{"id":11275,"date":"2024-04-15T05:34:47","date_gmt":"2024-04-15T12:34:47","guid":{"rendered":"http:\/\/siefar.org\/?p=11275"},"modified":"2024-04-15T05:34:47","modified_gmt":"2024-04-15T12:34:47","slug":"les-femmes-dans-la-vie-et-loeuvre-dagrippa-daubigne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/les-femmes-dans-la-vie-et-loeuvre-dagrippa-daubigne\/","title":{"rendered":"Les femmes dans la vie et l\u2019\u0153uvre d\u2019Agrippa d\u2019Aubign\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><strong>Appel \u00e0 communication pour <em>Albineana<\/em> 37\u00a0(2025), dirig\u00e9 par Mathilde Bernard, Nadine Kuperty-Tsur et Alicia Viaud<\/strong><\/p>\n<p>Le rapport d\u2019Agrippa d\u2019Aubign\u00e9 aux femmes n\u2019est pas simple\u00a0; l\u2019enfant <em>aegre partus<\/em> ne doit sa vie qu\u2019\u00e0 la mort de l\u2019une d\u2019entre elles, ce qui peut expliquer une tendance \u00e0 la mise \u00e0 distance. De nombreuses femmes sont ainsi pr\u00e9sent\u00e9es comme des incarnations d\u2019une alt\u00e9rit\u00e9 radicale\u00a0: la m\u00e8re, cette figure qui, pour absente qu\u2019elle soit, hante l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 de l\u2019\u0153uvre, sous des dehors la plupart du temps peu rassurants, mais n\u00e9anmoins ambivalents<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>\u00a0; l\u2019amante, qui rev\u00eat des habits p\u00e9trarquistes aux chatoiements inqui\u00e9tants et qui, jeunesse \u00e9clatante a son double dans les vieilles repoussantes du <em>Printemps<\/em><a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a><em>\u00a0<\/em>; les femmes \u00ab\u00a0d\u00e9test\u00e9es\u00a0\u00bb, qui sont pr\u00e9sent\u00e9es comme des symboles de d\u00e9bauche<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>\u00a0; les reines qui deviennent sorci\u00e8res sous sa plume<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>\u00a0; les parangons bibliques de l\u2019impi\u00e9t\u00e9 \u2013\u00a0J\u00e9zabel<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a> et autres Athalie\u00a0\u2013\u00a0; ou les femmes mythiques venues du monde gr\u00e9co\u2011romain pour faire du po\u00e8te une proie, Diane la chasseresse<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>, qui bien s\u00fbr se cache dans la belle Salviati, autre menace de mort.<\/p>\n<p>\u00c0 c\u00f4t\u00e9 de ces femmes si diverses en possibilit\u00e9 d\u2019an\u00e9antissement du corps et de l\u2019\u00e2me de l\u2019\u00e9crivain \u2013\u00a0car ces figures sont avant tout litt\u00e9raires\u00a0\u2013, Agrippa d\u2019Aubign\u00e9 offre aux lecteurs de nombreux exemples de femmes admirables, qui dans leur grandeur n\u2019en sont pas moins pour la plupart \u00e9galement mises \u00e0 distance. Au rang de ces femmes viennent en premier lieu les martyres\u00a0: les s\u0153urs Foucaude \u2013\u00a0des enfants\u00a0\u2013, Jane Gray, jeune, reine, vertueuse et pieuse<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>\u2026 Puis les reines protestantes qui ont su gouverner en homme, \u00e9loge \u00e9quivoque s\u2019il en est\u00a0: Elizabeth, Jeanne d\u2019Albret<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a>, figurant de nouvelles Deborah.<\/p>\n<p>Enfin viennent d\u2019autres femmes, plus accessibles sans doute, celles qui se sacrifient pour leur parti, comme Catherine de Bourbon<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a>, nouvelle Esther, des femmes po\u00e8tes et salonni\u00e8res comme les dames des Roches<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a> ou, plus proches encore du peuple, ces figures de la d\u00e9votion, jeune fille allaitant le vieillard et \u00e0 l\u2019inverse femme \u00e2g\u00e9e\u00a0(aux mamelles taries) allaitant un nourrisson. Quelques\u2011unes enfin, bien r\u00e9elles celles\u2011l\u00e0, tiss\u00e9es \u00e0 la vie d\u2019Agrippa d\u2019Aubign\u00e9 et pr\u00e9sentes en ses \u00e9crits\u00a0: ses femmes, ses filles.<\/p>\n<p>Comment d\u00e8s lors concilier ce m\u00e9lange d\u2019attirance et de r\u00e9pulsion dont le <em>Printemps <\/em>se fait l\u2019\u00e9cho, d\u2019admiration pour des femmes qui sont le lieu et la preuve de la gr\u00e2ce supr\u00eame de Dieu, n\u2019agissant jamais tant que lorsqu\u2019elle \u00e9l\u00e8ve la faiblesse, et de m\u00e9pris horrifi\u00e9 pour la putain et la sorci\u00e8re, de connivence<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[11]<\/a> et de hi\u00e9rarchisation des rapports<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\">[12]<\/a>\u00a0? Comment comprendre que la femme soit le plus souvent tenue \u00e0 distance respectable\u00a0: faut\u2011il en chercher les raisons dans les structures patriarcales d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 qui n\u2019assigne pas aux femmes un r\u00f4le de m\u00eame importance qu\u2019aux hommes, dans la vie d\u2019un enfant \u00e0 qui a manqu\u00e9 une pr\u00e9sence f\u00e9minine, d\u2019un amant \u00e9conduit, d\u2019un veuf \u00e9plor\u00e9, d\u2019un sujet m\u00e9fiant d\u2019une souveraine aux finesses italiennes\u00a0? Quel est le sens de la parole ou du silence des femmes dans l\u2019\u0153uvre d\u2019Agrippa d\u2019Aubign\u00e9\u00a0? Comment les voix f\u00e9minines et les voix de l\u2019\u00e9nonciateur se m\u00ealent\u2011elles et dans quelle optique<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\">[13]<\/a>\u00a0? Quelle possibilit\u00e9 les femmes protestantes ont\u2011elles de se faire entendre<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\">[14]<\/a>\u00a0? Peut\u2011on, avec Catharina Randall Coats<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\">[15]<\/a>, penser un \u00ab\u00a0parler mystique\u00a0\u00bb de la femme albin\u00e9enne, qui l\u2019\u00e9l\u00e8verait \u00e0 un statut \u00e9quivalent \u00e0 celui de l\u2019\u00e9nonciateur de la fin des <em>Tragiques<\/em>, \u00ab\u00a0extatique\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0au giron de son Dieu\u00a0\u00bb\u00a0?<\/p>\n<p>Les articles s\u2019int\u00e9resseront aux diff\u00e9rents aspects de la pr\u00e9sence des femmes dans la vie et dans l\u2019\u0153uvre d\u2019Agrippa d\u2019Aubign\u00e9. Ils pourront adopter un angle biographique, interrogeant le r\u00f4le des amants, des \u00e9pouses et des filles dans l\u2019existence de l\u2019\u00e9crivain, et croiser cette approche avec une analyse des repr\u00e9sentations des figures f\u00e9minines dans l\u2019\u0153uvre. On pourra \u00e9galement axer sa r\u00e9flexion sur la dimension symbolique et mythique de la repr\u00e9sentation des femmes admir\u00e9es ou honnies, sur la trace, l\u2019inflexion f\u00e9minines de l\u2019\u00e9criture\u00a0; consid\u00e9rer la question politique, la r\u00e9sistance, le z\u00e8le des femmes\u00a0; voir comment en elles r\u00e9side paradoxalement la plus grande fiance d\u2019Agrippa (les plus z\u00e9l\u00e9s sont pour beaucoup des femmes) et son plus grand effroi (les plus machiav\u00e9liques sont sans doute des femmes). Les articles se demanderont comment concilier les rapports de l\u2019homme avec les personnes et les rapports de l\u2019\u00e9crivain avec les \u00eatres de papier, afin de rendre compte d\u2019une vision des femmes plus riche que les passages canoniques offrant \u00e0 les voir victimes ou d\u00e9mons nous laissent augurer. Le volume s\u2019ouvrira \u00e0 des articles pr\u00e9sentant la place particuli\u00e8re de la femme protestante \u00e0 cette \u00e9poque, ainsi qu\u2019\u00e0 des r\u00e9flexions plus larges sur la repr\u00e9sentation des femmes \u00e0 la Renaissance.<\/p>\n<p>*<\/p>\n<p>Les propositions de contribution, de quelques lignes, sont \u00e0 rendre avant le 31 mai 2024 aux adresses suivantes\u00a0:<\/p>\n<p><a href=\"mailto:bernardm@parisnanterre.fr\">bernardm@parisnanterre.fr<\/a>, <a href=\"mailto:alicia.viaud@umontreal.ca\">alicia.viaud@umontreal.ca<\/a>, <a href=\"mailto:kuperty@tauex.tau.ac.il\">kuperty@tauex.tau.ac.il<\/a><\/p>\n<p>Apr\u00e8s acceptation de la proposition de contribution, les articles d\u2019environ 30\u00a0000 signes, en fran\u00e7ais ou en anglais, seront \u00e0 rendre pour le 1<sup>er<\/sup> mars 2025.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.agrippadaubigne.org\/documents\/Appel_Albineana37.pdf\"><strong>Appel int\u00e9gral avec bibliographie<\/strong><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Voir Jean\u2011Raymond\u00a0Fanlo, <em>Trac\u00e9s, ruptures. La composition instable des Tragiques<\/em>, Paris, Champion, 1990, chap.\u00a0I, 3.2, \u00ab\u00a0Les figures ambivalentes de la m\u00e8re\u00a0\u00bb, p.\u00a083\u201187.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Voir V\u00e9ronique Ferrer, <em>L\u2019Amoureuse Rage. Agrippa d\u2019Aubign\u00e9 po\u00e8te profane<\/em>, Gen\u00e8ve, Droz, 2022 et <em>Le Printemps<\/em>, Julien Goeury\u00a0(\u00e9d.), Paris, Classiques Garnier, 2023.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Voir \u00c9liane\u00a0Viennot, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3406\/albin.1996.1364\">Agrippa d\u2019Aubign\u00e9, Marguerite de Valois et le Divorce satyrique\u00a0<\/a>\u00bb, <em>Albineana, <\/em>7, 1996, p. 87-111.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Voir Jean\u2011Raymond Fanlo, \u00ab\u00a0<em><a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/books.pup.6835\">Catherine de M\u00e9dicis, monstre femelle. Agrippa d\u2019Aubign\u00e9, Les Tragiques, livre\u00a0I<\/a><\/em><em>\u00a0\u00bb<\/em>, dans R\u00e9gis Bertrand et Anne Carol (dir.), <em>Le \u00ab Monstre \u00bb humain\u00a0: Imaginaire et soci\u00e9t\u00e9<\/em> [en ligne], Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 2005.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Voir Gis\u00e8le Matthieu\u2011Castellani, <em>Agrippa d\u2019Aubign\u00e9. Le Corps de J\u00e9zabel<\/em>, Paris, Presses universitaires de France, 1991.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Voir Jean\u2011Raymond Fanlo et Marie\u2011Dominique Legrand\u00a0(dir.), <em>Le Mythe de Diane en France au xvi<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle<\/em>, <em>Albineana<\/em>, 14, 2002.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Voir Antoinette\u00a0Gimaret, <a href=\"https:\/\/classiques-garnier.com\/objets-et-anatomie-du-corps-heroique-dans-l-europe-de-la-premiere-modernite-ses-gants-et-son-livret-pour-faire-testament.html\">\u00ab\u00a0\u201cSes gants et son livret pour faire testament\u201d. Le r\u00e9cit de la mort de Jane Grey dans l\u2019<em>Histoire des Martyrs<\/em> de Jean Crespin et les <em>Tragiques<\/em> d\u2019Agrippa d\u2019Aubign\u00e9\u00a0\u00bb<\/a>, dans Line Cottegnies, Anne\u2011Marie Miller\u2011Blaise et Christine Sukic\u00a0(dir.), <em>Objets et anatomie du corps h\u00e9ro\u00efque dans l\u2019Europe de la premi\u00e8re modernit\u00e9<\/em>, Paris, Classiques Garnier, 2019, p.\u00a025\u201145.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Voir Marie\u2011Madeleine\u00a0Fragonard, \u00ab\u00a0L\u2019\u00e9loge d\u2019Elisabeth\u00a0\u00bb, dans Fran\u00e7ois Charpentier\u00a0(dir.), <em>Les Tragiques d\u2019Agrippa d\u2019Aubign\u00e9. Actes de la journ\u00e9e d\u2019\u00e9tude Agrippa d\u2019Aubign\u00e9, 9 nov. 1990<\/em>, <em>Cahiers Textuel<\/em>, 9, 19\u00a01, p.\u00a039-52\u00a0; C\u00e9cile Huchard, \u00ab\u00a0Jeanne d\u2019Albret, \u00c9lisabeth d\u2019Angleterre, reines, et h\u00e9ro\u00efnes protestantes\u00a0?\u00a0\u00bb, dans Gilbert Schrenck, Anne-Elisabeth Spica, Pascale Thouvenin\u00a0(dir.), <em>H\u00e9ro\u00efsme f\u00e9minin et femmes illustres\u00a0(xvi<sup>e<\/sup>\u2011xvii<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cles). Une repr\u00e9sentation sans fiction<\/em>, Paris, Classiques Garnier, 2019, p.\u00a091\u2011105.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Voir le <em>Traitt\u00e9 des douceurs de l\u2019affliction<\/em>, Gilbert Schrenck\u00a0(\u00e9d), dans <em>\u0152uvres<\/em>, t.\u00a0III, Paris, Garnier, 2014.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> Voir Madeleine\u00a0Lazard, <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3406\/albin.1990.1290\">\u00ab\u00a0Deux f\u00e9ministes poitevines au\u00a0XVIe\u00a0si\u00e8cle\u00a0: Les dames des Roches\u00a0\u00bb<\/a>, <em>Albineana,\u00a0<\/em>3, 1990, p.\u00a0143\u2011153.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Cette connivence et cette proximit\u00e9 confiante furent semblent\u2011ils au fondement des liens conjugaux qui unissait Agrippa d\u2019Aubign\u00e9 tant \u00e0 Suzanne de Lezay qu\u2019\u00e0 Ren\u00e9e Burlamacchi (voir Gilbert Schrenck, <a href=\"http:\/\/www.siefar.org\/\">notices en ligne sur les femmes d\u2019Agrippa d\u2019Aubign\u00e9<\/a> dans le <em>Grand Dictionnaire des Femmes de l\u2019Ancien\u00a0R\u00e9gime<\/em>, 2005\u00a0: <em>Aubign\u00e9 (Mich\u00e8le), Burlamacchi (Ren\u00e9e), L\u2019Estang (Catherine de), Lezay (Suzanne de), Limur (Anne de), Salviati (Diane)<\/em>)<em>.<\/em> Elle marque aussi la couleur de la relation qu\u2019il a entretenue avec Catherine de Bourbon, m\u00e9lange de respect, d\u2019admiration et d\u2019amiti\u00e9 (outre son introduction de l\u2019\u00e9dition du <em>Traitt\u00e9 des douceurs de l\u2019affliction<\/em>, on pourra consulter l\u2019article suivant de Gilbert Schrenck\u00a0: \u00ab\u00a0Rh\u00e9torique de l\u2019affliction\u00a0: Catherine de Bourbon, Agrippa d\u2019Aubign\u00e9 et la Conf\u00e9rence de Nancy (1600)\u00a0\u00bb, dans Claude La Charit\u00e9 et Roxanne Roy (dir.), <em>Femmes, rh\u00e9torique et \u00e9loquence sous l\u2019Ancien R\u00e9gime<\/em>, Saint-\u00c9tienne, Publications de l\u2019universit\u00e9 de Saint-\u00c9tienne, 2012, p.\u00a0299\u2011310).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> Rare sont les femmes qui peuvent gouverner et il semble clair par ailleurs qu\u2019Agrippa d\u2019Aubign\u00e9 n\u2019assigne pas le m\u00eame r\u00f4le aux femmes qu\u2019aux hommes, comme en t\u00e9moigne la <em>Lettre \u00e0 ses filles<\/em>.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Voir Samuel\u00a0Junod, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1353\/wfs.2003.0006\">Voix f\u00e9minines dans l\u2019\u0153uvre d\u2019Aubign\u00e9\u00a0<\/a>\u00bb, <em>Women in French Studies<\/em>, 11, 2003, p.\u00a025\u201137.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> Catharina Randall\u00a0Coats, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.2307\/3039185\">Shouting Down Abraham: How Sixteenth Century Huguenot Women Found Their Voice<\/a>\u00a0\u00bb, <em>Renaissance Quarterly<\/em>, vol.\u00a050, 2, 1997, p.\u00a0411\u2011442?<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> Catharina\u00a0Randall\u00a0Coats, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3406\/albin.1996.1362\">La femme\u00a0: un pr\u00e9texte silencieux dans l\u2019\u0153uvre d\u2019Agrippa d\u2019Aubign\u00e9\u00a0<\/a>\u00bb, <em>Albineana\u00a0<\/em>7, 1996, p.\u00a076.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Appel \u00e0 communication pour Albineana 37\u00a0(2025), dirig\u00e9 par Mathilde Bernard, Nadine Kuperty-Tsur et Alicia Viaud Le rapport d\u2019Agrippa d\u2019Aubign\u00e9 aux femmes n\u2019est pas simple\u00a0; l\u2019enfant aegre partus ne doit sa vie qu\u2019\u00e0 la mort de l\u2019une d\u2019entre elles, ce qui peut expliquer une tendance \u00e0 la mise \u00e0 distance. 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