tres comme le \u00ab\u00a0chronotope[13]\u00a0\u00bb ou la dialectique entre tension vers la fin (telos) et d\u00e9ploiement de la toile textuelle (tela)[14]. Ils pourront ainsi donner lieu une analyse multidimensionnelle, qui mette en jeu l\u2019\u00ab\u00a0\u00e9paisseur\u00a0\u00bb du texte voire sa \u00ab\u00a0profondeur[15]\u00a0\u00bb, et non seulement son \u00e9tendue spatiale.<\/p>\n<p><strong>\u2013 \u00a0Valeurs de la vitesse\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>La critique semble opposer une bonne et une mauvaise vitesse du roman du dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle, l\u2019\u00e9l\u00e9gante vivacit\u00e9 des romans bondissants de Louvet de Couvray, \u00e0 l\u2019encha\u00eenement fr\u00e9n\u00e9tique des p\u00e9rip\u00e9ties dans les romans feuilletonnants de Mouhy. La vitesse du r\u00e9cit est donc un \u00e9l\u00e9ment mobilis\u00e9 tr\u00e8s diff\u00e9remment dans les jugements de valeur port\u00e9 sur les \u0153uvres par les critiques de l\u2019\u00e9poque et des si\u00e8cles suivants.<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 de la lecture, il semble que la lenteur conserve un primat symbolique. Le lecteur impatient constitue bien souvent, dans les \u00ab\u00a0avis\u00a0\u00bb ou les pr\u00e9faces, un repoussoir. De m\u00eame, les romans qui se lisent vite seraient n\u00e9cessairement de mauvais romans, de la litt\u00e9rature \u00ab\u00a0\u00e0 consommer\u00a0\u00bb, peu faite pour passer \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9[16]. Pourtant, des logiques commerciales et proprement litt\u00e9raires poussent certains romanciers \u00e0 faire de la vitesse de consommation de leurs romans la preuve d\u2019une qualit\u00e9 d\u2019\u00e9criture.<\/p>\n<p>Les jugements associ\u00e9s \u00e0 la vitesse d\u2019\u00e9criture sont tout aussi ambigus, d\u2019un Mouhy vilipend\u00e9 pour sa prolixit\u00e9 suspecte \u00e0 un\u00b7e Scud\u00e9ry admir\u00e9\u00b7e (ironiquement\u00a0?) pour sa capacit\u00e9 \u00ab\u00a0enfante[r] sans douleur deux jumeaux tous les mois[17]\u00a0\u00bb. La disqualification du folliculaire ou du pauvre diable forc\u00e9 d\u2019\u00e9crire \u00e0 toute vitesse se double paradoxalement d\u2019un v\u00e9ritable \u00ab\u00a0\u201cmythe\u201d aristocratique de la rapidit\u00e9\u00a0\u00bb opposant la vitesse d\u2019\u00e9criture de l\u2019\u00e9crivant noble, associ\u00e9 \u00e0 un g\u00e9nie naturel pour la v\u00e9rit\u00e9, \u00e0 la lenteur de l\u2019\u00e9crivain roturier condamn\u00e9 \u00e0 la fabrication rh\u00e9torique[18]. La vitesse d\u2019\u00e9laboration du texte peut donc se lire tour \u00e0 tour comme l\u2019indice d\u2019une sprezzatura valorisante ou comme celui d\u2019une n\u00e9gligence impardonnable.<\/p>\n<p>Il s\u2019agira donc d\u2019interroger la mani\u00e8re dont les romanciers (ou leurs narrateurs) repr\u00e9sentent leur propre vitesse d\u2019\u00e9criture et la vitesse de lecture de leurs ouvrages, d\u2019interroger la vitesse comme lieu rh\u00e9torique, comme \u00e9l\u00e9ment de construction d\u2019un ethos de lecteur et d\u2019auteur, en lien avec les mutations contemporaines.<\/p>\n<p><strong>\u2013 Po\u00e9tiques de la vitesse et effets de lecture <\/strong><\/p>\n<p>Enfin, non plus du point de vue de la critique, mais de l\u2019exp\u00e9rience des textes\u00a0: comment se manifeste l\u2019appel \u00e0 une lecture rapide et \u00e0 quelles fins r\u00e9pond-t-il\u00a0? On a plut\u00f4t l\u2019habitude d\u2019\u00e9tudier la mani\u00e8re dont l\u2019auteur programme des pauses d\u00e9volues \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation des morceaux de bravoure stylistique comme les ekphraseis, mais peut-on concevoir \u00e9galement une po\u00e9tique permettant une valorisation esth\u00e9tique de la vitesse\u00a0? Les facteurs d\u2019acc\u00e9l\u00e9ration renvoient-ils n\u00e9cessairement \u00e0 une lecture facile, reposant sur la reconnaissance de st\u00e9r\u00e9otypes acc\u00e9l\u00e9rateurs de lecture[19], ou peut-on penser la vitesse, source de d\u00e9sorientation, comme une mise \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du lecteur\u00a0? Le lien entre vitesse et immersion se pose \u00e9galement\u00a0: un livre que l\u2019on d\u00e9vore est-il vou\u00e9 \u00e0 \u00eatre lu au premier degr\u00e9, ou existe-t-il un usage de la vitesse qui permette la distanciation\u00a0? La vitesse semble avoir des tonalit\u00e9s contradictoires entre accentuation du pathos et cr\u00e9ation d\u2019effets comiques.<\/p>\n<p>Les apports des sciences cognitives mais aussi de la \u00ab\u00a0th\u00e9orie du d\u00e9placement d\u00e9ictique[20]\u00a0\u00bb ou de l\u2019\u00e9conomie de l\u2019information[21] pourront \u00eatre mobilis\u00e9s pour interroger la capacit\u00e9 d\u2019un texte \u00e0 programmer un tempo rapide et les limites de cette programmation. Les aspects les plus mat\u00e9riels du texte, sa structuration en chapitres, en paragraphes[22]et en phrases plus ou moins br\u00e8ves, aussi bien que les choix typographiques et iconographiques[23], pourront aussi \u00eatre envisag\u00e9s dans cette perspective\u00a0: les tables, par exemple, invitent-elles au feuilletage rapide et sont-elles la forme la plus visible d\u2019une acc\u00e9l\u00e9ration de la lecture\u00a0?<\/p>\n<p>\u2014<\/p>\n<p>Les propositions pourront emprunter ces directions ou d\u2019autres et en particulier proposer une comparaison entre des aires g\u00e9ographiques, ou avec le si\u00e8cle pr\u00e9c\u00e9dent afin d\u2019envisager le plus d\u2019effets possibles de la vitesse sur le roman et sa r\u00e9ception.<\/p>\n<p>Les propositions de communication (entre 400 et 500 mots), accompagn\u00e9es d\u2019une courte notice bio-bibliographique, sont \u00e0 envoyer avant le <strong>1er mars 2027<\/strong> aux deux adresses suivantes\u00a0:<\/p>\n<p><a href=\"mailto:marion.bally@sorbonne-universite.fr\">marion.bally@sorbonne-universite.fr<\/a><\/p>\n<p><a href=\"mailto:florence.magnot@sorbonne-nouvelle.fr\">florence.magnot@sorbonne-nouvelle.fr<\/a><\/p>\n<p>Les participants dont les communications auront \u00e9t\u00e9 retenues seront inform\u00e9s dans le courant du mois d\u2019avril 2027.<\/p>\n<p>\u2014<\/p>\n<p><strong>Comit\u00e9 d\u2019organisation<\/strong><\/p>\n<p>Marion Bally, Sorbonne Universit\u00e9<\/p>\n<p>Florence Magnot-Ogilvy, Universit\u00e9 Sorbonne Nouvelle<\/p>\n<p>\u2014<\/p>\n<p><strong>Comit\u00e9 scientifique<\/strong><\/p>\n<p>Aur\u00e9lia Gaillard (Universit\u00e9 Bordeaux Montaigne)<\/p>\n<p>Nathalie Kremer (Sorbonne-Nouvelle)<\/p>\n<p>Erik Leborgne (Sorbonne-Nouvelle)<\/p>\n<p>Christophe Martin (Sorbonne Universit\u00e9)<\/p>\n<p>Emmanuelle Semp\u00e8re (Universit\u00e9 de Strasbourg)<\/p>\n<p>\u2014<\/p>\n<p><strong>Bibliographie indicative\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Adam Jean-Michel, <em>Le Paragraphe\u00a0: entres phrases et texte<\/em>, Paris, Armand Colin, 2018.<\/p>\n<p>Baetens Jan, Hume Kathryn, \u00ab\u00a0Speed, Rhythm, Movement: A Dialogue on K. Hume\u2019s Article \u2018Narrative Speed\u2019\u00a0\u00bb, <em>Narrative<\/em>, vol. 14, n\u00b0 3, octobre 2006, 349-355.<\/p>\n<p>Baroni Rapha\u00ebl,<em> La Tension narrative<\/em>, Paris, Seuil, 2007.<\/p>\n<p>Baroni Rapha\u00ebl, <em>Les Rouages de l\u2019intrigue. Les outils de la narratologie postclassique pour l\u2019analyse des textes litt\u00e9raires<\/em>, Gen\u00e8ve, Slatkine \u00c9rudition, 2017.<\/p>\n<p>Baroni Rapha\u00ebl, \u00ab\u00a0Des virtualit\u00e9s du monde de l\u2019histoire \u00e0 la mise en intrigue\u00a0: une alternative au sch\u00e9ma narratif\u00a0\u00bb, <em>Pratiques<\/em>, n\u00b0 197-198, 2023, en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/pratiques\/12755\">https:\/\/journals.openedition.org\/pratiques\/12755<\/a>.<\/p>\n<p>Bakhtine Mikha\u00efl, \u00ab\u00a0Formes du temps et du chronotope dans le roman\u00a0\u00bb, <em>Esth\u00e9tique et th\u00e9orie du roman<\/em>, Paris, Gallimard, 1978, p. 235-398.<\/p>\n<p>Barthes Roland, <em>La Pr\u00e9paration au roman<\/em>, Paris, Seuil\/IMEC, 2003, p. 337-339.<\/p>\n<p>Bolens Guillemette, \u00ab\u00a0Cognition et sensorimotricit\u00e9\u00a0: humour et timing chez Cervant\u00e8s, Sterne et Proust\u00a0\u00bb, <em>Interpr\u00e9tation litt\u00e9raire et sciences cognitives<\/em>, \u00e9d. Fran\u00e7oise Lavocat, Paris, Hermann, 2016, p. 33-55.<\/p>\n<p>Boullier Dominique, \u00ab\u00a0Les industries de l\u2019attention\u00a0: fid\u00e9lisation, alerte ou immersion\u00a0\u00bb, <em>R\u00e9seaux<\/em>, n\u00b0 154, 2009, p. 233-246.<\/p>\n<p>Calvino Italo, \u00ab\u00a0Candide ou la v\u00e9locit\u00e9\u00a0\u00bb, <em>La Machine litt\u00e9rature<\/em>, Paris, Le Seuil, 1984, p. 141-145.<\/p>\n<p>Calvino Italo, \u00ab\u00a0Rapidit\u00e9\u00a0\u00bb, <em>Le\u00e7ons am\u00e9ricaines. Six propositions pour le nouveau mill\u00e9naire<\/em> [2002], Paris, Gallimard, 2017, p. 47-76.<\/p>\n<p>Cave Terence, <em>Pr\u00e9-histoires\u00a0: I\u00a0: Textes troubl\u00e9s au seuil de la modernit\u00e9<\/em>, Gen\u00e8ve, Droz, 1999.<\/p>\n<p>Charles Lise, <em>Les Promesses du roman. Po\u00e9tique de la prolepse sous l\u2019Ancien R\u00e9gime (1600-1750)<\/em>, Paris, Classiques Garnier, 2021.<\/p>\n<p>Charles Michel, <em>Composition<\/em>, Paris, Seuil, 2018.<\/p>\n<p>Chartier Roger, \u00ab\u00a0Le commerce du roman. Les larmes de Damilaville et la lectrice impatiente\u00a0\u00bb,<em> Inscrire et effacer. Culture \u00e9crite et litt\u00e9rature (XIe-XVIIIe si\u00e8cle)<\/em>, Paris, Seuil \/ Gallimard, 2005, p. 155-175.<\/p>\n<p>Chklovsky Victor, <em>Energy of Delusion. A Book on Plot<\/em>, Champaign, Dalkey Archive Press, 2007.<\/p>\n<p>Dannenberg Hilary, <em>Coincidence and Counterfactuality. Plotting Time and Space in Narrative Fiction<\/em>, Lincoln, University of Nebraska Press, 2008.<\/p>\n<p>Dionne Ugo, <em>La Voie aux chapitres<\/em>, Paris, Seuil, 2008.<\/p>\n<p>Dufays Jean-Louis, <em>St\u00e9r\u00e9otype et lecture<\/em>, Li\u00e8ge, Mardaga, 1994.<\/p>\n<p>Escola Marc, \u00ab\u00a0Le clou de Tchekhov, retours sur le principe de causalit\u00e9 r\u00e9gressive\u00a0\u00bb, <em>La Partie et le tout. La composition de l\u2019\u00e2ge baroque au tournant des Lumi\u00e8res<\/em>, dir. Marc Escola, Jan Herman, Lucia Omacini et Jean-Paul Sermain, Louvain, Paris, Walpole, Peeters, 2011, p. 107-117.<\/p>\n<p>Esmein-Sarrazin Camille, <em>L\u2019essor du roman\u00a0: discours th\u00e9orique et constitution d\u2019un genre litt\u00e9raire au 17e si\u00e8cle<\/em>, Paris, Champion, 2008.<\/p>\n<p>Esmein-Sarrazin Camille, <em>La Fabrique du roman classique. Lire, \u00e9diter, enseigner les romans du XVIIe si\u00e8cle de 1700 \u00e0 1900<\/em>, Paris, Classiques Garnier, 2023.<\/p>\n<p>Fludernik Monika, \u00ab\u00a0Chronology, time, tense and experientiality in narrative\u00a0\u00bb, <em>Language and Literature<\/em>, vol. 12, n\u00b0 2, 2003, p. 117-134.<\/p>\n<p>Gaillard Aur\u00e9lia, \u00ab\u00a0L\u2019art de la fugue\u00a0: espace et temps de la fuite dans les Amours du chevalier de Faublas de Louvet\u00a0\u00bb, <em>Espaces de la fuite dans la litt\u00e9rature narrative fran\u00e7aise avant 1800<\/em>, dir. Arbi Dhifaoui, Presses de l\u2019Universit\u00e9 de Kairouan, 2002, pp. 327-342.<\/p>\n<p>Genette G\u00e9rard, \u00ab\u00a0Discours du r\u00e9cit\u00a0\u00bb, <em>Figures III<\/em>, Paris, Seuil, 1972, p. 65-279.<\/p>\n<p>Genette G\u00e9rard, <em>Nouveau discours du r\u00e9cit,<\/em> Paris, Seuil, 1983.<\/p>\n<p>Gervais Bertrand, \u00ab\u00a0Lecture\u00a0: tensions et r\u00e9gies\u00a0\u00bb, <em>Po\u00e9tique<\/em>, n\u00b0 89, 1992, p. 105-125.<\/p>\n<p>Grande Nathalie, \u00ab\u00a0Du long au court\u00a0: r\u00e9duction de la longueur et invention de formes narratives, l\u2019exemple de Madeleine de Scud\u00e9ry\u00a0\u00bb, <em>Dix-septi\u00e8me si\u00e8cle<\/em>, n\u00b0 215, 2002, p. 263-271.<\/p>\n<p>Hamon Philippe, \u00ab\u00a0Quelques remarques sur le temps et la vitesse\u00a0\u00bb, <em>Flaubert. Revue critique et g\u00e9n\u00e9tique<\/em>, n\u00b0 33 \u00ab\u00a0Le tempo de Flaubert\u00a0\u00bb, 2025, en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/1426l\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/1426l<\/a><\/p>\n<p>Hersant Marc, \u00ab\u00a0Vitesse d\u2019\u00e9criture et v\u00e9rit\u00e9 aristocratique dans les <em>M\u00e9moires<\/em> du cardinal de Retz et dans les <em>M\u00e9moires<\/em> du duc de Saint-Simon\u00a0\u00bb, <em>Dix-septi\u00e8me si\u00e8cle<\/em>, n\u00b0 231, 2006, p. 199-216.<\/p>\n<p>Hume Kathryn, \u00ab\u00a0Narrative Speed in Contemporary Fiction\u00a0\u00bb, <em>Narrative<\/em>, mai 2005, vol. 13, n\u00b0 2, p. 105-124.<\/p>\n<p>Kukkonen Karin et Caracciolo Marco, \u00ab\u00a0Introduction\u00a0: What is the \u201cSecond Generation?\u201d\u00a0\u00bb, <em>Style<\/em>, vol. 48, n\u00b0 3, 2014, p. 261-274.<\/p>\n<p>Kukkonen Karin, \u00ab\u00a0The speed of plot. Narrative acceleration and deceleration\u00a0\u00bb,<em> Orbis litterarum<\/em>, n\u00b0 75, 2020, p. 73-85.<\/p>\n<p>Kremer Nathalie, \u00ab\u00a0L\u2019espace du r\u00e9cit\u00a0\u00bb, <em>Po\u00e9tique<\/em>, n\u00b0 192, 2022, p. 83-96.<\/p>\n<p>Kremer Nathalie, \u00ab\u00a0\u201cAvanc\u0327ons\u201d. Le re\u0301cit sans fin de Marianne\u00a0\u00bb, <em>Nouvelles lectures de<\/em> La Vie de Marianne. <em>Une \u201cdangereuse petite fille\u201d<\/em>, dir. Florence Magnot-Ogilvy, Paris, Classiques Garnier, 2014, p. 215-233.<\/p>\n<p>Lallemand Marie-Gabrielle, <em>Les Longs Romans du 17e si\u00e8cle\u00a0: Urf\u00e9, Desmarets, Gomberville, La Calpren\u00e8de, Scud\u00e9ry<\/em>, Paris, Classiques Garnier, 2013.<\/p>\n<p>Lavocat Fran\u00e7oise (dir.), <em>Interpr\u00e9tation litt\u00e9raire et sciences cognitives<\/em>, Paris, Hermann, 2016.<\/p>\n<p>Leblond Aude, \u00ab\u00a0La lecture \u00e0 l\u2019heure du chapitre. Vers une rythmique de la lecture\u00a0\u00bb, <em>Po\u00e9tique<\/em>, n\u00b0 192, 2022, p. 63-82.<\/p>\n<p>Molini\u00e9 Georges, <em>S\u00e9miostylistique. L\u2019Effet de l\u2019art<\/em>, Paris, PUF, 1998.<\/p>\n<p>Ricoeur Paul, \u00ab\u00a0Narrative time\u00a0\u00bb, <em>Critical Inquiry<\/em>, vol. 7, n\u00b0 1, 1980, p. 169-190.<\/p>\n<p>Ricoeur Paul, <em>Temps et r\u00e9cit<\/em>, Paris, Seuil, 1983-1985.<\/p>\n<p>Roulier David, <em>\u00catre attentif\u00a0: histoire d\u2019une exp\u00e9rience moderne. XVIe-XVIII si\u00e8cles<\/em>, soutenue le 14 d\u00e9cembre 2022, sous la direction de Colas Duflo, Universit\u00e9 Paris Nanterre.<\/p>\n<p>Samoyault Tiphaine, Gefen Alexandre, <em>La Taille des romans<\/em>, Paris, Classiques Garnier, 2013.<\/p>\n<p>Sternberg Meir, \u00ab\u00a0Telling in Time (II)\u00a0: Chronology, Teleology, Narrativity\u00a0\u00bb, <em>Poetics Today<\/em>, vol. 13, n\u00b0 3, automne 1992, p. 463-541.<\/p>\n<p>[1] G\u00e9rard Genette, \u00ab\u00a0Discours du r\u00e9cit\u00a0\u00bb, Figures III, Paris, Seuil, 1972, p. 122.<br \/>\n[2] G\u00e9rard Genette, Nouveau discours du r\u00e9cit, Paris, Seuil, 1983, p. 22.<br \/>\n[3] Rapha\u00ebl Baroni, La Tension narrative, Paris, Seuil, 2007 et Les Rouages de l\u2019intrigue. Les outils de la narratologie postclassique pour l\u2019analyse des textes litt\u00e9raires, Gen\u00e8ve, Slatkine \u00c9rudition, 2017. La notion de \u00ab\u00a0d\u00e9clivit\u00e9\u00a0\u00bb, mobilis\u00e9e dans le second ouvrage, nous semble particuli\u00e8rement f\u00e9conde quand il s\u2019agit de parler de la vitesse, celle-ci \u00e9tant \u00ab\u00a0susceptible d\u2019emporter le lecteur dans sa progression textuelle comme le courant d\u2019un fleuve\u00a0\u00bb (p. 69).<br \/>\n[4] Karin Kukkonen, \u00ab\u00a0The speed of plot. Narrative acceleration and deceleration\u00a0\u00bb, Orbis litterarum, n\u00b0 75, 2020, p. 73-85.<br \/>\n[5] Voir les travaux d\u2019Ugo Dionne (notamment La Voie aux chapitres, Paris, Seuil, 2008) et d\u2019Aude Leblond (en particulier, \u00ab\u00a0La lecture \u00e0 l\u2019heure du chapitre. Vers une rythmique de la lecture\u00a0\u00bb, Po\u00e9tique, n\u00b0 192, 2002, p. 63-82).<br \/>\n[6] Pour une analyse du style \u00ab\u00a0coulant\u00a0\u00bb et un aper\u00e7u sur les critiques dont il a fait l\u2019objet, voir entre autres Delphine Denis, \u00ab\u00a0Le style des longs romans \u00e0 l\u2019\u00e2ge baroque\u00a0\u00bb, La Taille des romans, dir. Tiphaine Samoyault et Alexandre Gefen, Paris, Classiques Garnier, 2013, p. 76-77.<br \/>\n[7] S\u2019inspirant des travaux de Rolf Engelsing, Roger Chartier d\u00e9fend l\u2019id\u00e9e d\u2019une \u00ab\u00a0r\u00e9volution de la lecture\u00a0\u00bb qui aurait eu lieu au mitan du dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle, moment o\u00f9 la lecture \u00ab\u00a0extensive\u00a0\u00bb et rapide d\u2019un grand nombre de textes viendrait se substituer \u00e0 la lecture \u00ab\u00a0intensive\u00a0\u00bb d\u2019un corpus restreint (\u00ab\u00a0Le commerce du roman. Les larmes de Damilaville et la lectrice impatiente\u00a0\u00bb, Inscrire et effacer. Culture \u00e9crite et litt\u00e9rature (XIe-XVIIIe si\u00e8cle), Paris, Seuil \/ Gallimard, 2005, p. 162 sq.). Pour une mise en d\u00e9bat de cette id\u00e9e, contest\u00e9e notamment par Robert Darnton, voir l\u2019article de Reinhard Wittman, \u00ab\u00a0Une r\u00e9volution de la lecture \u00e0 la fin du xviiiesi\u00e8cle\u00a0?\u00a0\u00bb, in Guglielmo Cavallo et Roger Chartier (dir.), Histoire de la lecture dans le monde occidental, trad. Jean-Pierre Bardos, Marie-Claude Auger, Paris, Seuil, 1997, p. 355-391.<br \/>\n[8] Ugo Dionne, La Voie au chapitre, op. cit., chap. IV \u00ab\u00a0Cadastre\u00a0: le dispositif classique\u00a0\u00bb. La question de \u00ab\u00a0l\u2019inscription des rythmes d\u2019\u00e9criture\u00a0\u00bb dans le roman comique appara\u00eet p. 255.<br \/>\n[9] Michel Charles, Composition, Paris, Seuil, 2018, p. 160. L\u2019analyse de la construction de Manon Lescaut, cens\u00e9e se lire \u00ab\u00a0\u00e0 vive allure\u00a0\u00bb permet de r\u00e9soudre les probl\u00e8mes pos\u00e9s par le caract\u00e8re h\u00e9t\u00e9roclite de la narration et de cr\u00e9er un \u00ab\u00a0effet de corps pur\u00a0\u00bb.<br \/>\n[10] Karin Kukkonen, \u00ab\u00a0The speed of plot. Narrative acceleration and deceleration\u00a0\u00bb, art. cit\u00e9.<br \/>\n[11] Tiphaine Samoyault, Alexandre Gefen, \u00ab\u00a0Longueurs du xxe si\u00e8cle\u00a0: du \u00ab\u00a0roman-fleuve\u00a0\u00bb au roman contemporain\u00a0\u00bb, La Taille des romans, op. cit., p. 246\u00a0: \u00ab\u00a0la longueur associ\u00e9e \u00e0 la continuit\u00e9 et \u00e0 la lin\u00e9arit\u00e9 conforte le lecteur de roman dans sa nature de lecteur d\u00e9vorant. Il s\u2019installe dans un rythme rapide\u00a0\u00bb.<br \/>\n[12] Sur la vitesse de lecture en r\u00e9gime de litt\u00e9rarit\u00e9, voir Georges Molini\u00e9, S\u00e9miostylistique. L\u2019Effet de l\u2019art, Paris, PUF, 1998, p. 167-168. Fran\u00e7oise Lavocat associe l\u2019allongement de la pastorale \u00e0 un \u00ab\u00a0d\u00e9ficit\u00a0\u00bb s\u00e9mantique li\u00e9 au processus plus large de d\u00e9sall\u00e9gorisation de la litt\u00e9rature, qui permet, on peut le supposer, aux auteurs d\u2019\u00e9crire plus vite (\u00ab\u00a0De la figure \u00e0 la fiction, longueur de la pastorale\u00a0\u00bb, La Taille des romans, op. cit., p. 25-45.<br \/>\n[13] Bakhtine Mikha\u00efl, \u00ab\u00a0Formes du temps et du chronotope dans le roman\u00a0\u00bb, Esth\u00e9tique et th\u00e9orie du roman, Paris, Gallimard, 1978, p. 235-398.<br \/>\n[14] Nathalie Kremer, \u00ab\u00a0Avan\u00e7ons. Le r\u00e9cit sans fin de La Vie de Marianne\u00a0\u00bb, Nouvelles lectures de La Vie de Marianne. Une \u201cdangereuse petite fille\u201d, dir. Florence Magnot-Ogilvy, Paris, Classiques Garnier, 2014, p. 215-233.<br \/>\n[15] Sur la n\u00e9cessaire prise en compte de cette \u00ab\u00a0profondeur\u00a0\u00bb dans l\u2019estimation du rythme narratif, mise en \u00e9vidence par les approches cognitives de la lecture et par la th\u00e9orie du d\u00e9placement d\u00e9ictique voir Rapha\u00ebl Baroni, \u00ab\u00a0Des virtualit\u00e9s du monde de l\u2019histoire \u00e0 la mise en intrigue\u00a0: une alternative au sch\u00e9ma narratif\u00a0\u00bb, Pratiques, n\u00b0 197-198, 2023, en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/pratiques\/12755\">https:\/\/journals.openedition.org\/pratiques\/12755<\/a>.<br \/>\n[16] Cette opposition semble en fait bien ant\u00e9rieure \u00e0 la structuration du champ litt\u00e9raire qui oppose cycles de production court et long (voir sur ce point Pierre Bourdieu, Les R\u00e8gles de l\u2019art. Gen\u00e8se et structure du champ litt\u00e9raire, Paris, Seuil, 1998, p. 235-236).<br \/>\n[17] Elie-Catherine Fr\u00e9ron, Lettres sur quelques \u00e9crits de ce temps, Gen\u00e8ve, Slatkine Reprints, 1966, t. II, p. 418.<br \/>\n[18] Marc Hersant, \u00ab\u00a0Vitesse d\u2019\u00e9criture et v\u00e9rit\u00e9 aristocratique dans les M\u00e9moires du cardinal de Retz et dans les M\u00e9moires du duc de Saint-Simon\u00a0\u00bb, Dix-septi\u00e8me si\u00e8cle, n\u00b0 231, 2006, p. 199-216.<br \/>\n[19] Jean-Louis Dufays, St\u00e9r\u00e9otype et lecture, Li\u00e8ge, Mardaga, 1994, p. 235.<br \/>\n[20] Pour une mise au point sur cette th\u00e9orie, voir Mary Galbraith, \u00ab\u00a0Th\u00e9orie du d\u00e9placement d\u00e9ictique\/Deictic Shift Theory\u00a0\u00bb, Glossaire du R\u00e9NaF, 2021, en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2021\/07\/theorie-du-deplacement-deictique-deictic-shift-theory\/\">https:\/\/wp.unil.ch\/narratologie\/2021\/07\/theorie-du-deplacement-deictique-deictic-shift-theory\/<\/a>.<br \/>\n[21] Yves Citton, Pour une \u00e9cologie de l\u2019attention, Paris, Seuil, 2014. Sur les diff\u00e9rents r\u00e9gimes attentionnels, voir Dominique Boullier, \u00ab\u00a0Les industries de l\u2019attention\u00a0: fid\u00e9lisation, alerte ou immersion\u00a0\u00bb, R\u00e9seaux, n\u00b0 154, 2009, p. 233-246. Pour une mise au point historique autour de la notion d\u2019attention, nous renvoyons \u00e0 la th\u00e8se de David Roulier, \u00catre attentif\u00a0: histoire d\u2019une exp\u00e9rience moderne. XVIe-XVIIIe si\u00e8cles, soutenue le 14 d\u00e9cembre 2022, sous la direction de Colas Duflo, Universit\u00e9 Paris Nanterre.<br \/>\n[22] Jean-Michel Adam, Le Paragraphe\u00a0: entre phrases et texte, Paris, Armand Colin, 2018.<br \/>\n[23] Pour Christophe Martin, l\u2019illustration \u00ab\u00a0d\u00e9pend moins de l\u2019exemplarit\u00e9 que de la temporalit\u00e9 du r\u00e9cit\u00a0\u00bb et certaines vignettes ou gravures constituent de v\u00e9ritable \u00ab\u00a0prolepses visuelles\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Dangereux suppl\u00e9ments\u00a0\u00bb. L\u2019illustration du roman en France au dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle, Louvain, Paris, Dudley, Peeters, 2005, p. 31.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Colloque international, 4-5 novembre 2027\u00a0 Universit\u00e9 Sorbonne-Nouvelle \/ Sorbonne Universit\u00e9\u00a0 Depuis quelques d\u00e9cennies, la vitesse fait l\u2019objet d\u2019un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat de la part des sp\u00e9cialistes du genre narratif. G\u00e9rard Genette s\u2019est le premier int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la vitesse du r\u00e9cit, qu\u2019il d\u00e9finit comme \u00ab\u00a0le rapport entre une dur\u00e9e (celle de l\u2019histoire [\u2026]) et une longueur\u00a0: celle [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":15314,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[],"categorie_personnage":[],"class_list":["post-16713","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-appels-contribution"],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"3.0.0","language":"gb","enabled_languages":["fr","gb"],"languages":{"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":false},"gb":{"title":false,"content":false,"excerpt":false}}},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16713","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16713"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16713\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16715,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16713\/revisions\/16715"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15314"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16713"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16713"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16713"},{"taxonomy":"categorie_personnage","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_personnage?post=16713"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}