{"id":13337,"date":"2024-11-03T01:41:44","date_gmt":"2024-11-03T08:41:44","guid":{"rendered":"https:\/\/siefar.org\/?p=11507"},"modified":"2024-11-03T01:41:44","modified_gmt":"2024-11-03T08:41:44","slug":"la-comedie-francaise-racontee-par-ses-publics","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/la-comedie-francaise-racontee-par-ses-publics\/","title":{"rendered":"La Com\u00e9die-fran\u00e7aise racont\u00e9e par ses publics"},"content":{"rendered":"<p><strong>Colloque international<\/strong><\/p>\n<p><strong>Com\u00e9die-Fran\u00e7aise et INHA<\/strong><\/p>\n<p><strong>Comit\u00e9 d\u2019organisation\u00a0:\u00a0<\/strong>Florence Naugrette et Sophie Marchand (Sorbonne Universit\u00e9), Tiphaine Karsenti (Universit\u00e9 Paris Nanterre), Sara Harvey (University of Victoria), Charline Granger (CNRS \u2013 Universit\u00e9 Paul Val\u00e9ry) Sylvaine Guyot (New York University), Agathe Giraud (Universit\u00e9 d\u2019Artois) et Louis-Gilles Pairault (Biblioth\u00e8que-Mus\u00e9e de la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise).<\/p>\n<p>Ce colloque, adoss\u00e9 au programme IUF de Florence Naugrette (\u00ab\u00a0Archives, t\u00e9moignages, m\u00e9moire, mise en r\u00e9cit\u00a0: que raconte l\u2019histoire du th\u00e9\u00e2tre\u00a0?\u00a0\u00bb) et au programme RCF (Registres de la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise) s\u2019inscrit dans une s\u00e9rie de rencontres scientifiques vou\u00e9es \u00e0 envisager autrement l\u2019histoire de la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise, en examinant comment elle a pu \u00eatre racont\u00e9e par ses soci\u00e9taires, ses directions et ses comit\u00e9s. Il s\u2019agit, pour ce dernier volet, d\u2019analyser la place des spectateurs dans l\u2019histoire de ce th\u00e9\u00e2tre.\u00a0<\/p>\n<p>De nombreux travaux existent sur la question du public, qui \u00e9tudient pour la plupart le public programm\u00e9 ou fantasm\u00e9 par les auteurs dramatiques et les directeurs de th\u00e9\u00e2tre, et dressent un portrait th\u00e9orique de cette instance indispensable au d\u00e9ploiement du protocole dramatique et, pour cette raison m\u00eame, objet de passions et d\u2019attentions ambivalentes. Historiens et sociologues ont, de leur c\u00f4t\u00e9, tent\u00e9 de saisir, au moyen d\u2019autres sources (donn\u00e9es mat\u00e9rielles de la vie th\u00e9\u00e2trale, rapports de police\u2026) une image plus pr\u00e9cise des spectateurs r\u00e9els qui, par leur diversit\u00e9, invitent \u00e0 parler de publics au pluriel plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 postuler une entit\u00e9 unifi\u00e9e et uniforme. Il s\u2019agira, lors de ces journ\u00e9es d\u2019\u00e9tudes, de conjuguer ces approches mais aussi de faire entendre la voix de ces spectateurs, conserv\u00e9e par la presse, les \u00e9crits de soi et les t\u00e9moignages, les anecdotes, la correspondance entretenue par certains avec l\u2019institution et ses repr\u00e9sentants.<\/p>\n<p>Les registres de la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise offrent sur ces questions des aper\u00e7us nouveaux. Les registres de recettes t\u00e9moignent des fluctuations de la fr\u00e9quentation du th\u00e9\u00e2tre et des \u00e9quilibres instables qui se jouent dans la salle entre des publics que d\u00e9finit le type de place qu\u2019ils occupent, li\u00e9 \u00e0 leur capacit\u00e9 financi\u00e8re ou aux raisons particuli\u00e8res qui les m\u00e8nent au spectacle. Rapport\u00e9es \u00e0 la programmation et \u00e0 la prise en compte du r\u00e9pertoire, ces donn\u00e9es invitent \u00e0 des interrogations multiples : peut-on identifier le succ\u00e8s d\u2019un genre, d\u2019un auteur, d\u2019une pi\u00e8ce, d\u2019une th\u00e9matique, d\u2019un ou une artiste sc\u00e9nique \u00e0 la pr\u00e9sence de telles ou telles cat\u00e9gories de spectateurs ? Le succ\u00e8s public est-il ou non d\u00e9terminant dans les logiques de programmation ? Suit-on, dans ces m\u00eames processus d\u2019\u00e9laboration de la saison, les go\u00fbts du public ? Le public particulier des repr\u00e9sentations gratis ou des voyages \u00e0 la Cour implique-t-il une modification du r\u00e9pertoire ? Et que dire du public \u00ab invit\u00e9 \u00bb, b\u00e9n\u00e9ficiant de billets sp\u00e9cifiques, qui contribue \u00e0 l\u2019essor d\u2019un imaginaire de la claque ? Peut-on interpr\u00e9ter sociologiquement la modification, au cours des si\u00e8cles, des types de places ? Cette modification a-t-elle des implications esth\u00e9tiques ? \u00c0 partir de quelles sources pourrait-on prendre en compte la pr\u00e9sence et l\u2019\u00e9ventuelle influence d\u2019un public f\u00e9minin ? Les donn\u00e9es de l\u2019histoire du th\u00e9\u00e2tre permettent-elles une approche genr\u00e9e du public ?<\/p>\n<p>Les registres d\u2019assembl\u00e9es, quant \u00e0 eux, permettent de mieux saisir la mani\u00e8re dont l\u2019institution tient compte des publics, des d\u00e9bats que suscitent ces derniers, des \u00e9changes qui existent, dans la vie administrative du th\u00e9\u00e2tre, avec les spectateurs. On pourra chercher dans ces registres des traces des d\u00e9bats sur la pertinence de supprimer les banquettes de sc\u00e8ne, sur les avantages des parterres debout ou assis, sur la mani\u00e8re de r\u00e9agir aux interventions des plaisants du parterre et autres spectateurs perturbateurs, sur la naissance, aussi, d\u2019un vedettariat qui implique un certain rapport au public. Quels sont les rapports de force et les dynamiques qui d\u00e9terminent la place du ou des publics dans l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me \u00e9volutif que repr\u00e9sente la vie th\u00e9\u00e2trale entre 1680 et la fin du XIXe si\u00e8cle ? Quel est l\u2019imaginaire du public qui anime les directeurs, les com\u00e9diens et com\u00e9diennes ? Voit-on se d\u00e9velopper dans les registres d\u2019assembl\u00e9e, comme dans la presse ou l\u2019imaginaire collectif, des physiologies de spectateurs ? Dans l\u2019organisation architecturale et mat\u00e9rielle du th\u00e9\u00e2tre, quels espaces r\u00e9serve-t-on aux spectateurs, au sein d\u2019une topographie \u00e0 la fois concr\u00e8te et symbolique ?<\/p>\n<p>D\u2019autres sources devront \u00eatre mises \u00e0 profit et confront\u00e9es aux donn\u00e9es des archives. Celles, d\u2019une part, que constituent les \u00e9chos m\u00e9diatiques de la pr\u00e9sence des spectateurs, de leur comportement, de leur influence sur le d\u00e9roulement de la s\u00e9ance, la fortune des \u0153uvres et la carri\u00e8re des artistes. La presse, les pamphlets divers, les recueils d\u2019anecdotes, mais aussi les pr\u00e9faces et textes th\u00e9oriques contribuent, \u00e0 leur mani\u00e8re, \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de repr\u00e9sentations publiques du ou des publics. Celles, d\u2019autre part, qui restituent directement le point de vue des spectateurs : lettres priv\u00e9es ou publiques, conserv\u00e9es \u00e0 la Biblioth\u00e8que de la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise, publi\u00e9es dans les journaux ou recueillies dans les correspondances ; m\u00e9moires et souvenirs de spectateurs, t\u00e9moignages de r\u00e9ception. Quelle place occupent les spectateurs dans la culture du th\u00e9\u00e2tral qui se dessine \u00e0 l\u2019\u00e9poque consid\u00e9r\u00e9e ? On pourra, dans cette optique, \u00e9tudier certaines pratiques comme les adresses aux spectateurs lors des annonces ou des compliments qui ponctuent la saison, et interroger la pertinence de la notion de quatri\u00e8me mur pour penser une vie th\u00e9\u00e2trale qui, souvent, fait des spectateurs des acteurs de premier plan.<\/p>\n<p>Ces interrogations, centr\u00e9es principalement sur la p\u00e9riode qui s\u2019\u00e9tend de la fin du XVIIe si\u00e8cle \u00e0 la fin du XIXe, n\u2019excluent pas une r\u00e9flexion sur ce que repr\u00e9sente aujourd\u2019hui ce th\u00e9\u00e2tre dans le paysage culturel fran\u00e7ais. Y a-t-il, de nos jours, une sp\u00e9cificit\u00e9 du ou des publics de la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise\u00a0? Parlerait-on d\u2019un ou de plusieurs publics\u00a0? Comment l\u2019institution a-t-elle int\u00e9gr\u00e9 les spectateurs \u00e0 son fonctionnement\u00a0? Par quels moyens nouveaux ce ou ces publics se f\u00e9d\u00e8rent-ils et assument-ils une identit\u00e9 spectatrice\u00a0? Comment contribuent-ils \u00e0 la m\u00e9moire et \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019institution\u00a0?<\/p>\n<p>Les propositions de communications (une page maximum) accompagn\u00e9es d\u2019une courte pr\u00e9sentation bio-bibliographique sont \u00e0 envoyer avant le 20 d\u00e9cembre 2024 aux deux adresses suivantes\u00a0:\u00a0<a href=\"mailto:Sophie.Marchand@sorbonne-universite.fr\">Sophie.Marchand@sorbonne-universite.fr<\/a>\u00a0et\u00a0<a href=\"mailto:marchand.soph@wanadoo.fr\">marchand.soph@wanadoo.fr<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Colloque international Com\u00e9die-Fran\u00e7aise et INHA Comit\u00e9 d\u2019organisation\u00a0:\u00a0Florence Naugrette et Sophie Marchand (Sorbonne Universit\u00e9), Tiphaine Karsenti (Universit\u00e9 Paris Nanterre), Sara Harvey (University of Victoria), Charline Granger (CNRS \u2013 Universit\u00e9 Paul Val\u00e9ry) Sylvaine Guyot (New York University), Agathe Giraud (Universit\u00e9 d\u2019Artois) et Louis-Gilles Pairault (Biblioth\u00e8que-Mus\u00e9e de la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise). 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