{"id":2839,"date":"2009-08-06T12:17:03","date_gmt":"2009-08-06T12:17:03","guid":{"rendered":"http:\/\/169"},"modified":"2009-08-06T12:17:03","modified_gmt":"2009-08-06T12:17:03","slug":"h-hours-b-plessy-le-bulletin-des-lettres","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/siefar.org\/gb\/debats-articles\/h-hours-b-plessy-le-bulletin-des-lettres\/","title":{"rendered":"H. Hours &#038; B. Plessy &#8211; Le Bulletin des lettres"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: small;\"><b><span style=\"color: rgb(128, 0, 0);\">Sur Louise Lab&eacute;, rien de nouveau<\/span><\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">Revenons &agrave; Louise. Nous avions promis que nous le ferions apr&egrave;s lecture attentive du livre de Mireille Huchon qui a sem&eacute; quelque &eacute;moi dans la R&eacute;publique des lettres. Rappelons les faits. En 1555 para&icirc;t &agrave; Lyon chez l&#8217;&eacute;diteur Jean de Tournes un recueil intitul&eacute; <i>Euvres de Lou&iuml;ze Lab&eacute; Lionnoise<\/i>. On y trouve un <i>D&eacute;bat de Folie et d&#8217;Amour<\/i> en prose, trois &eacute;l&eacute;gies et 24 sonnets en d&eacute;casyllabes et, sous le titre <i>Escriz de divers Po&euml;tes<\/i>, <i>&agrave; la louange de Lou&iuml;ze Lab&eacute; Lionnoise<\/i>, 25 pi&egrave;ces en vers de formes tr&egrave;s diverses. Au cours des si&egrave;cles, les sonnets ont fini par &eacute;clipser les autres textes de ce recueil composite, s&#8217;imposant comme une des plus bouleversantes expressions f&eacute;minines des affres de la passion amoureuse. Qui &eacute;tait Louise Lab&eacute;? Les documents objectifs en font une bourgeoise lyonnaise mari&eacute;e &agrave; un ma&icirc;tre cordier. Les &eacute;l&eacute;ments qu&#8217;on peut inf&eacute;rer de son &oelig;uvre permettent d&#8217;imaginer qu&#8217;elle a re&ccedil;u une &eacute;ducation et une instruction qui font d&#8217;elle une brillante humaniste. Enfin, les t&eacute;moignages contemporains, mais souvent tardifs, substituent &agrave; cette image flatteuse celle d&#8217;une courtisane connue sous le nom de la Belle Cordi&egrave;re. Qu&#8217;en est-il vraiment&#8217; On aimerait bien le savoir. Mais, au regard des sonnets, cette &eacute;nigme n&#8217;a pas grande importance.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">Or voici que Mireille Huchon, &eacute;minente seizi&eacute;miste, publie chez Droz un essai intitul&eacute; <i>Louise Lab&eacute; Une cr&eacute;ature de papier<\/i>, dans lequel elle &laquo;d&eacute;montre&raquo; que, si Louise Lab&eacute; a bien exist&eacute;, elle n&#8217;est en rien l&#8217;auteur des &oelig;uvres qu&#8217;on lui pr&ecirc;te. Par quelle m&eacute;thode? Essentiellement par la critique interne, laquelle est &agrave; la litt&eacute;rature ce que l&#8217;ex&eacute;g&egrave;se est &agrave; l&#8217;&Eacute;criture: la scrutation des textes en soi et la comparaison des textes entre eux. Discipline fondamentale mais redoutable d&egrave;s lors qu&#8217;elle est mise au service de la volont&eacute; de prouver (qui a dit: &laquo;Donnez-moi un texte et je fais couper la t&ecirc;te &agrave; son auteur&raquo;?) et qu&#8217;elle fonctionne de fa&ccedil;on autiste. Il n&#8217;est possible ni de discuter pied &agrave; pied -parce que pr&eacute;cis&eacute;ment on perd pied devant une vertigineuse &eacute;rudition- ni de tout refuser en bloc -parce que le vrai, le douteux et le faux y forment un inextricable m&eacute;lange. Aussi n&#8217;est-il pas &eacute;tonnant que Mireille Huchon parvienne &agrave; ses fins: le recueil paru chez Jean de Tourne n&#8217;est qu&#8217;une supercherie brillante, &eacute;labor&eacute;e par un groupe de po&egrave;tes familiers de l&#8217;&eacute;diteur et gravitant autour de Maurice Sc&egrave;ve, et attribu&eacute;e &agrave; une &laquo;femme de paille&raquo;, du nom de Louise Lab&eacute;, existant r&eacute;ellement mais &eacute;trang&egrave;re &agrave; l&#8217;entreprise. Et Mireille Huchon proc&egrave;de au partage des d&eacute;pouilles opimes (faut-il &eacute;crire &agrave; la cur&eacute;e?): l&#8217;&eacute;p&icirc;tre d&eacute;dicatoire &agrave; Claude de Taillemont, le <i>D&eacute;bat<\/i> &agrave; Maurice Sc&egrave;ve, les sonnets &agrave; Olivier de Magny. D&eacute;monstration p&eacute;remptoire pour la jubilation de Marc Fumaroli et la perplexit&eacute; des seizi&eacute;mistes. Quant &agrave; nous, nous sommes &agrave; ce point subjugu&eacute;s par l&#8217;efficacit&eacute; de la m&eacute;thode que la tentation nous est venue de l&#8217;appliquer pour d&eacute;montrer de fa&ccedil;on tout aussi irr&eacute;futable que Mireille Huchon n&#8217;est pas l&#8217;auteur de son essai, mais qu&#8217;il est l&#8217;&oelig;uvre canularesque d&#8217;un certain nombre de ma&icirc;tres-assistants familiers des &eacute;ditions Droz et anim&eacute;s en sous-main par Marc Fumaroli.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">Cela ferait un beau Prisme, mais restons s&eacute;rieux par r&eacute;v&eacute;rence, l&#8217;essai de Mireille Huchon le m&eacute;rite. Loin de nous l&#8217;id&eacute;e de rivaliser d&#8217;&eacute;rudition: nous ne combattrions pas &agrave; armes &eacute;gales, et ce <i>Bulletin<\/i> n&#8217;en est pas le lieu. Proposons simplement quelques r&eacute;flexions dict&eacute;es par le bon sens.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">Voici longtemps que la critique tourne autour de Louise Lab&eacute;, voit en elle une &eacute;nigme et remue &agrave; son propos des th&egrave;ses n&eacute;gationnistes. On ne peut pas dire que la m&eacute;thode ex&eacute;g&eacute;tique leur apporte ici rien de nouveau. Ne voulant rien retenir du peu que l&#8217;on sait de la vie de Louise, on s&#8217;acharne -avec une passion &eacute;trange- &agrave; ne voir en elle qu&#8217;une vulgaire courtisane; on s&#8217;ent&ecirc;te, on le r&eacute;p&egrave;te (jusque dans l&#8217;illustration de couverture!). M&ecirc;me si ce fut le cas -et, apr&egrave;s tout, on n&#8217;en est pas s&ucirc;r-, quel rapport cela aurait-il avec l&#8217;authenticit&eacute; de son &oelig;uvre? On d&eacute;coupe les textes, on les compare, on d&eacute;couvre des ressemblances, des r&eacute;emplois: n&#8217;&eacute;tait-ce pas d&#8217;usage courant au XVI<sup>e<\/sup> si&egrave;cle, qui n&#8217;y voyait pas malice? On ramasse tous les ragots, et Dieu sait s&#8217;il y en eut. Quand on ne sait rien, on accumule les suppositions. De tout cela, on fait un bloc de certitude. Mais il n&#8217;y a pas l&agrave; dedans un d&eacute;but de preuve. On appelle &agrave; la rescousse des t&eacute;moignages peu s&ucirc;rs, par exemple Claude de Rubys. Parlons de lui. Il se moquait &eacute;perdument de Louise Lab&eacute;, et ne l&#8217;&eacute;voquait que pour d&eacute;consid&eacute;rer Guillaume Paradin qui l&#8217;avait lou&eacute;e avec exag&eacute;ration; mais s&#8217;il d&eacute;testait Paradin, c&#8217;&eacute;tait pour des raisons politiques (Paradin &eacute;tait fort sceptique sur l&#8217;histoire officielle de la Ville &eacute;labor&eacute;e autour du Consulat lyonnais, et d&#8217;autre part avait courageusement dit sa r&eacute;probation des guerres men&eacute;es &laquo;sous couleur de religion&raquo;).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">Enfin, pas une fois on ne se demande si les po&egrave;tes et po&eacute;taillons qui fr&eacute;quentaient Sc&egrave;ve et Jean de Tournes, et ont compos&eacute; la guirlande de Louise -auteurs pr&eacute;sum&eacute;s de l&#8217;hypoth&eacute;tique supercherie- &eacute;taient capables d&#8217;atteindre &agrave; la simplicit&eacute;, tout ensemble naturelle et parfaite, qui donne &agrave; deux ou trois de ses sonnets une intensit&eacute; de vie incomparable et les place aux sommets de la po&eacute;sie fran&ccedil;aise. Il suffit de les lire pour se convaincre du contraire. Or, cette simplicit&eacute;, on la retrouve dans une &oelig;uvre incontestable de Louise, son testament: &laquo;Veult estre enterr&eacute;e sans pompe ni superstitions, &agrave; s&ccedil;avoir de nuict et &agrave; la lanterne, accompagn&eacute;e de quatre prestres, outre les porteurs de son corps&#8230;&raquo;<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">D&eacute;molir une id&eacute;e re&ccedil;ue peut &ecirc;tre utile, voire n&eacute;cessaire; encore y faut-il des arguments, ou des preuves. Les premiers sont ici tr&egrave;s faibles, et les secondes inexistantes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">D&#8217;autres remarques d&#8217;&eacute;l&eacute;mentaire bon sens viennent &agrave; l&#8217;esprit. La d&eacute;dicace des <i>Euvres<\/i> &agrave; Cl&eacute;mence de Bourges, demoiselle respect&eacute;e parce que respectable par elle-m&ecirc;me et par son rang social (son p&egrave;re &eacute;tait consul &eacute;chevin de Lyon), rend invraisemblable l&#8217;hypoth&egrave;se d&#8217;un faux et d&#8217;une supercherie. Et comment imaginer que Louise Lab&eacute; elle-m&ecirc;me, honn&ecirc;te bourgeoise ou fieff&eacute;e gourgandine, ait pu laisser passer cette attribution fac&eacute;tieuse sans la moindre r&eacute;action&#8217; ou que les milieux litt&eacute;raires n&#8217;en aient gard&eacute; aucune trace, alors m&ecirc;me, dit Mireille Huchon, qu&#8217;elle &laquo;ne devait pas faire illusion au lecteur lyonnais de 1555&raquo;. Louise Lab&eacute; &eacute;tait-elle femme &agrave; subir la d&eacute;rision publique, elle dont une analyse de la premi&egrave;re version du portrait grav&eacute; par Pierre Woeriot dit assez qu&#8217;elle n&#8217;&eacute;tait pas du genre &agrave; se laisser gratter le blanc de l&#8217;&oelig;il avec un clou rouill&eacute; (selon l&#8217;expression lyonnaise)? Mireille Huchon invoque comme ultime garantie la &laquo;grande tradition fran&ccedil;aise&raquo; des &laquo;autrices suppos&eacute;es, objet de pr&eacute;dilection des &eacute;crivains m&acirc;les&raquo;, &agrave; commencer, un si&egrave;cle plus tard, par Mariana Alcoforado, la fameuse religieuse portugaise, suivie de Bilitis, Clotilde de Surville, Cl&eacute;mence Isaure, Clara Gazul, Louise Lalanne&#8230; Certes. Mais il y a une petite diff&eacute;rence. C&#8217;est que toutes ces femmes &eacute;taient fictives, et leurs faussaires avaient les mains libres. Louise Lab&eacute;, elle, non seulement &eacute;tait une femme bien r&eacute;elle, mais qui avait pignon sur la rue Confort.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">Il est dangereux de trop vouloir prouver: on s&#8217;expose &agrave; mettre en &oelig;uvre des argumentations qui finissent par se d&eacute;truire entre elles. Par exemple, quelle &eacute;tait la motivation des auteurs de cette curieuse entreprise? Mireille Huchon en avance successivement un certain nombre, mais comment ne pas voir que, les unes n&#8217;&eacute;tant pas compatibles avec les autres, on n&#8217;&eacute;vite pas une impression d&#8217;incoh&eacute;rence? Tant&ocirc;t il s&#8217;agit d&#8217;une farce d&#8217;&eacute;tudiants prolong&eacute;s, qui ne se privent pas de jeux de mots et anagrammes, de clins d&#8217;&oelig;il &agrave; des r&eacute;f&eacute;rences connues d&#8217;eux seuls, voire de sous-entendus salaces; tant&ocirc;t d&#8217;une fervente imitation de P&eacute;trarque: comme il avait lou&eacute; Laure (<i>lau (da) re Laure<\/i>), il faut louer Louise, en d&eacute;clinant la gamme des conceptions n&eacute;o-platoniciennes sur l&#8217;amour; quel rapport&#8217; Tant&ocirc;t il s&#8217;agit d&#8217;un &laquo;coup &eacute;ditorial&raquo; exploitant la conjoncture culturelle de l&#8217;heure; tant&ocirc;t de la volont&eacute; de doter la France d&#8217;une nouvelle Sappho, en r&eacute;ponse &agrave; la d&eacute;couverte r&eacute;cente de la Sappho de Lesbos, avec les subtilit&eacute;s et les ambigu&iuml;t&eacute;s d&#8217;une telle figure f&eacute;minine; quel rapport&#8217; Comme on dit, il faudrait savoir. Il faudrait m&ecirc;me savoir sur quel pied &eacute;taient les relations entre Louise Lab&eacute; et tous ces po&egrave;tes. O&ugrave;, comment rencontrait-elle Maurice Sc&egrave;ve? De quoi parlaient-ils&#8217; Sur quel ton&#8217; Nous n&#8217;en savons, et n&#8217;en saurons jamais rien. Et l&#8217;on voudrait trancher -~sur quel ton p&eacute;remptoire!- de leurs relations litt&eacute;raires!<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: small;\">Force<b> <\/b>est de constater que, loin des certitudes affirm&eacute;es dans les cinq pages de conclusion, le lecteur le mieux dispos&eacute; est peut-&ecirc;tre impressionn&eacute;, mais nullement convaincu. Dans le doute, restons-en sur la position la plus sage. l&#8217;essai de Mireille Huchon est une admirable d&eacute;monstration des exploits que peut r&eacute;aliser un chercheur dans sa sp&eacute;cialit&eacute;: il n&#8217;est pas un texte paru &agrave; cette &eacute;poque, chez Jean de Tournes ou ailleurs, touchant de pr&egrave;s ou de loin au cas Louise Lab&eacute;, qui lui ait &eacute;chapp&eacute;. Il en r&eacute;sulte une &eacute;vocation assez &eacute;blouissante de la vitalit&eacute; intellectuelle, et po&eacute;tique notamment, de cette capitale de l&#8217;humanisme qu&#8217;&eacute;tait alors Lyon. On peut se passionner &agrave; sa lecture. En revanche le parti pris qui l&#8217;inspire a t&ocirc;t fait de cr&eacute;er un malaise, qui est &agrave; l&#8217;&eacute;vidence celui des sp&eacute;cialistes de la m&ecirc;me question: une probl&eacute;matique ouverte, opposant les ignorances aux certitudes et ne perdant pas de vue les limites d&#8217;une telle recherche, aurait &eacute;t&eacute; plus efficace, prenant en compte un &eacute;l&eacute;ment d&eacute;cisif qui est ici contourn&eacute;. En effet, si certains textes du recueil sont &agrave; l&#8217;&eacute;vidence le produit d&#8217;une collaboration entre les amis humanistes qui en auraient confi&eacute; la r&eacute;daction &agrave; Louise Lab&eacute; (c&#8217;est l&#8217;hypoth&egrave;se du grand seizi&eacute;miste Verdun-L. Saulnier dans son <i>Maurice Sc&egrave;ve<\/i>), comment refuser l&#8217;attribution des sonnets &agrave; une voix unique? Certes la critique interne a beau jeu de faire valoir que certains se pr&eacute;sentent comme des r&eacute;pliques &agrave; des sonnets d&#8217;Olivier de Magny, d&#8217;autres comme des r&eacute;&eacute;critures de P&eacute;trarque, Catulle ou Jean Second. Admettons m&ecirc;me que l&#8217;ensemble soit beaucoup plus savant et construit qu&#8217;une lecture na&iuml;ve ne saurait le voir, il n&#8217;emp&ecirc;che. Sur les 24 sonnets il en reste assez, sonnets entiers, quatrains, tercets, ou simples vers, qui font entendre une voix dont aucune ex&eacute;g&egrave;se ne pourra contester le caract&egrave;re unique. &Agrave; qui appartient cette voix? Prenons parti: &agrave; une cr&eacute;ature, non de &laquo;papier&raquo;, mais de chair et de sang, &agrave; une femme, une Lyonnaise, qui eut pour nom Louise Lab&eacute;.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"font-size: small;\"><b>Henri Hours et Bernard Plessy (<i>Le Bulletin des Lettres<\/i>, octobre 2006, p.3-5)<\/b><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur Louise Lab&eacute;, rien de nouveau Revenons &agrave; Louise. Nous avions promis que nous le ferions apr&egrave;s lecture attentive du livre de Mireille Huchon qui a sem&eacute; quelque &eacute;moi dans la R&eacute;publique des lettres. Rappelons les faits. En 1555 para&icirc;t &agrave; Lyon chez l&#8217;&eacute;diteur Jean de Tournes un recueil intitul&eacute; Euvres de Lou&iuml;ze Lab&eacute; Lionnoise. 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