{"id":2867,"date":"2009-09-17T17:41:12","date_gmt":"2009-09-17T17:41:12","guid":{"rendered":"http:\/\/196"},"modified":"2009-09-17T17:41:12","modified_gmt":"2009-09-17T17:41:12","slug":"images-du-feminin-dans-les-utopies-francaises-classiques","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/publications-articles\/images-du-feminin-dans-les-utopies-francaises-classiques\/","title":{"rendered":"Images du f\u00e9minin dans les utopies fran\u00e7aises classiques"},"content":{"rendered":"<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: rgb(128, 0, 0);\"><strong><span style=\"font-size: small;\">Marie-Fran&ccedil;oise BOSQUET<\/span><\/strong><\/span><strong><span style=\"font-size: small;\"><\/p>\n<p>Oxford,Voltaire Foundation, SVEC, 2007\/1, ISSN 0435-2866<\/span><\/strong><span style=\"font-size: small;\"><\/p>\n<p>Cette &eacute;tude s&rsquo;inscrit dans un courant de pens&eacute;e tr&egrave;s actuel: la recherche d&rsquo;un nouvel &eacute;quilibre entre hommes et femmes provoque toute une efflorescence d&rsquo;ouvrages et d&rsquo;articles sur la question f&eacute;minine, renouvelant en quelque sorte la &lsquo;Querelle des femmes&rsquo;. Les dix-septi&egrave;me et dix-huiti&egrave;me si&egrave;cles ont &eacute;t&eacute;, depuis l&rsquo;essor de la pr&eacute;ciosit&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; la R&eacute;volution, un moment d&rsquo;intense r&eacute;flexion sur la f&eacute;minit&eacute;. Cette enqu&ecirc;te permet de mieux saisir les enjeux du d&eacute;bat contemporain: elle ne constitue pas un travail litt&eacute;raire tourn&eacute; vers le pass&eacute;, mais surtout un travail qui est conscience accrue du pr&eacute;sent. Susceptible d&rsquo;int&eacute;resser tous ceux qui font des &eacute;tudes sur la femme, l&rsquo;ouvrage s&rsquo;interroge sur le statut de la femme dans la litt&eacute;rature utopique fran&ccedil;aise de 1675 &agrave; 1795. Car l&rsquo;existence m&ecirc;me de la femme est probl&eacute;matique en terre utopique: alors qu&rsquo;on aurait pu penser que l&rsquo;&eacute;quilibre du classicisme conjugu&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;lan des Lumi&egrave;res e&ucirc;t permis &agrave; la litt&eacute;rature utopique d&rsquo;inventer une place progressiste &agrave; la femme dans une soci&eacute;t&eacute; donn&eacute;e, le f&eacute;minin demeure le &lsquo;sexe second&rsquo; &ndash; m&egrave;re ou amante &ndash; selon l&rsquo;expression de R&eacute;tif de La Bretonne, voire dispara&icirc;t en tant que personne, absorb&eacute; par le masculin des &ecirc;tres androgynes cr&eacute;&eacute;s par Foigny ou Casanova. Seules les marges de l&rsquo;utopie narrative classique avec Sade et sa soci&eacute;t&eacute; de boh&eacute;miens, ou l&rsquo;utopie &lsquo;exp&eacute;rimentale&rsquo; de Dulaurens, Imirce ou la Fille de la nature, parviennent &agrave; effacer la part d&rsquo;ombre qui recouvre la f&eacute;minit&eacute;. Un statut plus lumineux lui est alors offert, qui tend &agrave; abolir le conflit, constant en utopie, entre libert&eacute; individuelle ou recherche personnelle du bonheur, et gestion rationnelle et collective d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute;. De ce fait, la f&eacute;minit&eacute; s&rsquo;&eacute;labore en critique du syst&egrave;me utopique dont elle indique le degr&eacute; d&rsquo;instabilit&eacute;: l&rsquo;&eacute;tude des mythes qui sous-tendent l&rsquo;imaginaire utopique est particuli&egrave;rement r&eacute;v&eacute;latrice de ce processus.<\/span><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">L&rsquo;enqu&ecirc;te s&rsquo;appuie prioritairement sur les utopies narratives de Foigny, F&eacute;nelon, Pr&eacute;vost, Rousseau, Casanova et Sade, th&eacute;&acirc;trales de Marivaux, programmatiques de R&eacute;tif et &lsquo;exp&eacute;rimentale&rsquo; de Dulaurens. Mais ce corpus implique des comparaisons avec d&rsquo;autres utopies, comme celles de Veiras, de Diderot, ce qui fait du pr&eacute;sent ouvrage la premi&egrave;re &eacute;tude d&rsquo;ensemble sur la femme dans les utopies fran&ccedil;aises des dixsepti&egrave;me et dix-huiti&egrave;me si&egrave;cles.<\/span><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div class=\"corpsTexte\" style=\"text-align: justify;\"><em><span style=\"font-size: small;\">Marie-Fran&ccedil;oise Bosquet est Ma&icirc;tre de conf&eacute;rences &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de la R&eacute;union o&ugrave; elle enseigne la litt&eacute;rature fran&ccedil;aise des dix-septi&egrave;me et dix-huiti&egrave;me si&egrave;cles. Elle est l&rsquo;auteur de nombreuses publications sur la question f&eacute;minine dans les utopies, dans ses liens avec la litt&eacute;rature de voyage et l&rsquo;insularit&eacute;. Elle s&rsquo;int&eacute;resse actuellement au conte orientalisant et &agrave; l&rsquo;utopie dans le conte.<\/span><\/em><span style=\"font-size: small;\"><br \/>\n<\/span><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marie-Fran&ccedil;oise BOSQUET Oxford,Voltaire Foundation, SVEC, 2007\/1, ISSN 0435-2866 Cette &eacute;tude s&rsquo;inscrit dans un courant de pens&eacute;e tr&egrave;s actuel: la recherche d&rsquo;un nouvel &eacute;quilibre entre hommes et femmes provoque toute une efflorescence d&rsquo;ouvrages et d&rsquo;articles sur la question f&eacute;minine, renouvelant en quelque sorte la &lsquo;Querelle des femmes&rsquo;. 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