{"id":16470,"date":"2026-07-28T15:21:57","date_gmt":"2026-07-28T13:21:57","guid":{"rendered":"https:\/\/siefar.org\/?p=16470"},"modified":"2026-07-28T15:22:05","modified_gmt":"2026-07-28T13:22:05","slug":"coleres-philosophiques-a-lage-classique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/coleres-philosophiques-a-lage-classique\/","title":{"rendered":"Col\u00e8res philosophiques \u00e0 l&#8217;\u00e2ge classique"},"content":{"rendered":"<p><strong>Colloque organis\u00e9 par Henri Portal et Nicolas Monetti<\/strong><\/p>\n<p><strong>Universit\u00e9 Paris Est-Cr\u00e9teil<\/strong><\/p>\n<p><strong>Jeudi 28 et vendredi 29 Janvier 2027<\/strong><\/p>\n<p><strong>EA 4395 \u00ab Lettre, Id\u00e9es, Savoirs \u00bb (LIS)<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019intitul\u00e9 de ce colloque semble relever du paradoxe. En effet, comment la col\u00e8re, passion jug\u00e9e aussi irrationnelle qu\u2019indomptable, peut-elle nourrir, ou \u00e0 tout le moins soutenir la r\u00e9flexion, activit\u00e9 qui requiert calme, clairvoyance et ma\u00eetrise ? Cette question, \u00e2prement d\u00e9battue depuis l\u2019Antiquit\u00e9, et qui suscite des r\u00e9ponses aussi oppos\u00e9es que contradictoires, conduit \u00e0 faire dialoguer le savoir m\u00e9dical hippocratique, largement diffus\u00e9 par Galien, avec la philosophie morale et la rh\u00e9torique. \u00c0 la faveur de cet entrelacement, comme de cette confrontation des discours, s\u2019affirme toute l\u2019ambivalence de la col\u00e8re, passion aussi inqui\u00e9tante que naturelle.<\/p>\n<p>C\u2019est d\u2019abord la m\u00e9decine antique, tributaire de la th\u00e9orie des humeurs, qui invite \u00e0 penser la col\u00e8re comme l\u2019effet d\u2019un dangereux d\u00e9s\u00e9quilibre : l\u2019exc\u00e8s de bile jaune, auquel peut \u00eatre sujet un c\u0153ur aussi chaud que sec, produit un bouillonnement qui se traduit en un spectaculaire jaillissement de violence. Cette lecture proprement pathologique fonde sans conteste le proc\u00e8s qu\u2019instruisent notamment Platon et S\u00e9n\u00e8que contre une passion jug\u00e9e voisine de la folie, d\u2019autant plus redoutable qu\u2019elle menace de priver l\u2019homme de sa grandeur. Si dominante soit-elle, cette lecture philosophique, que la plupart des moralistes, th\u00e9ologiens et penseurs de l\u2019\u00e2ge classique cultivent, ne saurait pour autant occulter des approches dissidentes. Dans le sillon trac\u00e9 par Gis\u00e8le Mathieu-Castellani dans son \u00c9loge de la col\u00e8re : l\u2019humeur col\u00e9rique de l\u2019Antiquit\u00e9 \u00e0 la Renaissance1, il convient de se mettre \u00e0 l\u2019\u00e9coute de voix qui r\u00e9habilitent aussi bien l\u2019utilit\u00e9 que la l\u00e9gitimit\u00e9 de la col\u00e8re. Aristote, initiateur de cette r\u00e9\u00e9valuation morale et anthropologique, engage, pour reprendre les mots de Gis\u00e8le Mathieu-Castellani, \u00e0 \u00ab arracher la col\u00e8re, cette passion-mod\u00e8le, au champ de l\u2019irrationnel en montrant qu\u2019elle peut pr\u00eater l\u2019oreille \u00e0 la raison, et [\u00eatre] l\u2019alli\u00e9e efficace du courage et de la vertu.2 \u00bb Par cons\u00e9quent, pour le Stagirite, rien de plus l\u00e9gitime qu\u2019une col\u00e8re qui, loin d\u2019\u00eatre aveugle, oriente le d\u00e9sir de quiconque veut r\u00e9parer un affront et lutter contre une injustice. Cette philosophie morale aristot\u00e9licienne, rappelle Giselle Mathieu-Castellani, influence une discipline s\u0153ur : la rh\u00e9torique. En effet, les rh\u00e9toriciens, m\u00eame ceux hostiles \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e8ve de Platon, vantent les vertus persuasives et sp\u00e9culatives de la col\u00e8re : par l\u2019\u00e9veil de cette passion, l\u2019auditoire forme son jugement sur celui de l\u2019orateur et se soul\u00e8ve contre l\u2019intol\u00e9rable3. Bien que se pose la question de l\u2019autonomie du jugement moral de l\u2019auditeur, l\u2019usage rh\u00e9torique de la col\u00e8re ne saurait se r\u00e9duire \u00e0 une contrainte ou \u00e0 une manipulation : il met au contraire les valeurs et la sensibilit\u00e9 du sujet \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du mal et de l\u2019inacceptable. Le prestige rh\u00e9torique, la pr\u00e9dominance m\u00e9di\u00e9vale et renaissante de l\u2019aristot\u00e9lisme, la christianisation du sto\u00efcisme comme du platonisme, perp\u00e9tuent ces visions antagoniques et mod\u00e8lent le regard que posent hommes et femmes de l\u2019\u00e2ge classique sur cette passion.<\/p>\n<p>De fait, le XVIIe et le XVIIIe si\u00e8cles continuent \u00e0 penser la col\u00e8re \u00e0 la lumi\u00e8re des philosophies antiques et des th\u00e9ories \u00e9difi\u00e9es par la Renaissance. Dans une culture chr\u00e9tienne, qui loue la ma\u00eetrise de soi et l\u2019autorit\u00e9 de la raison, ce qui appara\u00eet comme un jaillissement incontr\u00f4l\u00e9 ne peut qu\u2019\u00eatre fermement condamn\u00e9. Aussi redoutable que la concupiscence, la col\u00e8re est la passion la plus anti-philosophique qui soit : \u00e9touffant et encha\u00eenant la raison, elle \u00e9gare l\u2019homme, et conduit cet insens\u00e9 sur la voie de l\u2019immoralit\u00e9 et de la perdition. \u00c0 l\u2019inverse de la col\u00e8re de Dieu, signe d\u2019omniscience et, par l\u00e0 m\u00eame de justice, la col\u00e8re humaine induit une violence qui d\u00e9nature celui destin\u00e9 \u00e0 l\u2019amour de son Cr\u00e9ateur et \u00e0 la charit\u00e9. D\u00e8s lors, de Pascal, lecteur d\u2019Augustin, \u00e0 Louis Racine, en passant par Malebranche, l\u2019exigence de mod\u00e9ration, de temp\u00e9rance et de hauteur entend pr\u00e9server l\u2019homme d\u2019une folle passion qui menace sa raison, et donc sa dignit\u00e9.<\/p>\n<p>Toutefois, l\u2019\u00e9volution de la sensibilit\u00e9 et la place toujours plus importante d\u00e9volue \u00e0 l\u2019\u00e9motion dans une sph\u00e8re publique agit\u00e9e par de violentes querelles religieuses, politiques et intellectuelles, contribuent \u00e0 transformer l\u2019approche de la col\u00e8re, passion \u00e0 la fois intime et sociale4. De fait, la perp\u00e9tuation des controverses religieuses, opposant catholiques et protestants, mais aussi j\u00e9suites et jans\u00e9nistes, la multiplication de crises politiques qui, \u00e0 la suite de la Fronde, fragilisent la supr\u00e9matie de la noblesse et \u00e9cornent peu \u00e0 peu l\u2019absolutisme, les difficult\u00e9s \u00e9conomiques qui menacent, \u00e0 la fin du r\u00e8gne de Louis XIV, la prosp\u00e9rit\u00e9 du royaume de France attisent et nourrissent la col\u00e8re publique. Polymorphe, et donc difficilement saisissable, cette derni\u00e8re se manifeste aussi bien en discr\u00e8tes critiques qu\u2019en complots, r\u00e9voltes arm\u00e9es, ou cruaut\u00e9s. Puissante, elle \u00e9chauffe ceux-l\u00e0 m\u00eames qui la condamnent et qui s\u2019efforcent de la fuir, \u00e0 l\u2019instar de Bossuet qui n\u2019h\u00e9site pas, dans ses sermons notamment, \u00e0 condamner des chr\u00e9tiens qu\u2019aveuglent les plaisirs de la Cour, \u00e0 \u00e9triller Louis XIV aux m\u0153urs jug\u00e9es dissolues et \u00e0 \u00e9vincer tous ceux qui s\u2019\u00e9cartent de l\u2019\u00c9glise. Se r\u00e9v\u00e8le ainsi toute la puissance critique et d\u00e9mythifiante d\u2019une col\u00e8re qui, lorsqu\u2019elle est mesur\u00e9e, et coul\u00e9e dans une parole parfaitement cadenc\u00e9e, peut r\u00e9v\u00e9ler les impostures. Les \u00e9crits de La Rochefoucauld ou de La Bruy\u00e8re, les M\u00e9moires de Saint-Simon, ou encore les mordantes satires de Voltaire parcourent toutes les gammes d\u2019une passion prompte \u00e0 stimuler et \u00e0 soutenir un raisonnement qui, priv\u00e9 du sel irascible, pourrait se r\u00e9v\u00e9ler aust\u00e8re. L\u00e9gitim\u00e9e par ses principaux d\u00e9tracteurs, la col\u00e8re, auxiliaire de la raison, appara\u00eet ce faisant comme une voie d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 et devient un soutien du combat politique et philosophique. Cette passion s\u2019impose ainsi comme une r\u00e9ponse \u00e0 la m\u00e9diocrit\u00e9, au mensonge et \u00e0 l\u2019erreur. Nombreux sont les philosophes qui, du chr\u00e9tien Descartes \u00e0 l\u2019ath\u00e9e Diderot, en passant par Rousseau, usent de la col\u00e8re comme d\u2019une arme naturelle, mais surtout pol\u00e9mique. Ils entendent ainsi contribuer \u00e0 la destruction du faux et \u00e0 la progression de la connaissance contre le pr\u00e9jug\u00e9, l\u2019obscurantisme mais aussi, et peut-\u00eatre avant tout, contre l\u2019asservissement \u00e0 une autorit\u00e9 ill\u00e9gitime. Rien d\u2019\u00e9tonnant d\u00e8s lors \u00e0 ce que les penseurs comme les acteurs de la R\u00e9volution, forts de cet h\u00e9ritage intellectuel, exploitent toutes les vertus de cette passion pour \u00e9carter de la sc\u00e8ne et politique et civique les repr\u00e9sentants d\u2019un ordre ancien, lesquels, en r\u00e9action, font rejaillir toute leur irascibilit\u00e9. C\u2019est bien cette virulence de la col\u00e8re tout au long des si\u00e8cles classiques, jusqu\u2019\u00e0 sa spectaculaire explosion r\u00e9volutionnaire, qui engage \u00e0 en r\u00e9\u00e9valuer les vertus philosophiques et les effets aussi bien politiques que religieux5.<\/p>\n<p>1 Gis\u00e8le Mathieu-Castellani, \u00c9loge de la col\u00e8re : l\u2019humeur col\u00e9rique de l\u2019Antiquit\u00e9 \u00e0 la Renaissance, Paris, Hermann, 2012.<\/p>\n<p>2 Ibid, p.438.<\/p>\n<p>3 Ibid, p.439 : \u00ab Elle [la rh\u00e9torique] les [passions] examine de fa\u00e7on pragmatique comme des auxiliaires indispensables dans le proc\u00e8s de communication, pour provoquer chez les auditeurs cet \u00e9tat \u00e9motionnel o\u00f9 ils \u00e9pouseront docilement les vues de l\u2019orateur, et rendront le jugement qu\u2019il attend d\u2019eux. \u00bb<\/p>\n<p>4 Alain Corbin (dir.), Histoires des \u00e9motions. Des Lumi\u00e8res au XIXe si\u00e8cle, vol.2, Paris, Points, 2021, \u00ab Introduction \u00bb, p.11 : \u00ab L\u2019\u00e9veil de l\u2019\u00e2me sensible et ce qui en d\u00e9coule dessinent un temps tr\u00e8s particulier par ses mani\u00e8res d\u2019\u00eatre \u00e9mu, par le lent renouvellement d\u2019\u00e9motions sp\u00e9cifiques. \u00bb<\/p>\n<p>5 Ibid, p.8 : \u00ab On y [dans ce livre] d\u00e9c\u00e8le au fil des ans, une affectivit\u00e9 instable et paroxystique qui exalte, galvanise, mais aussi qui \u00e9puise. Ceux qui vivent tant d\u2019\u00e9v\u00e9nements ind\u00e9cis, de commotions r\u00e9agissent souvent de mani\u00e8re \u00e9motionnelle. Ils ont la sensation d\u2019\u00eatre en permanence transport\u00e9s, et ils le montrent par des \u00e9mois qui d\u00e9bordent la pens\u00e9e : rires tonitruants, torrents de larmes, puissantes clameurs, \u00e9lans d\u2019amour ; avant qu\u2019aux d\u00e9bordements de joie, de liesse, de haine, d\u2019angoisse, de douleur et de col\u00e8re ne succ\u00e8de une p\u00e9riode durant laquelle semble s\u2019op\u00e9rer une r\u00e9tention des \u00e9motions. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Axes d\u2019\u00e9tude possibles<\/strong><\/p>\n<p><strong>D\u00e9bats sur la col\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e2ge classique<\/strong> : Comment les philosophes et penseurs de l\u2019\u00e2ge classique s\u2019approprient-ils les discours antiques et renaissants sur la col\u00e8re ? Comment la th\u00e9ologie, et plus largement la pens\u00e9e chr\u00e9tienne, renouvellent-elles la pens\u00e9e de la col\u00e8re ? (Malebranche, F\u00e9nelon) Dans quelle mesure les philosophies cart\u00e9sienne et spinoziste permettent-elles de renouveler l\u2019approche aussi bien scientifique que litt\u00e9raire de la col\u00e8re ? (F\u00e9nelon, Rousseau, Voltaire) Quel(s) r\u00f4le(s) les philosophies sensualiste, mat\u00e9rialiste et libertine jouent-elles dans la r\u00e9\u00e9valuation notamment litt\u00e9raire de la col\u00e8re ? (Gassendi, Helv\u00e9tius, Diderot, d\u2019Holbach) Comment l\u2019\u00e9volution des th\u00e9ories m\u00e9dicales invite-t-elle \u00e0 repenser la col\u00e8re et ses effets ?<\/p>\n<p><strong>Puissance philosophique et intellectuelle de la col\u00e8re :<\/strong> Comment la col\u00e8re peut-elle \u00e9veiller le d\u00e9sir de penser ? (Voltaire, Rousseau) Comment la col\u00e8re peut-elle \u00eatre une alli\u00e9e, une auxiliaire de la raison ? (Voltaire, Hume, Leibniz) Comment la col\u00e8re engage-t-elle sur la voie de la connaissance et de la v\u00e9rit\u00e9 ? Quelles preuves singuli\u00e8res la col\u00e8re peut-elle produire pour fonder et asseoir un raisonnement ? Comment la l\u00e9gitimation de la col\u00e8re engage-t-elle la r\u00e9habilitation morale de certains de ses effets, consid\u00e9r\u00e9s comme vicieux ou funestes, tels que la vengeance, le soul\u00e8vement ? Dans quelle mesure l\u2019\u00e9volution du regard port\u00e9 sur la col\u00e8re renouvelle-t-elle la philosophie morale ? \u00c0 la faveur d\u2019une r\u00e9habilitation de la col\u00e8re, une nouvelle figure du sage \u00e9merge-t-elle \u00e0 l\u2019\u00e2ge classique ?<\/p>\n<p><strong>Le r\u00f4le politique de la col\u00e8re :<\/strong> Comment la col\u00e8re peut-elle l\u00e9gitimer la r\u00e9volte contre un pouvoir jug\u00e9 injuste et ill\u00e9gitime ? (Locke, Rousseau) La col\u00e8re a-t-elle l\u00e9gitimit\u00e9 \u00e0 s\u2019imposer comme une passion politique ? (Bossuet, Mably, Raynal) Comment le pouvoir parvient-il \u00e0 juguler et \u00e0 cadrer l\u2019expression de la col\u00e8re ? La col\u00e8re peut-elle devenir une passion de gouvernement ? (Mirabeau, Robespierre) Pourquoi la col\u00e8re prend-elle une part de plus en plus grande dans les textes et harangues politiques tout au long du XVIIIe si\u00e8cle ? <strong>Comment la col\u00e8re soutient-elle le combat que m\u00e8nent les femmes contre leur condition, aussi bien dans les textes fictionnels que dans les textes autobiographiques ou philosophiques ? (Olympe de Gouges, Germaine de Sta\u00ebl, Fran\u00e7oise de Graffigny)<\/strong> Comment la col\u00e8re permet-elle de d\u00e9noncer le traitement inhumain impos\u00e9 aux esclaves, aux colonis\u00e9s et aux peuples conquis ? (Parny, Bernardin de Saint-Pierre, l\u2019Abb\u00e9 Gr\u00e9goire) Dans quelle mesure la col\u00e8re donne-t-elle \u00e0 entendre des voix dissonantes ou marginalis\u00e9es ?<\/p>\n<p><strong>Genres et formes litt\u00e9raires de la col\u00e8re :<\/strong> Quelles \u00e9volutions les \u00e9critures pol\u00e9miques et satiriques connaissent-elles \u00e0 mesure que la pens\u00e9e de la col\u00e8re change ? Comment la col\u00e8re parvient-elle \u00e0 conqu\u00e9rir des genres qui lui semblent \u00e9trangers, comme le dictionnaire ou le trait\u00e9 scientifique ? (Bayle, Voltaire) Une \u00e9criture de la col\u00e8re se d\u00e9finit-elle au contact des combats philosophiques et politiques ? Comment le th\u00e9\u00e2tre exploite-t-il la puissance spectaculaire de la col\u00e8re ? Dans quelle mesure la repr\u00e9sentation th\u00e9\u00e2trale de la col\u00e8re peut-elle repr\u00e9senter un danger ? Quels effets l\u2019expression litt\u00e9raire et fictionnelle de la col\u00e8re produit-elle sur le lecteur ou sur le spectateur ? Comment l\u2019expression de la col\u00e8re permet-elle \u00e0 un auteur d\u2019asseoir sa l\u00e9gitimit\u00e9 ?<\/p>\n<p>\u2014<\/p>\n<p><strong>Modalit\u00e9s de soumission<\/strong><\/p>\n<p>Cette journ\u00e9e d\u2019\u00e9tude est ouverte aux doctorants, aux jeunes chercheurs ainsi qu\u2019aux chercheurs confirm\u00e9s. Dans un souci d\u2019interdisciplinarit\u00e9, nous valorisons les propositions qui s\u2019inscrivent aussi bien dans le champ litt\u00e9raire que dans le champ philosophique et historique. Les interventions seront limit\u00e9es \u00e0 vingt-cinq minutes.<\/p>\n<p>Les participants sont invit\u00e9s \u00e0 proposer un r\u00e9sum\u00e9 de 400 \u00e0 500 mots, accompagn\u00e9 d\u2019une courte bibliographie et d\u2019un bref curriculum vitae. Ces propositions sont \u00e0 envoyer conjointement \u00e0 Henri Portal (<a href=\"mailto:hportal@live.fr\">hportal@live.fr<\/a>) et \u00e0 Nicolas Monetti (<a href=\"mailto:nicolas.monetti@u-pec.fr\">nicolas.monetti@u-pec.fr<\/a> ) avant le 30 septembre 2026.<\/p>\n<p><strong>\u00c9l\u00e9ments bibliographiques<\/strong><\/p>\n<p>Corbin, Alain (dir), Histoire des \u00e9motions. Des Lumi\u00e8res \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle, vol.2, Paris, Points, 2021.<\/p>\n<p>Desjardins Lucie et Dumouchel Daniel (dir.), Penser les passions \u00e0 l\u2019\u00e2ge classique, Paris, Hermann, 2012.<\/p>\n<p>Duflo Colas et Ruiz Luc (dir.), De Rabelais \u00e0 Sade. L\u2019analyse des passions dans le roman de l\u2019\u00e2ge classique, Saint-\u00c9tienne, Publications de l\u2019Universit\u00e9 de Saint-Etienne, 2003.<\/p>\n<p>Goldzink, Jean, Montesquieu et les passions, Paris, P.U.F, 2001.<\/p>\n<p>Kambouchner, Denis, L\u2019Homme des passions. Commentaires sur Descartes, Paris, Albin Michel, 1995, 2 vol.<\/p>\n<p>Mathieu-Castellani, Gis\u00e8le, La Rh\u00e9torique des passions, Paris, P.U.F, 2000.<\/p>\n<p>Mathieu-Castellani, Gis\u00e8le, \u00c9loge de la col\u00e8re : l\u2019humeur col\u00e9rique de l\u2019Antiquit\u00e9 \u00e0 la Renaissance, Paris, Hermann, 2012.<\/p>\n<p>M\u00e9niel, Bruno, Anatomie de la col\u00e8re. Une passion \u00e0 la Renaissance, Paris, Classiques Garnier, 2020.<\/p>\n<p>Moreau, Pierrre-Fran\u00e7ois (dir.), Le Sto\u00efcisme au XVIe et au XVIIe si\u00e8cle : le retour des philosophies antiques \u00e0 l\u2019\u00e2ge classique, Paris, Albin Michel, 1999.<\/p>\n<p>Moreau, Pierre-Fran\u00e7ois (dir.), Les passions \u00e0 l\u2019\u00e2ge classique, Paris, P.U.F, 2015.<\/p>\n<p>Origgi, Gloria (dir.), Passions sociales, Paris, P.U.F, 2019.<\/p>\n<p>R\u00e9gent-Susini Anne et Grinshpun Yana (dir.), L\u2019indignation entre pol\u00e9mique et controverse, Paris, Librairie des PSN, 2022.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Colloque organis\u00e9 par Henri Portal et Nicolas Monetti Universit\u00e9 Paris Est-Cr\u00e9teil Jeudi 28 et vendredi 29 Janvier 2027 EA 4395 \u00ab Lettre, Id\u00e9es, Savoirs \u00bb (LIS) L\u2019intitul\u00e9 de ce colloque semble relever du paradoxe. En effet, comment la col\u00e8re, passion jug\u00e9e aussi irrationnelle qu\u2019indomptable, peut-elle nourrir, ou \u00e0 tout le moins soutenir la r\u00e9flexion, activit\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":15314,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[],"categorie_personnage":[],"class_list":["post-16470","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-appels-contribution"],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"3.0.0","language":"gb","enabled_languages":["fr","gb"],"languages":{"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":false},"gb":{"title":false,"content":false,"excerpt":false}}},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16470","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16470"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16470\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16472,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16470\/revisions\/16472"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15314"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16470"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16470"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16470"},{"taxonomy":"categorie_personnage","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_personnage?post=16470"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}