{"id":2845,"date":"2009-08-06T12:58:01","date_gmt":"2009-08-06T12:58:01","guid":{"rendered":"http:\/\/175"},"modified":"2009-08-06T12:58:01","modified_gmt":"2009-08-06T12:58:01","slug":"p-budini-francofonia","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/debats-articles\/p-budini-francofonia\/","title":{"rendered":"P. Budini &#8211; Francofonia"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: rgb(128, 0, 0);\"><span style=\"font-size: small;\"><b>Compte rendu de l&#8217;ouvrage de Mireille Huchon<\/b><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">Parmi les r&eacute;centes &eacute;tudes sur Louise Lab&eacute;, cet essai met franchement en doute, d&egrave;s le titre, l&#8217;existence m&ecirc;me de la personne. Mireille Huchon se demande d&#8217;abord si la po&eacute;tesse, dont l&#8217;&oelig;uvre compl&egrave;te, parue en 1555, dispara&icirc;t l&#8217;ann&eacute;e suivante, pour ne r&eacute;appara&icirc;tre qu&#8217;apr&egrave;s plus de deux si&egrave;cles (1762), est ou n&#8217;est pas la personne de m&ecirc;me nom, fille de Pierre Charly (dit Lab&eacute;), le ma&icirc;tre de la <i>corderie Lab&eacute;<\/i>, repr&eacute;sentant des cordiers lyonnais, elle-m&ecirc;me riche propri&eacute;taire d&#8217;&eacute;difices et de domaines; la personne n&eacute;e entre 1516 et 1523, qui meurt entre le 28 avril 1565 (date de son testament) et le 30 ao&ucirc;t 1566 (date de la commande d&#8217;une pierre pour son tombeau). L&#8217;auteur de l&#8217;essai se demande ensuite si Louise Lab&eacute; est bien ou non la personne connue comme <i>la                         Belle Cordi&egrave;re<\/i>:<i> <\/i>la <i>Cordi&egrave;re de Lyon<\/i>, que                         Philibert de Vienne en 1547 dit <i>honorable<\/i>; signal&eacute;e dans une topographie sc&eacute;nographique de Lyon des ann&eacute;es 1545-1550 avec l&#8217;indication <i>R.                         Belle Cordi&egrave;re<\/i>; la courtisane c&eacute;l&eacute;br&eacute;e en 1555                         comme <i>la belle                         Cordi&egrave;re de Lyon<\/i> par Fran&ccedil;ois de Billon dans son <i>Fort inexpugnable de l&#8217;Honneur du Sexe Femenin<\/i>; ou la <i>Belle                         Cordi&egrave;re<\/i> que Calvin d&eacute;clare en 1561 &laquo;plebeia meretrix&raquo;. On a, bien s&ucirc;r, des perplexit&eacute;s &agrave; croire que la riche Madame Lab&eacute; est une <i>courtisane<\/i>,                         mais il est bien plus difficile d&#8217;accepter que l&#8217;on                         puisse comparer la <i>Belle                         Cordi&egrave;re<\/i> (au sens de Dame de la bien connue et                         riche famille Lab&eacute;) &agrave; la <i>Belle                         Heaulmi&egrave;re<\/i> (qui certes n&#8217;&eacute;tait pas une Dame d&#8217;une famille produisant des heaumes) et aux autres simples <i>filles de                         joye<\/i> de Villon (cit&eacute;es aux pp. 129-130). Ces                         doutes, nourris par une relecture des textes <i>historiques<\/i> de r&eacute;f&eacute;rence, et surtout par une analyse minutieuse                         des 25 <i>Escriz de divers Po&euml;tes<\/i>, ont amen&eacute; Mireille Huchon &agrave; proposer une ing&eacute;nieuse subversive conjecture: Louise Lab&eacute;, po&eacute;tesse lyonnaise, est <i>une                         cr&eacute;ature de papier<\/i> (titre de l&#8217;essai). Elle                         n&#8217;existe que comme <i>supercherie                         litt&eacute;raire <\/i>(titre de p. 141), sous la forme d&#8217;un personnage-&eacute;crivain invent&eacute;, d&eacute;sign&eacute; comme auteur d&#8217;une &oelig;uvre, en r&eacute;alit&eacute; collective: une admirable <i>&eacute;rudite                         gaillardise<\/i> (titre de p. 228), organis&eacute;e par les                         savants <i>correcteurs                         de l&#8217;atelier de Jean de Tournes<\/i> (titre de p. 172), &agrave; savoir des intellectuels lyonnais du cercle culturel de Maurice Sc&egrave;ve. Il est bien vrai que d&#8217;autres critiques avaient d&eacute;j&agrave; signal&eacute; de probables <i>suggestions<\/i> et <i>corrections<\/i> (habituelles &agrave; l&#8217;&eacute;poque), tendant &agrave; <i>modifier<\/i> sous presse l&#8217;&oelig;uvre de la po&eacute;tesse. Mais, si la                         conjecture de la <i>supercherie                         litt&eacute;raire<\/i>, niant l&#8217;existence de l&#8217;<i>autrice<\/i>,                         &eacute;tait vraie, cela voudrait dire que deux personnes <i>historiques<\/i> connues, Madame Lab&eacute;, appartenant &agrave; la riche bourgeoisie lyonnaise, et la noble d&eacute;dicataire de l&#8217;&oelig;uvre, <i>Madamoiselle<\/i> Cl&eacute;mence de Bourges, fille de Claude de Bourges, seigneur de Myons dans le Dauphin&eacute;, &eacute;taient d&#8217;accord avec les <i>conjur&eacute;s<\/i>.                         Et que le <i>bureaucrate<\/i> responsable de la concession du <i>Privilege du Roy<\/i> participait lui aussi, amus&eacute;, aux savantes <i>moqueries<\/i> (titre de p. 228); ou autrement que, sans s&#8217;en apercevoir, mais avec toutes les possibles cons&eacute;quences, il aurait d&eacute;clar&eacute; solennellement, au nom du Roi de France: avoir accept&eacute; l&#8217;<i>humble                         suplication de notre chere &amp; bien aymee Lou&iuml;ze Lab&eacute;                         Lionnoize<\/i>, en r&eacute;alit&eacute; inexistante.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">Le point de d&eacute;part de Mireille Huchon (pp. 172-186) est un sonnet de Cl&eacute;ment Marot (&eacute;d. posthume parue chez Jean de Tournes en 1546) adress&eacute; &agrave; deux jeunes po&egrave;tes, les invitant &agrave; ne pas <i>le louer<\/i>, mais &agrave; <i>louer<\/i> <i>Louise<\/i>:                         &laquo;Laissez moi l&agrave;: et louez moi Loyse&raquo;;<i> louer<\/i>&#8211;<i>Louise<\/i>, une paronomase model&eacute;e sur l&#8217;autre bien connue de P&eacute;trarque,                         <i>laudare-Laureta-laurea<\/i> (ici bizarrement coup&eacute;e: <i>laudare-Laure<\/i>,                         aux pp. 177, 186, 272; surprenante &eacute;galement est la <i>correction<\/i>, &lsquo;<i>laudare Laura<\/i>&#8216;, apport&eacute;e par Marc Fumaroli dans sa recension favorable de l&#8217;essai; ce qui a probablement sugg&eacute;r&eacute; &agrave; &Eacute;douard Launet une sorte de <i>traduction<\/i>, &lsquo;<i>louer Laure<\/i>&#8216;,                         et &agrave; Bernard Plessy une sorte de bizarre <i>explication<\/i>,                         &lsquo;<i>lau(da)re Laure<\/i>&#8216;, dans leurs interventions). C&#8217;est la c&eacute;l&egrave;bre paronomase qu&#8217;on lit dans le sonnet V du <i>Canzoniere<\/i> de P&eacute;trarque: il s&#8217;agit, on le sait, de la c&eacute;l&eacute;bration                         du <i>nom<\/i> de la                         Bien-aim&eacute;e, <i>nom<\/i> prononc&eacute; dans trois <i>soupirs<\/i> successifs (chaque soupir une syllabe: <i>LAUdando                         s&#8217;incomincia <\/i><em>(&#8230;)<\/em> || <i>REal,                         che&#8217;incontro poi<\/i> <em>(&#8230;)<\/em> || <i>ma:                         TAci, grida il fin<\/i>), suivis de trois autres <i>soupirs<\/i> (<i>Cos&igrave; LAUdare e                         REverire insegna<\/i> || <em>(&#8230;)<\/em> <i>forse                         Apollo si disdegna<\/i>). Selon la lecture qu&#8217;en faisait dans sa biographie du po&egrave;te, son contemporain et ami Boccace, les trois premi&egrave;res syllabes, LAU|RE|TA, forment le diminutif proven&ccedil;al de Laure; les trois autres, LAU|RE|A, &eacute;voquent la couronne de <i>laurier<\/i> (<i>lauro<\/i>)                         destin&eacute;e au po&egrave;te. Le <i>nom<\/i> de la Dame (<i>Laureta<\/i>) contient donc la louange (<i>laude<\/i>) du po&egrave;te &agrave; sa Bien-aim&eacute;e et la coronne de laurier (<i>laurea<\/i>)                         &agrave; laquelle il aspire. La paronomase de Marot (mort en                         1544) serait <i>le                         mot d&#8217;ordre<\/i> des <i>conjur&eacute;s<\/i> participant (en 1555) &agrave; la <i>gaye                         fantaisie<\/i> (titre de p. 207) se proposant de <i>louer<\/i> une <i>Loyse<\/i> ou <i>Louise<\/i>, nom f&eacute;minin, qui d&#8217;ailleurs ne serait pas, ainsi que pour                         P&eacute;trarque, une <i>angelica                         forma<\/i> se r&eacute;sumant en un <i>nom<\/i>,                         mais une personne en mesure d&#8217;&eacute;crire, de laisser des                         traces. Le <i>dizain<\/i> des <i>Estreines &agrave; Dame                         Lou&iuml;ze Lab&eacute;<\/i> (XIII des <i>Escriz<\/i>) serait &laquo;une &eacute;vidente r&eacute;ponse&raquo; (p. 177) &agrave; l&#8217;invitation de Marot (mort depuis onze ans), r&eacute;ponse exprim&eacute;e dans les deux derniers vers du dizain: &laquo;<em>(&#8230;)<\/em> je ne puis que Lou&iuml;ze ne loue || Et si ne puis assez louer Lou&iuml;ze.&raquo; Les <i>conjur&eacute;s<\/i> se seraient accord&eacute;s pour &eacute;crire des textes en vers et                         en prose, composer une &oelig;uvre, dont l&#8217;auteur <i>imaginaire<\/i> aurait un nom <i>f&eacute;minin<\/i> (mais pourquoi choisir le nom d&#8217;une personne <i>r&eacute;elle<\/i>,                         riche, connue, au lieu d&#8217;un nom <i>invent&eacute;<\/i>,                         tel par ex. <i>Laure                         Labesse<\/i>?): ce serait une po&eacute;tesse fran&ccedil;aise, en                         mesure de rivaliser avec les italiennes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">Dans                         sa <i>Conclusion<\/i> (pp. 271-175) Mireille Huchon affirme carr&eacute;ment que le livre attribu&eacute; &agrave; Louise Lab&eacute; est &laquo;un texte artificiel&raquo;, &laquo;un laboratoire&raquo;, &laquo;un v&eacute;ritable art po&eacute;tique, avec des jeux tr&egrave;s subtils, parodiques&raquo;. Elle r&eacute;partit les textes parmi les <i>conjur&eacute;s<\/i>:                         Maurice Sc&egrave;ve aurait compos&eacute; le <i>D&eacute;bat<\/i>, un autre (Charles Fontaine?) les &eacute;l&eacute;gies, Olivier de Magny les sonnets. Heureusement &laquo;l&#8217;existence de Louise Lab&eacute; n&#8217;est pas en cause, m&ecirc;me si elle ne fut qu&#8217;une femme de paille&raquo; (p. 275), &laquo;poup&eacute;e d&eacute;sarticul&eacute;e sur son lit mol de courtisane&raquo; (p. 275); au lecteur reste le go&ucirc;t de la lecture, &laquo;une pratique o&ugrave; le plaisir pur s&#8217;abstrait des contingences de la cr&eacute;ation&raquo; (p. 275). Certes, un texte, comme un cailloux poli par les courants, occasionnellement arriv&eacute; jusqu&#8217;&agrave; nous, peut se faire appr&eacute;cier dans sa forme absolue. Certes, lire un texte c&#8217;est l&#8217;actualiser pour le go&ucirc;ter. Mais une lecture analytique doit permettre au lecteur de chercher &agrave; cueillir dans un texte tout ce qu&#8217;il contient: les mots dont il est fait, les structures syntaxiques et m&eacute;triques le r&eacute;gissant, ses rapports avec les autres textes composant l&#8217;ensemble de l&#8217;&oelig;uvre, ses rapports avec d&#8217;autres &oelig;uvres, avec le milieu qu&#8217;&eacute;voque le texte, o&ugrave; le texte est n&eacute;, les significations &eacute;mergeant de tous ces signes. Une lecture analytique devrait montrer si l&#8217;&eacute;criture est l&#8217;expression d&#8217;une pens&eacute;e personnelle ou un jeu, si c&#8217;est la cr&eacute;ation d&#8217;une forme nouvelle ou la parodie d&#8217;une forme pr&eacute;existante. Au lieu d&#8217;attendre des d&eacute;couvertes occasionnelles pouvant &laquo;apporter quelques r&eacute;ponses, au moins partielles&raquo; (p. 238) &agrave; ces multiples questions, il vaudrait mieux sans doute analyser les textes pour conna&icirc;tre quelle personnalit&eacute; &eacute;merge du livre attribu&eacute; &agrave; Louise Lab&eacute;; si les textes de l&#8217;ensemble sont sortis d&#8217;un m&ecirc;me esprit ou de plusieurs, &eacute;crits ou non par la m&ecirc;me main.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">Quant aux deux sonnets, souvent cit&eacute;s par les critiques (cit&eacute;s &agrave; la p. 229), le II de Louise Lab&eacute;, le LV des <i>Soupirs<\/i> d&#8217;Olivier de Magny (ici plac&eacute;s de fa&ccedil;on &agrave; pousser le lecteur &agrave; lire celui de Magny le premier), dont les deux quatrains sont exactement les m&ecirc;mes, est-il possible d&#8217;en reconna&icirc;tre la paternit&eacute;, par ex. en comparant les deux tercets, qui sont tr&egrave;s diff&eacute;rents&#8217; Un simple lecteur pourrait-il consid&eacute;rer les six vers, assez plats, de Magny (1557), comme le mod&egrave;le des six vers, hautement dramatiques, de Louise Lab&eacute; (1555), qui seraient donc <i>imit&eacute;s<\/i>,                         mais <i>ironiquement<\/i>,                         par le <i>conjur&eacute;<\/i> Magny, pour la <i>moquerie<\/i>, &laquo;moquant tout aussi bien Louise Lab&eacute; que P&eacute;trarque&raquo; (p. 231)? Et encore, si l&#8217;on compare les deux autres sonnets (cit&eacute;s aux pp. 231-232, <i>astucieusement<\/i> plac&eacute;s, eux aussi), le III de Louise Lab&eacute; (1555), le                         LXVI des <i>Soupirs<\/i> de Magny (1557), deux libres adaptations d&#8217;un sonnet italien de Iacopo Sannazaro (1530), on peut voir: dans le sonnet III une correspondance du rythme des vers, fran&ccedil;ais et italiens, et quelque libert&eacute; dans le contenu; dans le sonnet LXVI un changement radical du rythme du vers (alexandrin), plus long, et une adh&eacute;sion plus marqu&eacute;e au contenu du texte italien. Si le sonnet LXVI de Magny (au v. 12) nous montre le dieu Amour en train de sortir (&laquo;Sus donc Amour, va t&#8217;en&raquo;), comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un petit chien ob&eacute;issant, tandis que le sonnet III de Louise Lab&eacute; (que le <i>conjur&eacute;<\/i> Magny devrait avoir &eacute;crit <i>avant                         l&#8217;autre<\/i>) occupe tout le premier tercet pour d&eacute;crire Amour cruellement arm&eacute; contre la po&eacute;tesse imaginaire, cela pourrait-il signifier que le texte plus simple (post&eacute;rieur) est <i>authentique<\/i> et sinc&egrave;re, et que l&#8217;autre (ant&eacute;rieur), amplifi&eacute;                         dramatiquement, est <i>volontairement                         surcharg&eacute;<\/i> <i>d&#8217;images                         p&eacute;trarquistes<\/i> (p. 233), et donc qu&#8217;il s&#8217;agit                         d&#8217;une <i>moquerie                         ironique<\/i>?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"font-size: small;\"><b>Paolo Budini (<i>Francofonia,<\/i> 52, 2007-2, p.130-137.)<\/b><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Compte rendu de l&#8217;ouvrage de Mireille Huchon Parmi les r&eacute;centes &eacute;tudes sur Louise Lab&eacute;, cet essai met franchement en doute, d&egrave;s le titre, l&#8217;existence m&ecirc;me de la personne. Mireille Huchon se demande d&#8217;abord si la po&eacute;tesse, dont l&#8217;&oelig;uvre compl&egrave;te, parue en 1555, dispara&icirc;t l&#8217;ann&eacute;e suivante, pour ne r&eacute;appara&icirc;tre qu&#8217;apr&egrave;s plus de deux si&egrave;cles (1762), est [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"parent":2831,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"class_list":["post-2845","page","type-page","status-publish","hentry"],"translation":{"provider":"WPGlobus","version":"3.0.0","language":"gb","enabled_languages":["fr","gb"],"languages":{"fr":{"title":true,"content":true,"excerpt":false},"gb":{"title":false,"content":false,"excerpt":false}}},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2845","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2845"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2845\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2831"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/siefar.org\/gb\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2845"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}