{"id":10901,"date":"2023-11-07T13:52:35","date_gmt":"2023-11-07T12:52:35","guid":{"rendered":"http:\/\/siefar.org\/?p=10901"},"modified":"2023-11-07T13:52:35","modified_gmt":"2023-11-07T12:52:35","slug":"male-gaze-female-gaze-feminist-gaze-queer-gaze-quels-styles-pour-les-etudes-de-genre-xviii-xxie-siecles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/male-gaze-female-gaze-feminist-gaze-queer-gaze-quels-styles-pour-les-etudes-de-genre-xviii-xxie-siecles\/","title":{"rendered":"Male gaze, female gaze, feminist gaze, queer gaze&#8230; : quel(s) style(s) pour les \u00e9tudes de genre ? XVIII-XXIe si\u00e8cles"},"content":{"rendered":"<p class=\"v1MsoNormal\"><strong>ULB, Bruxelles, 20-21 juin 2024<\/strong><br \/>\n<strong>Organisation: Az\u00e9lie Fayolle et Cl\u00e9ment Dessy (FNRS-ULB)<\/strong><\/p>\n<p class=\"v1MsoNormal\">\nNouveau venu dans le vocabulaire des \u00e9tudes de style, le concept de\u00a0<em>gaze<\/em>\u00a0conna\u00eet une actualit\u00e9 probablement favoris\u00e9e par l&#8217;\u00e9largissement du cadre stylistique qu&#8217;il propose. Comme la\u00a0<em>mani\u00e8re<\/em>, il est issu des \u00e9tudes visuelles (cin\u00e9matographiques plut\u00f4t que picturales), mais le regard qui le traduit charrie dans son sillage la vision du monde ou\u00a0<em>Weltanschauung<\/em>\u00a0qui inclut une port\u00e9e \u00e9pist\u00e9mologique, voire politique ou philosophique \u2013 tout en favorisant des approches macroscopiques. La parution de l&#8217;ouvrage\u00a0<em>Le regard f\u00e9minin. Une r\u00e9volution \u00e0 l&#8217;\u00e9cran<\/em>\u00a0d&#8217;Iris Brey en a permis, d\u00e8s 2020, une circulation large et nouvelle dans les espaces francophones, par la diffusion du concept de\u00a0<em>male gaze<\/em>, initialement forg\u00e9 par Laura Mulvey en 1975 dans\u00a0<em>Visual pleasure and narrative cin\u00e9ma<\/em>(traduit en 2017 dans\u00a0<em>Au-del\u00e0 du plaisir visuel. F\u00e9minismes, \u00e9nigmes, cin\u00e9philie<\/em>\u00a0par Teresa Castro et Clara Schulmann, Mim\u00e9sis). Le succ\u00e8s du concept comme celui de l&#8217;ouvrage signalent un int\u00e9r\u00eat actuel du public, en partie acad\u00e9mique, pour des approches des \u0153uvres artistiques int\u00e9grant les questions politiques et \u00e9thiques contemporaines, en revendiquant une litt\u00e9rature plac\u00e9e au sein de la soci\u00e9t\u00e9. Les questions li\u00e9es au genre et \u00e0 leurs interactions, potentiellement violentes, tiennent une place de plus en plus importante depuis #<em>metoo<\/em>\u00a0et, pour les \u00e9tudes litt\u00e9raires, l&#8217;affaire Ch\u00e9nier (2017)[1]. Elles commencent \u00e0 se faire entendre, depuis les ouvrages militants (comme\u00a0<em>Une culture du viol \u00e0 la fran\u00e7aise\u00a0: du \u00ab\u00a0troussage de domestique\u00a0\u00bb \u00e0 la \u00ab\u00a0libert\u00e9 d&#8217;importuner\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0de Val\u00e9rie Rey-Robert, Libertalia, 2020) jusqu&#8217;aux \u00e9tudes plus acad\u00e9miques, comme le montrent, entre autres, les r\u00e9cents\u00a0<em>Au Non des femmes. Lib\u00e9rer nos classiques du regard masculin<\/em>\u00a0de Jennifer Tamas (Seuil, 2023),\u00a0<em>Des femmes et du style. Pour\u00a0<\/em>un feminist gaze d&#8217;Az\u00e9lie Fayolle (Divergences, 2023) ou\u00a0<em>En finir avec la passion. L&#8217;abus en litt\u00e9rature\u00a0<\/em>de Sarah Delale, \u00c9lodie Pinel et Marie-Pierre Tachet (Amsterdam, 2023). Depuis le\u00a0<em>male gaze<\/em>\u00a0de Laura Mulvey, les propositions foisonnent\u00a0:\u00a0<em>queer gaze,<\/em>\u00a0<em>oppositionnal gaze<\/em>\u00a0(bell hooks),\u00a0<em>tender gaze<\/em>\u00a0(Muriel Cormican et Jennifer Marston William, introduit en fran\u00e7ais par Lucie Nizard),\u00a0<em>feminist gaze<\/em>, regard lesbien, etc. L&#8217;introduction du concept de\u00a0<em>gaze<\/em>\u00a0dans les discours critiques, notamment amateurs, a l&#8217;avantage d&#8217;approfondir les critiques th\u00e9matiques ou cantonn\u00e9es \u00e0 la seule repr\u00e9sentation de figures opprim\u00e9es, et son emploi signale une lacune th\u00e9orique des \u00e9tudes litt\u00e9raires.<br \/>\nCe colloque propose d&#8217;ouvrir les questionnements et les m\u00e9thodes de po\u00e9tique et de stylistique au prisme du genre (sans oublier qu&#8217;il puisse croiser d&#8217;autres oppressions). Si le style a longtemps \u00e9t\u00e9 compris comme l&#8217;empreinte d&#8217;une singularit\u00e9, souvent marqu\u00e9e du sceau du g\u00e9nie et de l&#8217;exceptionnalit\u00e9 dans le sillage du romantisme, d&#8217;autres approches, comme la sociocritique, permettent de le comprendre aussi comme un marqueur de groupe, inscrit autant dans une dynamique de r\u00e9appropriation(s) de la langue que dans la construction d&#8217;une individualit\u00e9. Autrement dit, si, comme l&#8217;a d\u00e9clar\u00e9 Buffon, \u00ab\u00a0le style est l&#8217;homme m\u00eame\u00a0\u00bb[2], il convient peut-\u00eatre de se rappeler aussi qu&#8217;il n&#8217;y a que les \u00e9critures de femmes qui ont \u00e9t\u00e9 aussi syst\u00e9matiquement \u00e9tudi\u00e9es au prisme d&#8217;une assignation \u00e0 un genre, quand les virilismes litt\u00e9raires sont n\u00e9glig\u00e9s et que d&#8217;autres \u00e9critures sont disqualifi\u00e9es pour leur fluidit\u00e9 per\u00e7ue comme un manque de vigueur et de fermet\u00e9, les rel\u00e9guant en m\u00eame temps que les suppos\u00e9es \u00e9critures f\u00e9minines \u2013 Renan a pu pour sa part revendiquer, non sans paradoxe ou provocation, \u00ab\u00a0du d\u00e9dain de pr\u00eatre et du d\u00e9dain de femme\u00a0\u00bb pour justifier sa gaucherie[3]. Il ne s&#8217;agit pas de raviver ce vieux serpent de mer\u00a0: le gaze permet plut\u00f4t de consid\u00e9rer les r\u00f4les sociaux de genre, mis en sc\u00e8ne dans les textes, qu&#8217;il y ait ou non ad\u00e9quation avec des identit\u00e9s r\u00e9elles, dans leur dimension politique (plut\u00f4t que sociale ou directement biographique). Le\u00a0<em>male gaze<\/em>\u00a0litt\u00e9raire n&#8217;est pas ce que serait une \u00e9criture des hommes\u00a0: il traduit en point(s) de vue un positionnement jouissant de la domination masculine, traduite dans l&#8217;exploitation des corps f\u00e9minins \u00e0 l&#8217;\u00e9cran comme dans les textes, et constitue ainsi une dimension (non exhaustive) d&#8217;un style viriliste. Ce\u00a0<em>gaze<\/em>\u00a0peut \u00eatre repris, comme par Annie Ernaux (non sans difficult\u00e9s et sans \u00e9cart\u00a0: l&#8217;inversion des r\u00f4les ne suffit pas, comme le montre les difficult\u00e9s relat\u00e9es dans\u00a0<em>Une passion simple<\/em>) ou Rachilde (qui revendique son antif\u00e9minisme et d&#8217;\u00e9crire comme un homme de lettres). De m\u00eame, le\u00a0<em>female gaze<\/em>\u00a0ne peut se comprendre comme une inversion du\u00a0<em>male gaze<\/em>\u00a0appropri\u00e9 par des autrices ou des personnages f\u00e9minins, mais comme une mise en texte proposant d&#8217;autres axiologisations.<\/p>\n<p class=\"v1MsoNormal\">\nOn le voit\u00a0: le\u00a0<em>gaze<\/em>, comme le genre (litt\u00e9raire), convoque un imaginaire du genre, ainsi que l&#8217;a montr\u00e9 Christine Plant\u00e9 dans \u00ab\u00a0Un roman \u00e9pistolaire f\u00e9minin\u00a0? Pour une critique de l&#8217;imaginaire g\u00e9n\u00e9rique\u00a0\u00bb. Les imaginaires de la langue, th\u00e9oris\u00e9s par Gilles Philippe, se retrouvent ici \u00e9galement, dans un imaginaire genr\u00e9 des styles. Le genre constitue en effet un continuum, plus ou moins inconscient, plus ou moins intentionnel, mais qui se trouve conscientis\u00e9 dans et par le(s) style(s), avec des gradients divers, depuis la r\u00e9alisation d&#8217;un style propre jusqu&#8217;\u00e0 son explicitation dans des m\u00e9tadiscours. C&#8217;est dire que le gaze permet de voir comment le texte fabrique son public depuis ces th\u00e9orisations jusqu&#8217;aux r\u00e9appropriations, revendiqu\u00e9es ou allusives, construisant des g\u00e9n\u00e9alogies comme des filiations et des communaut\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"v1MsoNormal\">\nCe sont ces th\u00e9ories dont nous voudrions proposer l&#8217;exploration commune, \u00e0 partir de la litt\u00e9rature en fran\u00e7ais du XVIIIe\u00a0si\u00e8cle \u00e0 aujourd&#8217;hui. Dans le cadre de ce colloque, on s&#8217;interrogera notamment sur ces quelques points\u00a0:<br \/>\n&#8211; \u00a0 \u00a0 \u00a0 Concepts et th\u00e9orie(s)\u00a0:<br \/>\nLe gaze est un concept issu des \u00e9tudes cin\u00e9matographiques, dans lesquelles il est une catachr\u00e8se, une m\u00e9taphore qui vient combler un manque lexical et conceptuel. Son transfert en stylistique et dans les \u00e9tudes litt\u00e9raires constitue un autre \u00e9cart, qu&#8217;il faut interroger\u00a0: quelles sont les implications de ce transfert, notamment sur l&#8217;interdisciplinarit\u00e9 structurant les cultural studies comme les gender studies\u00a0?<br \/>\n&#8211; \u00a0 \u00a0 \u00a0 Formes et traits\u00a0:<br \/>\nL&#8217;analyse d&#8217;un style, sur le plan de ses caract\u00e9ristiques genr\u00e9es, d\u00e9pend de la possibilit\u00e9 d&#8217;isoler les traits d&#8217;une \u00e9criture qui se laissent interpr\u00e9ter comme genr\u00e9s. Ce travail de rep\u00e9rage est le fruit de la critique et, plus largement, du lectorat. Un des principaux objectifs du colloque sera d&#8217;objectiver cette analyse et d&#8217;\u00e9tablir une m\u00e9thodologie qui permette d&#8217;expliquer comment des faits d&#8217;\u00e9criture, \u00e0 diff\u00e9rents niveaux, peuvent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9s comme tels.<br \/>\n&#8211; \u00a0 \u00a0 \u00a0 Images et repr\u00e9sentations\u00a0:<br \/>\nSelon une perspective inspir\u00e9e des imaginaires de la langue, rappelons qu&#8217;une certaine fa\u00e7on d&#8217;user de la langue inspire des repr\u00e9sentations, des images, qu&#8217;elles soient ou non justifi\u00e9es. Le pr\u00e9sent colloque offrira l&#8217;opportunit\u00e9 d&#8217;interroger les processus selon lesquels une mani\u00e8re d&#8217;\u00e9crire peut \u00eatre \u00e0 associ\u00e9e \u00e0 des valeurs et des repr\u00e9sentations genr\u00e9es. Des caract\u00e9ristiques genr\u00e9es pr\u00e9con\u00e7ues peuvent certes \u00eatre attribu\u00e9es \u00e0 une \u00e9criture. Les m\u00e9tadiscours, dont les textes d&#8217;escorte (pr\u00e9faces ou autres avertissements), peuvent \u00e9galement fournir un lieu o\u00f9 se commentent et se d\u00e9crivent les styles. Au-del\u00e0 des images potentiellement attendues, on pourra \u00e9galement s&#8217;int\u00e9resser les ressources mises en \u0153uvre dans une \u00e9criture ou dans les m\u00e9tadiscours pour infl\u00e9chir ces repr\u00e9sentations pr\u00e9con\u00e7ues du genre dans l&#8217;\u00e9criture, voire pour les subvertir et ou les contredire.<br \/>\n&#8211; \u00a0 \u00a0 \u00a0 Traductions et styles<br \/>\nLa question des traductions m\u00e9rite toute sa place dans ces questionnements\u00a0: que disent les choix d&#8217;un positionnement genr\u00e9, voire d&#8217;une recherche d&#8217;\u00e9mancipation, dans les marges de l&#8217;interpr\u00e9tation des textes d&#8217;une langue \u00e0 une autre\u00a0? La traduction de Sapho par Ren\u00e9e Vivien a ainsi consacr\u00e9 (non sans discontinuit\u00e9 ou remise en question) la po\u00e9tesse en ic\u00f4ne lesbienne, quand les \u00e9tudes bibliques donnent le riche exemple de r\u00e9flexions foisonnantes sur la relativit\u00e9 des r\u00f4les sociaux de genre et de sexualit\u00e9. Les th\u00e9ologies queer ou f\u00e9ministes participent aussi de ces stylistiques.<br \/>\n&#8211; \u00a0 \u00a0 \u00a0 Communaut\u00e9 et performativit\u00e9\u00a0:<br \/>\nLe fait que le genre puisse se manifester \u00e0 travers un ou des style(s), voire un\u00a0<em>gaze<\/em>, peut impliquer l&#8217;intention de produire des effets sur le lectorat. Le\u00a0<em>gaze<\/em>\u00a0peut non seulement lier une communaut\u00e9 \u00e9motionnelle, il peut aussi viser \u00e0 faire agir. D\u00e9passant la dimension singuli\u00e8re \u00e0 laquelle il fut traditionnellement cantonn\u00e9, le style devient trace du collectif et instrument de reconnaissance. Le colloque offrira des opportunit\u00e9s d&#8217;analyser la fa\u00e7on dont des faits individuels d&#8217;\u00e9criture, envisag\u00e9s sous le prisme du genre, peuvent fonctionner comme traces d&#8217;une voix collective.<br \/>\nLe colloque aura lieu \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 libre de Bruxelles les\u00a020 et 21 juin 2024. Il est soutenu par le laboratoire Philixte et le r\u00e9seau STRIGES (Structure de recherche interdisciplinaire sur le genre, l&#8217;\u00e9galit\u00e9 et la sexualit\u00e9) de l&#8217;ULB. Les propositions de communication (environ 500 mots) sont \u00e0 envoyer \u00e0 Az\u00e9lie Fayolle (<a href=\"mailto:azelie.fayolle@ulb.be\" rel=\"noreferrer\">azelie.fayolle@ulb.be<\/a>) et Cl\u00e9ment Dessy (<a href=\"mailto:clement.dessy@ulb.be\" rel=\"noreferrer\">clement.dessy@ulb.be<\/a>) avant le\u00a019 janvier 2024. Les questions \u00e9pist\u00e9mologiques et les \u00e9tudes de cas d\u00e9veloppant une perspective th\u00e9orique seront privil\u00e9gi\u00e9es. Un avis sera communiqu\u00e9 aux auteur\u00b7rice\u00b7s avant le\u00a09 f\u00e9vrier 2024.<br \/>\n\u2014<br \/>\n<strong>Comit\u00e9 scientifique\u00a0:<\/strong><br \/>\nLaurence Brogniez (Universit\u00e9 Libre de Bruxelles)<br \/>\nYannick Chevalier (Universit\u00e9 Lumi\u00e8re Lyon-II)<br \/>\nBrigitte Diaz (Unicaen)<br \/>\nVal\u00e9rie Piette (Universit\u00e9 Libre de Bruxelles)<br \/>\nLaurence Rosier (Universit\u00e9 Libre de Bruxelles)<br \/>\nJennifer Tamas (Universit\u00e9 de Rutgers)<br \/>\nMarie-\u00c8ve Th\u00e9renty (Universit\u00e9 Paul-Val\u00e9ry)<br \/>\nDamien Zanone (UPEC)<\/p>\n<p>\u00a0[1] Pour un r\u00e9capitulatif de l&#8217;affaire Ch\u00e9nier, voir le sommaire \u00e9tabli sur le carnet Hypoth\u00e8ses\u00a0<em>Malaises dans la lecture<\/em>, (en ligne), 07\/07\/2019. URL\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/malaises.hypotheses.org\/1003\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/malaises.hypotheses.org\/1003<\/a><br \/>\n[2] Discours prononc\u00e9 \u00e0 l&#8217;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, 25 ao\u00fbt 1753. Sur le destin trompeur de cette citation, voir Jacques D\u00fcrrenmatt, \u00ab\u00a0&#8220;Le style est l&#8217;homme m\u00eame&#8221;. Destin d&#8217;une buffonnerie \u00e0 l&#8217;\u00e9poque romantique\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Romantisme<\/em>, 2010\/2, no\u00a0148, p. 63-76. URL\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3917\/rom.148.0063\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/doi.org\/10.3917\/rom.148.0063<\/a><br \/>\n[3] Pr\u00e9face,\u00a0<em>Feuilles d\u00e9tach\u00e9es<\/em>\u00a0[1892],\u00a0<em>\u0152uvres compl\u00e8tes<\/em>, Paris, Calmann-L\u00e9vy, 1947-1961, t. II, p. 950.<br \/>\n\u2014<br \/>\n<strong>Bibliographie indicative<\/strong><br \/>\nAbbou Julie,\u00a0<em>Tenir sa langue. Le langage, lieu de lute f\u00e9ministe<\/em>, \u00c9ditions Les P\u00e9r\u00e9grines, \u00ab\u00a0Genres\u00a0\u00bb, 2022.<br \/>\nAcker Kathy, \u00ab\u00a0Seeing gender\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Critical Quarterly<\/em>, vol. 37, no\u00a04, d\u00e9cembre 1995, p. 78-86.<br \/>\nAngenot Marc,\u00a0<em>La Parole pamphl\u00e9taire. Typologie des discours modernes<\/em>, Payot, 1982.<br \/>\nBordas \u00c9ric, \u00ab\u00a0Style gay\u00a0?\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Litt\u00e9rature<\/em>, no\u00a0147, 2007\/3, p. 115-129.<br \/>\nBrey Iris,\u00a0<em>Le Regard f\u00e9minin. Une r\u00e9volution \u00e0 l&#8217;\u00e9cran<\/em>, L&#8217;Olivier, \u00ab\u00a0Les Feux\u00a0\u00bb, 2020.<br \/>\nCausse Mich\u00e8le,\u00a0<em>Contre le Sexage<\/em>, Modernes, Balland, 2015.<br \/>\n\u2013, \u00ab\u00a0Pour en finir avec l&#8217;androlecte\u00a0\u00bb, communication au s\u00e9minaire de Nicole-Claude Mathieu, MSSH, Coll\u00e8ge de France, Paris, d\u00e9cembre 1998.<br \/>\nDelale Sarah, Pinel \u00c9lodie, Tachet Marie-Pierre,\u00a0<em>Pour en finir avec la passion. L&#8217;abus en litt\u00e9rature<\/em>, Amsterdam, 2023.<br \/>\nDe Lauretis Teresa,\u00a0<em>Th\u00e9orie<\/em>\u00a0queer\u00a0<em>et cultures populaires\u00a0: de Foucault \u00e0 Cronenberg\u00a0<\/em>[2007], traduit de l&#8217;italien par Philippe Boursin, Dispute, \u00ab\u00a0Le Genre du Monde\u00a0\u00bb, 2023.<br \/>\nDessy Cl\u00e9ment, Nuijs Laurence van, Sti\u00e9non Val\u00e9rie (dir.),\u00a0<em>Sociologie du style litt\u00e9raire<\/em>,\u00a0<em>COnTEXTES<\/em>, 18, 2016. URL\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/contextes\/6223\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/journals.openedition.org\/contextes\/6223<\/a><br \/>\nDidier B\u00e9atrice, L&#8217;<em>\u00c9criture-femme<\/em>, PUF, \u00ab\u00a0\u00c9criture\u00a0\u00bb, 1999.<br \/>\nErnaux Annie, \u00ab\u00a0Vers un je trans-personnel\u00a0\u00bb, RITM 6, \u00ab\u00a0Autofictions &amp; Cie\u00a0\u00bb, Unibersit\u00e9 de Paris X, 1993, p. 219-222. URL\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.annie-ernaux.org\/fr\/textes\/vers-un-je-transpersonnel\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/www.annie-ernaux.org\/fr\/textes\/vers-un-je-transpersonnel\/<\/a><br \/>\nFayolle Az\u00e9lie,\u00a0<em>Des femmes et du style. Pour un\u00a0<\/em>feminist gaze, Divergences, 2023.<br \/>\n\u00ab\u00a0Dire le d\u00e9sordre. L&#8217;utopie des Saint-Simoniennes\u00a0\u00bb, in Aurore Turbiau, Samy Lagrange, Judith Cohen (dir.),\u00a0<em>Les Esth\u00e9tiques du d\u00e9sordre. Pour une autre g\u00e9n\u00e9alogie de l&#8217;utopie<\/em>, Le Cavalier Bleu, \u00ab\u00a0Convergences\u00a0\u00bb, 2022, 285-298.<br \/>\nGrunenwald No\u00e9mie,\u00a0<em>Sur les bouts de la langue. Traduire en f\u00e9ministe\/s<\/em>, La Contre all\u00e9e, \u00ab\u00a0Contrebande\u00a0\u00bb, 2021.<br \/>\nhooks bell, \u00ab\u00a0The Oppositionnal Gaze: Black Female Spectators\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Black Looks: Race and Representation<\/em>, South End Press, 1992, p. 115-131.<br \/>\nLanser Susan S. , \u00ab\u00a0Toward a Feminist Narratology\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Narrative Poetics<\/em>, Vol. 20, no\u00a03, (Fall 1986), 341-363.<br \/>\nMulvey Laura, \u00ab\u00a0Plaisir visuel et cin\u00e9ma narratif\u00a0\u00bb [1975],\u00a0<em>Au-del\u00e0 du plaisir visuel. F\u00e9minisme, \u00e9nigmes, cin\u00e9philie<\/em>, \u00c9ditions Mim\u00e9sis, \u00ab\u00a0Formes filmiques\u00a0\u00bb, 2017.<br \/>\nNizard Lucie, \u00ab\u00a0Autrices et d\u00e9sir sexuel f\u00e9minin dans le roman du second XIXe\u00a0si\u00e8cle\u00a0: vers un \u00e9rotisme au f\u00e9minin\u00a0?\u00a0\u00bb, in Luana Berm\u00fadez, Natacha Crocoll, Belinda Palacios, Andrea Palandri (dir.),\u00a0<em>Les Lignes du corps\u00a0: erotismo y literaturas rom\u00e1nicas<\/em>, 2021, 15-27.<br \/>\n\u2013-, \u00ab\u00a0Regarder \/ d\u00e9sirer. Du &#8220;<em>male gaze<\/em>&#8221; au &#8220;<em>tender gaze<\/em>&#8221; dans les r\u00e9cits fictionnels du second XIXe\u00a0si\u00e8cle\u00a0\u00bb (\u00e0 para\u00eetre)<br \/>\nNot\u00e9ris \u00c9milie, \u00ab\u00a0Pour un regard f\u00e9ministe\u00a0\u00bb,\u00a0<em>D\u00e9bordements<\/em>, 20 f\u00e9vrier 2020. URL\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/debordements.fr\/pour-un-regard-feministe\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/debordements.fr\/pour-un-regard-feministe<\/a><br \/>\nPhilippe Gilles,\u00a0<em>Le r\u00eave du style parfait<\/em>, PUF, 2013.<br \/>\nPlant\u00e9 Christine,\u00a0<em>La Petite S\u0153ur de Balzac. Essai sur la femme auteur<\/em>, Lyon, PUL, 2015.<br \/>\n\u2013, \u00ab\u00a0Le genre en litt\u00e9rature\u00a0: difficult\u00e9s, fondements et usages d&#8217;un concept\u00a0\u00bb, in GenERe,\u00a0<em>\u00c9pist\u00e9mologies du genre. Croisements des disciplines, intersections des rapports de domination<\/em>, ENS \u00c9ditions, 2018.<br \/>\n\u2013, \u00ab\u00a0Un roman \u00e9pistolaire f\u00e9minin\u00a0? Pour une critique de l&#8217;imaginaire g\u00e9n\u00e9rique (Constance de Salm,\u00a0<em>Vingt-quatre heures d&#8217;une femmes sensible<\/em>)\u00a0\u00bb, in Catherine Mariette-Clot, Damien Zanone (dir.),\u00a0<em>La Tradition des romans de femmes. XVIII<\/em><em>e<\/em><em>-XIX<\/em><em>e<\/em><em>\u00a0si\u00e8cles<\/em>, Honor\u00e9 Champion, 2012, p. 275-296.<br \/>\nPuig della Bellacasa Maria,\u00a0<em>Politiques f\u00e9ministes et construction des savoirs<\/em>, L&#8217;Harmattan, \u00ab\u00a0Ouverture philosophique\u00a0\u00bb, 2013.<br \/>\nReid Martine (dir.),\u00a0<em>Femmes et litt\u00e9rature. Une histoire culturelle, I et II<\/em>, Gallimard, 2020.<br \/>\nRioufreyt Thibaut, \u00ab\u00a0Ce que parler politique veut dire. Th\u00e9ories de la (d\u00e9)politisation et analyse du discours politique\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Mots. Les langages du politique<\/em>, 115, 2017, p. 127-144.<br \/>\nSlama B\u00e9atrice, \u00ab\u00a0De la &#8220;litt\u00e9rature f\u00e9minine&#8221; \u00e0 &#8220;l&#8217;\u00e9crire-femme&#8221;\u00a0: diff\u00e9rence et institution\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Litt\u00e9rature<\/em>, no\u00a044, 1981, p. 51-71.<br \/>\nSpivak Gayatri Chakravorty,\u00a0<em>Les subalternes peuvent-elles parler\u00a0?<\/em>, trad. J. Vidal, \u00e9ditions Amsterdam, 2021.<br \/>\nTamas Jennifer,\u00a0<em>Au Non des femmes. Lib\u00e9rer nos classiques du regard masculin<\/em>, Seuil, \u00ab\u00a0La couleur des id\u00e9es\u00a0\u00bb, 2023.<br \/>\nTh\u00e9renty Marie-\u00c8ve,\u00a0<em>Femmes de presse, femmes de lettres, de Delphine de Girardin \u00e0 Florence Aubenas<\/em>, CNRS, 2020.<br \/>\nChristine Plant\u00e9 et Marie-\u00c8ve Th\u00e9renty (dir.),\u00a0<em>F\u00e9minin\/masculin dans la presse du XIX<\/em><em>e<\/em><em>si\u00e8cle<\/em>, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2022.<br \/>\nTurbiau Aurore, \u00ab\u00a0Lib\u00e9ration des femmes: ann\u00e9e z\u00e9ro. Fonder une l\u00e9gitimit\u00e9 de la parole politique et litt\u00e9raire des femmes\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Litt\u00e9ratures engag\u00e9es<\/em>, (en ligne), 10\/11\/2019. URL\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/engagees.hypotheses.org\/880\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/engagees.hypotheses.org\/880<\/a><br \/>\nTurbiau Aurore, Lachkar M., Islert Camille, Berthier Manon, Antolin Alexandre,\u00a0<em>\u00c9crire \u00e0 l&#8217;encre violette. Litt\u00e9ratures lesbiennes en France de 1900 \u00e0 nos jours<\/em>, Le Cavalier bleu, \u00ab\u00a0Convergences\u00a0\u00bb, 2022 .<br \/>\nWittig Monique,\u00a0<em>La Pens\u00e9e straight<\/em>\u00a0[1992, 2001], \u00e9ditions Amsterdam, 2013.<br \/>\nZenetti Marie-Jeanne, Bujor Flavia, Coste Marion, Paulian Claire, Rundgren Heta et Turbiau Aurore (dir.),\u00a0<em>Situer la th\u00e9orie\u00a0: pens\u00e9es de la litt\u00e9rature et savoirs situ\u00e9s (f\u00e9minismes, postcolonialismes)<\/em>,\u00a0<em>Fabula-LhT<\/em>, no\u00a026, octobre 2021. URL\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/lht\/26\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/www.fabula.org\/lht\/26\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ULB, Bruxelles, 20-21 juin 2024 Organisation: Az\u00e9lie Fayolle et Cl\u00e9ment Dessy (FNRS-ULB) Nouveau venu dans le vocabulaire des \u00e9tudes de style, le concept de\u00a0gaze\u00a0conna\u00eet une actualit\u00e9 probablement favoris\u00e9e par l&#8217;\u00e9largissement du cadre stylistique qu&#8217;il propose. Comme la\u00a0mani\u00e8re, il est issu des \u00e9tudes visuelles (cin\u00e9matographiques plut\u00f4t que picturales), mais le regard qui le traduit charrie dans [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":3693,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[],"categorie_personnage":[],"class_list":["post-10901","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classe"],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"3.0.0","language":"gb","enabled_languages":["fr","gb"],"languages":{"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":false},"gb":{"title":false,"content":false,"excerpt":false}}},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10901","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10901"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10901\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10901"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10901"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10901"},{"taxonomy":"categorie_personnage","embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/categorie_personnage?post=10901"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}