{"id":10680,"date":"2023-06-23T06:41:24","date_gmt":"2023-06-23T05:41:24","guid":{"rendered":"http:\/\/siefar.org\/?p=10680"},"modified":"2023-06-23T06:41:24","modified_gmt":"2023-06-23T05:41:24","slug":"femmes-et-theatre-a-lepoque-moderne-entre-france-et-italie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/femmes-et-theatre-a-lepoque-moderne-entre-france-et-italie\/","title":{"rendered":"Femmes et th\u00e9\u00e2tre \u00e0 l&#8217;\u00e9poque moderne entre France et Italie (1750-1850)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Colloque International <\/strong><strong>organis\u00e9 par le CELIS (Centre de Recherches sur les Litt\u00e9ratures et la Sociopo\u00e9tique) \u2013 UCA (Universit\u00e9 Clermont-Auvergne)<\/strong><\/p>\n<p><strong>Lieu : Maison des Sciences de l\u2019homme \u2013 Clermont-Ferrand<\/strong><\/p>\n<p>Responsabilit\u00e9 scientifique : Paola ROMAN (D\u00e9part. D\u2019Etudes Italiennes \u2013 UCA)<\/p>\n<p>Propositions de communication \u00e0 envoyer \u00e0\u00a0:\u00a0<a href=\"mailto:paola.roman@uca.fr\">paola.roman@uca.fr<\/a>\u00a0avec un r\u00e9sum\u00e9 de 10 lignes.<\/p>\n<p>\u00a0\u00ab\u00a0Les comp\u00e9tences des femmes en mati\u00e8re de th\u00e9\u00e2tre, roman, po\u00e9sie, essais et lettres, brochures pamphlets, articles de journaux ainsi que dans le domaine de la traduction ont notoirement contribu\u00e9 \u00e0 la culture et \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 du temps, et en ont infl\u00e9chi le cours\u00a0\u00bb, ainsi s\u2019exprime, dans un ouvrage de synth\u00e8se r\u00e9cent sur l\u2019\u00e9criture f\u00e9minine au XVIII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle en France, Christie Mc Donald (<em>Femmes et Litt\u00e9ratures\u00a0: une histoire culturelle<\/em>, 1, p. 721) en \u00e9voquant une r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019un nombre croissant de travaux, en France comme en Italie, ne cesse d\u2019explorer depuis des d\u00e9cennies.\u00a0<\/p>\n<p>Ce colloque entend apporter une contribution aux recherches qui visent \u00e0 donner une visibilit\u00e9 et une \u00e9valuation critique aux \u00ab\u00a0comp\u00e9tences\u00a0\u00bb intellectuelles des femmes de l\u2019\u00e9poque moderne, en ciblant particuli\u00e8rement le domaine th\u00e9\u00e2tral (th\u00e9\u00e2tre et op\u00e9ra). La p\u00e9riode que nous interrogerons va de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XVIII<sup>e<\/sup>\u00a0\u00e0 la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XIX<sup>e<\/sup>, soit le moment o\u00f9 se d\u00e9veloppent de grands projets th\u00e9\u00e2traux d\u2019ordre esth\u00e9tique et id\u00e9ologique dont la dynamique est nourrie par des \u00e9v\u00e9nements culturels et historiques majeures (Lumi\u00e8res, R\u00e9volution, \u00e9poque napol\u00e9onienne, Restauration). L\u2019aire g\u00e9ographique choisie, l\u2019Italie et la France, nous permet d\u2019envisager la confrontation, au f\u00e9minin, de deux cultures th\u00e9\u00e2trales fortement caract\u00e9ris\u00e9es par des \u00e9changes interculturels.\u00a0<\/p>\n<p>Nous partons de l\u2019id\u00e9e que l\u2019identit\u00e9 sexu\u00e9e de ces auteures, plus ou moins revendiqu\u00e9e par elles-m\u00eames, et ses diff\u00e9rentes implications culturelles au sens large (anthropologiques, sociologiques, philosophiques, litt\u00e9raires, juridiques ecc.) en constitue un fondement structurel. Celui-ci ne peut en aucune mani\u00e8re \u00eatre ignor\u00e9 ou m\u00e9connu \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 et d\u2019un champ litt\u00e9raire fortement hi\u00e9rarchis\u00e9s \u00ab\u00a0au masculin\u00a0\u00bb, qui \u00e9loigne les femmes des lieux et des modalit\u00e9s du savoir traditionnel.\u00a0<\/p>\n<p>Entre 1750 et 1850, le th\u00e9\u00e2tre semble occuper une place interm\u00e9diaire, pour ce qui est de l\u2019accessibilit\u00e9 des femmes \u00e0 la cr\u00e9ation intellectuelle et artistique, entre la po\u00e9sie, le roman, le journalisme, l\u2019\u00e9criture \u00e9pistolaire \u2013 des genres qu\u2019elles pratiquent de plus en plus, donc \u00e9tudi\u00e9s et objets de la recherche contemporaine &#8211; \u00a0et l\u2019essai \u00e9rudit ou scientifique, la prose historique, le po\u00e8me \u00e9pique entre autres, consid\u00e9r\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 intellectuelle du temps comme plus \u00e9lev\u00e9s, fr\u00e9quent\u00e9s dans une proportion bien moindre par les femmes.\u00a0<\/p>\n<p>Cet espace \u00ab\u00a0interm\u00e9diaire\u00a0\u00bb pourra \u00eatre interrog\u00e9, \u00e0 partir d\u2019une acception ample du ph\u00e9nom\u00e8ne th\u00e9\u00e2tral, selon trois axes principaux, quoique non exclusifs.\u00a0<\/p>\n<p>1. \u00a0 \u00a0 \u00a0L\u2019\u00e9tude des \u0153uvres des dramaturges et librettistes qui \u00e9crivent pour la sc\u00e8ne (nombreuses) et qui arrivent \u00e0 se faire repr\u00e9senter ou \u00e0 mettre en sc\u00e8ne elles-m\u00eames leurs pi\u00e8ces (beaucoup moins nombreuses). \u00a0Parmi celles-ci, \u00e9mergent des figures-phares comme Olympe de Gouge, ou des personnalit\u00e9s d\u2019envergure comme Anne-Marie du Bocage, c\u00e9l\u00e9br\u00e9e en Italie, ou Fran\u00e7oise de Graffigny, F\u00e9licit\u00e9 de Genlis, Justine Favart pour la France, ou Luisa Bergalli Gozzi, Francesca Manzoni, Maria Teresa Agnesi pour l\u2019Italie, tandis que la plupart se dispersent dans une n\u00e9buleuse indistincte. Dans l\u2019espoir de nouvelles d\u00e9couvertes, on pourra toutefois s\u2019interroger sur les contextes de production des pi\u00e8ces et des livrets, sur la strat\u00e9gie de r\u00e9ussite de leurs auteures, les genres choisis, les th\u00e9matiques privil\u00e9gi\u00e9es, les rapports de \u00ab\u00a0filiation\u00a0\u00bb, l\u2019\u00ab\u00a0adoption\u00a0\u00bb autonome ou l\u2019\u00ab\u00a0opposition\u00a0\u00bb au m\u00e9canisme du th\u00e9\u00e2tre masculin, les voies suivies, par la critique post\u00e9rieure, pour les marginaliser ou les exclure du canon litt\u00e9raire officiel.\u00a0<\/p>\n<p>2. \u00a0 \u00a0 \u00a0L\u2019\u00e9tude de l\u2019activit\u00e9 des traductrices de th\u00e9\u00e2tre et des journalistes femmes qui \u00e9crivent des comptes-rendus critiques des spectacles ou du th\u00e9\u00e2tre imprim\u00e9. Il est notoire que la traduction, pratiqu\u00e9e \u00e0 grande \u00e9chelle et pour tous les domaines, par les femmes, est un moyen puissant, au cours du XVIII<sup>e\u00a0<\/sup>et XIX<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, de mettre en \u00e9vidence leurs talents litt\u00e9raires. Il suffit juste de nommer, parmi beaucoup de nombreux exemples possibles, Mme Riccoboni (traductrice du th\u00e9\u00e2tre anglais) en France ou Elisabetta Caminer (traductrice du th\u00e9\u00e2tre fran\u00e7ais) parmi les plus connues au XVIII\u00e8me si\u00e8cle. \u00a0La double action de lecture et de transposition des \u0153uvres th\u00e9\u00e2trales, impliquant une intervention tr\u00e8s active de la traductrice, cr\u00e9e un espace de libert\u00e9 dont les femmes profitent, sous couvert de l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 auctoriale, tr\u00e8s souvent masculine, du texte original. Les contours de cette \u00ab\u00a0libert\u00e9\u00a0\u00bb m\u00e9ritent, dans de nombreux cas, \u00e0 \u00eatre mieux connus. Dans ce sens, le travail d\u2019Elisabetta Caminer, figure-phare des Lumi\u00e8res italiennes en tant que journaliste, est embl\u00e9matique. Son activit\u00e9 traductive, imposante (\u00e0 peu pr\u00e8s une quarantaine de pi\u00e8ces, majoritairement fran\u00e7aises) reste encore en grande partie inexplor\u00e9e. En m\u00eame temps, les journaux, dirig\u00e9s par des femmes ou consacr\u00e9s aux femmes, laissent percevoir leur regard critique vis-\u00e0-vis du th\u00e9\u00e2tre repr\u00e9sent\u00e9 ou imprim\u00e9, tout en orientant les go\u00fbts de leurs lectrices.<\/p>\n<p>3. \u00a0 \u00a0 \u00a0L\u2019\u00e9tude de la participation des salonni\u00e8res, \u00e0 travers leurs r\u00e9seaux cosmopolites et leurs pratiques concr\u00e8tes du spectacle priv\u00e9, leur participation aux discussions esth\u00e9tiques et th\u00e9oriques sur le th\u00e9\u00e2tre et \u00e0 la promotion et circulation des pi\u00e8ces. En effet, lorsque Vittorio Alfieri d\u00e9clare l\u2019utilit\u00e9 de la lecture de ses trag\u00e9dies dans les salons (parmi lesquelles celui de Maria Cuccovilla Pizzelli \u00e0 Rome, en 1782), il rend hommage aux \u00abexcellents conseils\u00a0\u00bb re\u00e7us par \u00ab\u00a0les hommes de lettres\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0les hommes du monde\u00a0\u00bb pr\u00e9sents, mais surtout, \u00ab\u00a0pour ce qui est des sentiments, par plusieurs femmes\u00a0\u00bb (Vita, ed. M. Cerruti, p. 225). Tout en d\u00e9crivant l\u2019espace d\u2019interaction intellectuelle des pratiques de la sociabilit\u00e9 des salons, en France comme en Italie, il fait \u00e9merger une comp\u00e9tence f\u00e9minine sp\u00e9cifique, \u00e0 ses yeux, la \u00ab\u00a0sensibilit\u00e9\u00a0\u00bb, qui est aussi un concept-cl\u00e9s de la modernit\u00e9 du temps. On peut se demander s\u2019il est alors possible de retrouver quelques \u00e9chos de ces voix de femmes, particuli\u00e8rement difficile \u00e0 rep\u00e9rer \u00e0 cause de leur statut oral, dans les correspondances ou les journaux intimes, pouvant t\u00e9moigner de leur \u00ab\u00a0comp\u00e9tence\u00a0\u00bb en mati\u00e8re th\u00e9\u00e2trale\u00a0?\u00a0<\/p>\n<p>Propositions de communication \u00e0 envoyer \u00e0\u00a0:\u00a0<a href=\"mailto:paola.roman@uca.fr\">paola.roman@uca.fr<\/a>\u00a0avec un r\u00e9sum\u00e9 de 10 lignes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Colloque International organis\u00e9 par le CELIS (Centre de Recherches sur les Litt\u00e9ratures et la Sociopo\u00e9tique) \u2013 UCA (Universit\u00e9 Clermont-Auvergne) Lieu : Maison des Sciences de l\u2019homme \u2013 Clermont-Ferrand Responsabilit\u00e9 scientifique : Paola ROMAN (D\u00e9part. 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