{"id":13667,"date":"2025-04-27T12:13:45","date_gmt":"2025-04-27T19:13:45","guid":{"rendered":"https:\/\/siefar.org\/?p=11815"},"modified":"2025-04-27T12:13:45","modified_gmt":"2025-04-27T19:13:45","slug":"marginalite-des-endeuille-es","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/marginalite-des-endeuille-es\/","title":{"rendered":"Marginalit\u00e9 des endeuill\u00e9.es"},"content":{"rendered":"<div id=\"text\" class=\"section ltr\">\n<div class=\"text wResizable  medium\">\n<p><strong>Coordination<\/strong><\/p>\n<p class=\"texte\">Anne Coudreuse, universit\u00e9 Sorbonne Paris Nord,\u00a0<a href=\"mailto:anne.coudreuse@univ-paris13.fr\">anne.coudreuse@univ-paris13.fr<\/a>.<\/p>\n<p class=\"texte\">David Galand, universit\u00e9 Sorbonne Paris Nord,\u00a0<a href=\"mailto:david.galand@univ-paris13.fr\">david.galand@univ-paris13.fr<\/a>.<\/p>\n<p class=\"texte\"><strong><a id=\"tocto1n2\" href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/itineraires\/15944#tocfrom1n2\">Argumentaire<\/a><\/strong><\/p>\n<p class=\"texte\">\u00ab\u00a0Ah\u00a0! comment vivre tel entre deux mondes, \u00e9cartel\u00e9 sans r\u00e9mission\u00a0?\u00a0\u00bb interroge Gustave Roud dans\u00a0<em>Requiem<\/em>\u00a0(1967), \u00e9crit dans le deuil de sa m\u00e8re. L\u2019exp\u00e9rience du deuil se trouve li\u00e9e, dans de nombreux textes litt\u00e9raires, au sentiment de vivre dans un entre-deux-mondes, entre le monde des vivants et celui des morts, dans un espace ind\u00e9fini mais fondamentalement en marge des autres vivants et de la soci\u00e9t\u00e9 qui ne savent gu\u00e8re comment se comporter envers les individus endeuill\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"texte\">Ce trait serait, selon certains, sp\u00e9cifique \u00e0 notre \u00e9poque\u00a0: depuis l\u2019article fondateur de Geoffrey Gorer, \u201cThe Pornography of Death\u201d (1955) et son d\u00e9veloppement dans\u00a0<em>Death, Grief and Mourning in Contemporary Britain<\/em>\u00a0(1965), il est en effet d\u2019usage de consid\u00e9rer que les soci\u00e9t\u00e9s occidentales ont connu, au\u00a0xx<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, un bouleversement dans leur rapport \u00e0 la mort et aux endeuill\u00e9s. Le recul des rites fun\u00e9raires (veill\u00e9es fun\u00e8bres, deuil vestimentaire, recours \u00e0 des pleureuses) et des occasions de c\u00f4toiement de la mort (ex\u00e9cutions publiques, morts pr\u00e9matur\u00e9es) rend, selon l\u2019anthropologue britannique, la mort obsc\u00e8ne et entra\u00eene, entre autres cons\u00e9quences, une g\u00eane nouvelle des individus envers la pr\u00e9sence du cadavre mais aussi envers celle des personnes endeuill\u00e9es. On sait combien cette th\u00e8se du d\u00e9ni de la mort a entra\u00een\u00e9 en France l\u2019\u00e9mergence d\u2019\u00e9tudes fondamentales sur la mort, aussi bien chez des historiens comme Philippe Ari\u00e8s que chez des anthropologues tels que Louis-Vincent Thomas ou Jean Ziegler. Si, sans \u00eatre fondamentalement remise en cause, elle a ensuite \u00e9t\u00e9 nuanc\u00e9e et infl\u00e9chie par les travaux de Jean-Didier Urbain, de Jean-Hugues D\u00e9chaux ou de Patrick Baudry, c\u2019est pour souligner le plus souvent, malgr\u00e9 les nouvelles pratiques fun\u00e9raires, le ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019<em>intimisation<\/em>\u00a0de la mort (Clavandier, 2009). Les discours philosophique, anthropologique et sociologique s\u2019orientent ainsi depuis quelques ann\u00e9es vers une exploration approfondie des rapports directs vari\u00e9s, non ritualis\u00e9s ou tout au moins en marge des rites, que les vivants entretiennent avec les morts (Despret, 2017), jusque dans les soci\u00e9t\u00e9s non occidentales (Delaplace, 2024). Ce faisant, c\u2019est la question du deuil, dans sa dimension intime, qui devient centrale et qui accompagne l\u2019attention toujours plus grande des \u00e9crivains et des po\u00e8tes \u00e0 ce que le deuil, quand il nous touche, \u00e9branle et bouleverse dans notre rapport aux autres \u2013\u00a0les proches comme la soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p class=\"texte\">Car, quand un deuil survient, c\u2019est bien s\u00fbr le lien irr\u00e9m\u00e9diablement rompu avec le mort qui occupe toute la pens\u00e9e, mais, ce faisant, ce lien oblit\u00e8re tous les autres qui semblent devenir secondaires. Ainsi Anne Godard a-t-elle dress\u00e9 dans le roman\u00a0<em>L\u2019Inconsolable<\/em>\u00a0le portrait d\u2019une femme pour qui la mort du fils pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 rend vains tous les autres attachements. Hors de la fiction, dans l\u2019exp\u00e9rience v\u00e9cue du deuil, bien d\u2019autres ont, dans leurs journaux de deuil (Snauwaert, 2023), dans leurs essais (Forest, 2007\u00a0; Riley, 2024) ou leurs po\u00e8mes, soulign\u00e9 la solitude dans laquelle le chagrin les a plong\u00e9s, et les plonge encore, puisqu\u2019il n\u2019est aucun retour possible au temps d\u2019avant, nonobstant l\u2019insistante injonction de la vulgate freudienne \u00e0 \u00ab\u00a0faire son deuil\u00a0\u00bb, son \u00ab\u00a0travail de deuil\u00a0\u00bb ou de r\u00e9silience \u2013\u00a0dont les ouvrages de Philippe Forest en particulier ont montr\u00e9 le caract\u00e8re profond\u00e9ment irritant et inad\u00e9quat. Boris Cyrulnik lui-m\u00eame se m\u00e9fie de l\u2019usage n\u00e9olib\u00e9ral que l\u2019on fait de la notion de r\u00e9silience qu\u2019il a propos\u00e9e sans pr\u00e9voir qu\u2019elle conna\u00eetrait un succ\u00e8s tel qu\u2019elle s\u2019est galvaud\u00e9e. Les personnes endeuill\u00e9es ne se sentent pas seulement \u00e9loign\u00e9es des vivants, ils vivent dans une autre temporalit\u00e9 (Riley, 2024).<\/p>\n<p class=\"texte\">Nous proposons d\u2019\u00e9tudier, pour ce nouveau num\u00e9ro th\u00e9matique de la revue en ligne\u00a0<em>Itin\u00e9raires. LTC<\/em>, comment la marginalisation et\/ou la marginalit\u00e9 des individus endeuill\u00e9s est montr\u00e9e et interrog\u00e9e par la litt\u00e9rature occidentale, quels que soient le cadre g\u00e9n\u00e9rique adopt\u00e9 par l\u2019\u00e9crivain (roman, po\u00e8me, th\u00e9\u00e2tre, \u00e9criture de soi\u2026), la langue et l\u2019\u00e9poque de celui-ci. Nous pensons en effet que cette exp\u00e9rience, sans doute accentu\u00e9e dans le monde contemporain, ne lui est pourtant pas n\u00e9cessairement sp\u00e9cifique. N\u2019est-ce pas en effet, peu ou prou, celle que subit d\u00e9j\u00e0 Antigone\u00a0? N\u2019est-ce pas, plus pr\u00e8s de nous, l\u2019exp\u00e9rience qu\u2019interrogent Hugo dans\u00a0<em>Les Contemplations<\/em>, Rodenbach dans\u00a0<em>Bruges-la-Morte<\/em>\u00a0? N\u2019est-ce pas encore tout r\u00e9cemment l\u2019objet du dernier roman de Paul Auster,\u00a0<em>Baumgartner<\/em>\u00a0? Que dit la litt\u00e9rature de la place v\u00e9ritable de l\u2019endeuill\u00e9\u00a0? Quels processus le mettent ou lui permettent de se mettre \u00e0 l\u2019\u00e9cart des vivants\u00a0? Certains \u00ab\u00a0deuils sans noms\u00a0\u00bb favorisent-ils cet \u00e9loignement-absentement\u00a0? Qu\u2019autorise cet espace-temps particulier du deuil\u00a0: une m\u00e9ditation, une r\u00e9paration, un approfondissement du chagrin et de l\u2019amour ou de l\u2019attachement dont il est la continuation\u00a0? Quelle contigu\u00eft\u00e9, quelle proximit\u00e9 l\u2019endeuill\u00e9 \u00e9prouve-t-il avec les morts\u00a0? Quelle importance rev\u00eat alors le concept de hantise\u00a0? Comment red\u00e9finit-il, reconfigure-t-il sa proximit\u00e9 avec les vivants dans un deuil qui semble (mais peut-\u00eatre est-ce illusion) accro\u00eetre la distance\u00a0?<\/p>\n<p class=\"texte\">La probl\u00e9matique que nous proposons voudrait demeurer r\u00e9solument ouverte\u00a0; cependant les contributions pourront par exemple aborder les axes suivants, non exhaustifs\u00a0:<\/p>\n<ul class=\"texte\">\n<li>les signes du deuil et leur impact sur les autres (v\u00eatements de deuil, larmes, signes religieux, photographies des d\u00e9funts, etc.)\u00a0;<\/li>\n<li>la temporalit\u00e9 du deuil (m\u00e9lancolie, nostalgie, \u00ab\u00a0temps sans temps\u00a0\u00bb (Jacques Chessex), temps arr\u00eat\u00e9, suspendu, etc.)\u00a0;<\/li>\n<li>le recul ou la permanence des \u00e9critures partag\u00e9es du deuil (tombeaux po\u00e9tiques collectifs, volumes d\u2019hommage, etc.)\u00a0;<\/li>\n<li>les repr\u00e9sentations du soi endeuill\u00e9 dans les \u00e9critures de nature autobiographique ou dans les \u0153uvres po\u00e9tiques (livres de deuil, \u00e9l\u00e9gies, thr\u00e8nes, etc.)\u00a0;<\/li>\n<li>les fictions du deuil (au th\u00e9\u00e2tre comme dans les r\u00e9cits en tout genre, voire dans certains recueils po\u00e9tiques) et le rapport de la fiction au deuil \u00e0 travers le personnage endeuill\u00e9\u00a0;<\/li>\n<li>la sp\u00e9cificit\u00e9 \u00e9ventuelle des deuils\u00a0: est-ce la m\u00eame exp\u00e9rience dans le deuil d\u2019un grand-parent, d\u2019un parent ou d\u2019un enfant notamment\u00a0?\u00a0;<\/li>\n<li>le deuil entre exp\u00e9rience intime, singuli\u00e8re, et exp\u00e9rience collective, devant la mort de figures historiques et\/ou m\u00e9diatiques\u00a0;<\/li>\n<li>la sp\u00e9cificit\u00e9 \u00e9ventuelle des deuils li\u00e9s au terrorisme ou aux catastrophes.<\/li>\n<\/ul>\n<p class=\"texte\"><strong><a id=\"tocto1n3\" href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/itineraires\/15944#tocfrom1n3\">Envoi des propositions<\/a><\/strong><\/p>\n<p class=\"texte\">Les propositions sont \u00e0 envoyer sous forme de r\u00e9sum\u00e9 d\u2019environ 300 mots accompagn\u00e9 d\u2019une courte biobibliographie aux coordinateur\u00b7rices\u00a0:<\/p>\n<ul class=\"texte\">\n<li>Anne Coudreuse,\u00a0<a href=\"mailto:anne.coudreuse@univ-paris13.fr\">anne.coudreuse@univ-paris13.fr<\/a>.<\/li>\n<li>David Galand,\u00a0<a href=\"mailto:david.galand@univ-paris13.fr\">david.galand@univ-paris13.fr<\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<p class=\"texte\"><strong><a id=\"tocto1n4\" href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/itineraires\/15944#tocfrom1n4\">Calendrier pr\u00e9visionnel<\/a><\/strong><\/p>\n<ul class=\"texte\">\n<li>15\u00a0f\u00e9vrier 2025\u00a0: lancement de l\u2019appel \u00e0 contribution\u00a0;<\/li>\n<li>15\u00a0mai 2025\u00a0: date limite de r\u00e9ception des propositions\u00a0;<\/li>\n<li>15\u00a0d\u00e9cembre 2025\u00a0: date limite de r\u00e9ception des articles\u00a0;<\/li>\n<li>15\u00a0juillet 2026\u00a0: date de retour des articles r\u00e9vis\u00e9s\u00a0;<\/li>\n<li>Publication pr\u00e9vue\u00a0: premier semestre 2027.<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/div>\n<div id=\"bibliography\" class=\"section\">\n<p class=\"section\"><strong><span class=\"text\">Bibliographie<\/span><\/strong><\/p>\n<div class=\"text\">\n<div class=\"doi_box basic\">\n<div class=\"doi_pres\">Des DOI sont automatiquement ajout\u00e9s aux r\u00e9f\u00e9rences par Bilbo, l&#8217;outil d&#8217;annotation bibliographique d&#8217;OpenEdition.<br \/>\nLes utilisateurs des institutions qui sont abonn\u00e9es \u00e0 un des programmes freemium d&#8217;OpenEdition peuvent t\u00e9l\u00e9charger les r\u00e9f\u00e9rences bibliographiques pour lequelles Bilbo a trouv\u00e9 un DOI.<\/div>\n<\/div>\n<p class=\"bibliographie\">Allouch, J. (1997 [1995]).\u00a0<em>\u00c9rotique du deuil au temps de la mort s\u00e8che<\/em>. Paris : EPEL.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Ari\u00e8s, P. (1977).\u00a0<em>L\u2019Homme devant la mort<\/em>. Paris\u00a0: Seuil.<br \/>\nDOI :\u00a0<a class=\"doi\" href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.14375\/NP.9782020047319\">10.14375\/NP.9782020047319<\/a><\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Bacqu\u00e9, M.-F.,\u00a0&amp; Hanus, M. (2003).\u00a0<em>Le deuil<\/em>. Paris\u00a0: Presses universitaires de France.<br \/>\nDOI :\u00a0<a class=\"doi\" href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.3917\/puf.bacqu.2020.01\">10.3917\/puf.bacqu.2020.01<\/a><\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Balcazar\u00a0Moreno, M. (2010).\u00a0<em>Travailler pour les morts\u00a0: Politique de la m\u00e9moire dans l\u2019\u0153uvre de Jean Genet<\/em>. Paris\u00a0: Presses de la Sorbonne Nouvelle.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Carlat, D. (2007).\u00a0<em>T\u00e9moins de l\u2019inactuel\u00a0: Quatre \u00e9crivains contemporains face au deuil<\/em>. Paris : Corti.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Clavandier, G. (2009).\u00a0<em>Sociologie de la mort\u00a0: Vivre et mourir dans la soci\u00e9t\u00e9 contemporaine<\/em>. Paris\u00a0: Armand Colin.<br \/>\nDOI :\u00a0<a class=\"doi\" href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.3917\/arco.clava.2009.01\">10.3917\/arco.clava.2009.01<\/a><\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Conort, B. (2002).\u00a0<em>Pierre Jean Jouve\u00a0: Mourir en po\u00e9sie<\/em>. Presses universitaires du Septentrion.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Delaplace, G. (2024).\u00a0<em>La voix des fant\u00f4mes\u00a0: Quand d\u00e9bordent les morts<\/em>. Paris\u00a0: Seuil.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Delecroix, V.,\u00a0&amp; Forest, P. (2015).\u00a0<em>Le deuil\u00a0: Dialogue, entre le chagrin et le n\u00e9ant<\/em>, entretien C. Portevin. Paris\u00a0: Philosophie Magazine.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Derrida, J. (2003).\u00a0<em>Chaque fois unique, la fin du monde<\/em>. Paris : Galil\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Despret, V. (2017).\u00a0<em>Au bonheur des morts\u00a0: R\u00e9cits de ceux qui restent<\/em>. Paris\u00a0: La D\u00e9couverte, 2017.<br \/>\nDOI :\u00a0<a class=\"doi\" href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.3917\/dec.despr.2017.01\">10.3917\/dec.despr.2017.01<\/a><\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Forest, P. (2010).\u00a0<em>Le roman infanticide\u00a0: Dosto\u00efevski, Faulkner, Camus\u00a0: Essai sur la litt\u00e9rature et le deuil<\/em>. Nantes\u00a0: C\u00e9cile Defaut.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Forest, P. (2007).\u00a0<em>Tous les enfants sauf un<\/em>. Paris\u00a0: Gallimard.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Fort, P.-L. (2007).\u00a0<em>Ma m\u00e8re, la morte\u00a0: L\u2019\u00e9criture du deuil au f\u00e9minin chez Yourcenar, Beauvoir et Ernaux<\/em>. Paris\u00a0: Imago.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Fort, P.-L. (2023).\u00a0<em>Les Deuils sans noms\u00a0: \u00c9critures contemporaines de la perte<\/em>. Paris : Classiques Garnier.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Freud, S. (1986 [1917]). \u00ab\u00a0Deuil et m\u00e9lancolie\u00a0\u00bb, trad. J. Laplanche et J.-B. Pontalis. In\u00a0<em>M\u00e9tapsychologie<\/em>. Paris\u00a0: Gallimard.<br \/>\nDOI :\u00a0<a class=\"doi\" href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.3917\/soc.086.0007\">10.3917\/soc.086.0007<\/a><\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Fureix, E. (2009).\u00a0<em>La France des larmes\u00a0: Deuils politiques \u00e0 l\u2019\u00e2ge romantique (1814-1840)<\/em>. Ceyz\u00e9rieu : Champ Vallon.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Glaudes, P.,\u00a0&amp; Rabat\u00e9, D. (dir.) (2005).\u00a0<em>Deuil et litt\u00e9rature<\/em>. Pessac\u00a0: Presses universitaires de Bordeaux.<br \/>\nDOI :\u00a0<a class=\"doi\" href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.4000\/books.pub.6422\">10.4000\/books.pub.6422<\/a><\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Gorer, G. (2004).\u00a0<em>Ni pleurs ni couronnes<\/em>, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de\u00a0<em>Pornographie de la mort<\/em>, trad. H. Allouch. Paris : EPEL.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Laufer, L. (2006).\u00a0<em>L\u2019\u00e9nigme du deuil<\/em>. Paris\u00a0: Presses universitaires de France.<br \/>\nDOI :\u00a0<a class=\"doi\" href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.3917\/puf.lauf.2006.01\">10.3917\/puf.lauf.2006.01<\/a><\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Loraux, N. (1990).\u00a0<em>Les m\u00e8res en deuil<\/em>. Paris\u00a0: Seuil.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Longneaux, J.-M. (2020).\u00a0<em>Finitude, solitude, incertitude\u00a0: Philosophie du deuil<\/em>. Paris\u00a0: Presses universitaires de France.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Maulpoix, J.-M. (2018).\u00a0<em>Une histoire de l\u2019\u00e9l\u00e9gie<\/em>. Paris : Pocket.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Picard, M. (1995).\u00a0<em>La litt\u00e9rature et la mort<\/em>. Paris\u00a0: Presses universitaires de France.<br \/>\nDOI :\u00a0<a class=\"doi\" href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.3917\/puf.picar.1995.01\">10.3917\/puf.picar.1995.01<\/a><\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Riley, D. (2024). \u201cTime Lived, Without Its Flow\u201d, trad. G. Condello. In\u00a0<em>Chants d\u2019adieu<\/em>. Paris\u00a0: Bayard.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Snauwaert, M. (2023).\u00a0<em>Toute histoire de deuil est une histoire d\u2019amour<\/em>. Saint-Laurent : Bor\u00e9al.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Thomas, L.-V. (2003 [1988]).\u00a0<em>La mort<\/em>. Paris\u00a0: Presses universitaires de France.<br \/>\nDOI :\u00a0<a class=\"doi\" href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.3917\/puf.thoma.2003.01\">10.3917\/puf.thoma.2003.01<\/a><\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Trevisan, C. (2001).\u00a0<em>Les fables du deuil\u00a0: La Grande Guerre\u00a0: mort et \u00e9criture<\/em>. Paris\u00a0: Presses universitaires de France.<br \/>\nDOI :\u00a0<a class=\"doi\" href=\"http:\/\/dx.doi.org\/10.3917\/puf.trevi.2001.01\">10.3917\/puf.trevi.2001.01<\/a><\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Watthee-Delmotte, M. (2019).\u00a0<em>D\u00e9passer la mort\u00a0: L\u2019agir de la litt\u00e9rature<\/em>. Arles\u00a0: Actes Sud.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Wieser, D. (2004).\u00a0<em>Nerval\u00a0: Une po\u00e9tique du deuil \u00e0 l\u2019\u00e2ge romantique<\/em>. Gen\u00e8ve\u00a0: Droz.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Yapaudjian-Labat, C. (2010).\u00a0<em>\u00c9criture, deuil et m\u00e9lancolie\u00a0: les derniers textes de Samuel Beckett, Robert Pinget et Claude Simon<\/em>. Paris\u00a0: Classiques Garnier.<\/p>\n<p class=\"bibliographie\">Ziegler, J. (1973).\u00a0<em>Les vivants et la mort\u00a0: Essai de sociologie<\/em>. Paris\u00a0: Seuil.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Coordination Anne Coudreuse, universit\u00e9 Sorbonne Paris Nord,\u00a0anne.coudreuse@univ-paris13.fr. David Galand, universit\u00e9 Sorbonne Paris Nord,\u00a0david.galand@univ-paris13.fr. Argumentaire \u00ab\u00a0Ah\u00a0! comment vivre tel entre deux mondes, \u00e9cartel\u00e9 sans r\u00e9mission\u00a0?\u00a0\u00bb interroge Gustave Roud dans\u00a0Requiem\u00a0(1967), \u00e9crit dans le deuil de sa m\u00e8re. L\u2019exp\u00e9rience du deuil se trouve li\u00e9e, dans de nombreux textes litt\u00e9raires, au sentiment de vivre dans un entre-deux-mondes, entre le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":3693,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[],"categorie_personnage":[],"class_list":["post-13667","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-appels-contribution"],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"3.0.0","language":"gb","enabled_languages":["fr","gb"],"languages":{"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":false},"gb":{"title":false,"content":false,"excerpt":false}}},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13667","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13667"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13667\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13667"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13667"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13667"},{"taxonomy":"categorie_personnage","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_personnage?post=13667"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}