Catégorie:Dictionnaire Marguerite Buffet : Différence entre versions

De SiefarWikiFr

(Page créée avec « Le dictionnaire Marguerite Buffet contient les notices anciennes suivantes : Catégorie:Dictionnaire »)
 
 
Ligne 1 : Ligne 1 :
 +
Marguerite Buffet, ''Eloges des Illustres Sçavantes anciennes et modernes [Nouvelles observations sur la langue françoise ; où il est traitté des termes anciens et inusitez et du bel usage des mots nouveaux avec les Eloges des Illustres Sçavantes anciennes et modernes]'', Paris, Jean Cusson, 1668
 +
 +
Les notices, ainsi que le traité qui la précède, ont été saisis par Isabelle Ducharme dans le cadre de sa maîtrise, soutenue à l'Université de Montréal sous la direction du professeur Jean-Philippe Beaulieu (voir Répertoire). La procédure de double saisie n'a pas, pour l'instant, été appliquée à ces textes, mais ils ont été révisés par des membres de l'équipe GARSE XVI de Montréal et mis aux normes de présentation des dictionnaires de la SIEFAR.
 +
 +
Seuls le traité et les notices des femmes correspondant aux limites chronologiques et géographiques du Grand Dictionnaire de l'Ancienne France de la SIEFAR ont été retenus ici. Sous la plume de Marguerite Buffet, les savantes «modernes» sont ses contemporaines; toutes ont droit au titre «Eloge de...», qui introduit les notices. En revanche, à partir de la page 288, l'intertitre «ELOGES DE QUELQUES illustres sçavantes des siecles passez» introduit des notices commençant directement par le nom des femmes. Il est à noter que, pour cette rubrique, Buffet distingue le passé immédiat (dont elle parle en premier) du passé plus lointain, abordé en dernier lieu. D'où l'effet inhabituel, comme l'a signalé I. Ducharme dans son étude, d'une progression systématique du présent vers le passé.
 +
 +
- [[Traité sur les Eloges des Illustres Sçavantes, Anciennes & Modernes.]]
 +
 +
Auteure parisienne décédée en 1680, Marguerite Buffet fait aujourd'hui partie des nombreuses femmes dont les oeuvres sont oubliées. Très peu d'informations sont actuellement disponibles à son sujet. Bien que l'avocat au Parlement dont la lettre figure en ouverture de ses Nouvelles observations sur la langue française (1668) souligne la réputation dont jouit Buffet dans la seconde moitié du XVIIe siècle, bien qu'il signale que ce livre contribue "à augmenter la haute estime qu'[il a] tousjours faite de [ses] ouvrages", il reste qu'aucun autre de ces ouvrages n'a été identifié jusqu'à ce jour. Les rares et succinctes notices biographiques existantes la présentent ou bien comme philologue, grammairienne française ou encore comme dame "faisant profession d'enseigner aux Dames l'art de bien parler et de bien écrire sur tous sujets, avec l'orthographe françoise par règles", mention inscrite sur la couverture des Nouvelles observations.
 +
 +
Comme l'indique le titre complet de l'ouvrage de Buffet, son contenu est double. Dans les deux tiers du volume sont exposées un certain nombre de recommandations d'ordre grammatical destinées à un lectorat principalement féminin. Le tiers restant est meublé par un discours apologétique vantant les capacités intellectuelles féminines sur lequel se greffe une liste de figures féminines modèles destinées à illustrer la validité de cette défense du féminin.
 +
Marguerite Buffet introduit ses observations sur la langue au moyen d'une brève réflexion ayant comme sujet "De la nécessité de bien parler sa langue et combien la française est estimée de toutes les Nations." Par la suite, elle divise son propos en quatre parties. D'abord, Buffet veut favoriser l'utilisation adéquate des termes du "bel usage" français en soulignant la nécessité de corriger l'emploi de plusieurs termes barbares et anciens. Cette première section occupe à elle seule la moitié des pages dédiées aux observations sur la langue, confirmant la préoccupation de l'auteure d'une réforme de la langue française. Dans un deuxième temps, Buffet fait état d'un certain nombre de remarques relatives à la superfluité du langage et au recours fréquent à des termes inutiles. À cet effet, Buffet n'hésite pas à se faire la chantre d'une langue juste et claire, purifiée de ses imperfections et de ses redondances. La section suivante donne quant à elle des moyens propres à corriger une mauvaise prononciation de la langue française. Par la même occasion, Buffet signale l'importance d'employer judicieusement son temps en profitant des moments libres pour apprendre et s'instruire. Enfin, la dernière section donne la juste définition de quelques mots trop souvent employés à mauvais escient.
 +
 +
Le ''Traité sur les Éloges des Illustres Sçavantes Anciennes et Modernes'' apparaît comme le prolongement de ces remarques sur la langue. Il fournit au lectorat des exemples de femmes cultivées et érudites sachant converser correctement et écrire judicieusement. Aux conseils théoriques grammaticaux répondent ainsi des exemples qui servent de preuves.
 +
 +
L'intérêt de ce ''Traité sur les Éloges'' réside en grande partie dans la symbiose qu'il présente des deux traditions textuelles vouées à la défense des femmes depuis le XVe siècle: l'apologie et le discours épidictique. En eux-mêmes, les Éloges se divisent en trois parties de longueur variable. Vient d'abord une apologie des femmes très synthétique exploitant en trente-sept pages le thème de la supériorité féminine où est principalement affirmée la valeur intellectuelle du sexe féminin. L'ouvrage se poursuit par des éloges dédiés à dix-neuf savantes contemporaines. Enfin, les cinquante-deux dernières pages de l'ouvrage accumulent sous forme de liste non moins de quarante et une femmes illustres des siècles antérieurs au XVIIe.
 +
 +
Du XVIIe siècle à aujourd'hui, l'ouvrage de Marguerite Buffet est, semble-t-il, passé relativement inaperçu. Les articles ou textes critiques en faisant état demeurent sommaires: ou bien ils signalent seul le titre au passage ou encore ils évoquent brièvement la nature de l'ouvrage. Par conséquent, un important travail critique et analytique reste toujours à faire concernant cette oeuvre et son auteure.
 +
 
Le dictionnaire Marguerite Buffet contient les notices anciennes suivantes :
 
Le dictionnaire Marguerite Buffet contient les notices anciennes suivantes :
  
 
[[Catégorie:Dictionnaire]]
 
[[Catégorie:Dictionnaire]]

Version actuelle en date du 29 mars 2011 à 19:23

Marguerite Buffet, Eloges des Illustres Sçavantes anciennes et modernes [Nouvelles observations sur la langue françoise ; où il est traitté des termes anciens et inusitez et du bel usage des mots nouveaux avec les Eloges des Illustres Sçavantes anciennes et modernes], Paris, Jean Cusson, 1668

Les notices, ainsi que le traité qui la précède, ont été saisis par Isabelle Ducharme dans le cadre de sa maîtrise, soutenue à l'Université de Montréal sous la direction du professeur Jean-Philippe Beaulieu (voir Répertoire). La procédure de double saisie n'a pas, pour l'instant, été appliquée à ces textes, mais ils ont été révisés par des membres de l'équipe GARSE XVI de Montréal et mis aux normes de présentation des dictionnaires de la SIEFAR.

Seuls le traité et les notices des femmes correspondant aux limites chronologiques et géographiques du Grand Dictionnaire de l'Ancienne France de la SIEFAR ont été retenus ici. Sous la plume de Marguerite Buffet, les savantes «modernes» sont ses contemporaines; toutes ont droit au titre «Eloge de...», qui introduit les notices. En revanche, à partir de la page 288, l'intertitre «ELOGES DE QUELQUES illustres sçavantes des siecles passez» introduit des notices commençant directement par le nom des femmes. Il est à noter que, pour cette rubrique, Buffet distingue le passé immédiat (dont elle parle en premier) du passé plus lointain, abordé en dernier lieu. D'où l'effet inhabituel, comme l'a signalé I. Ducharme dans son étude, d'une progression systématique du présent vers le passé.

- Traité sur les Eloges des Illustres Sçavantes, Anciennes & Modernes.

Auteure parisienne décédée en 1680, Marguerite Buffet fait aujourd'hui partie des nombreuses femmes dont les oeuvres sont oubliées. Très peu d'informations sont actuellement disponibles à son sujet. Bien que l'avocat au Parlement dont la lettre figure en ouverture de ses Nouvelles observations sur la langue française (1668) souligne la réputation dont jouit Buffet dans la seconde moitié du XVIIe siècle, bien qu'il signale que ce livre contribue "à augmenter la haute estime qu'[il a] tousjours faite de [ses] ouvrages", il reste qu'aucun autre de ces ouvrages n'a été identifié jusqu'à ce jour. Les rares et succinctes notices biographiques existantes la présentent ou bien comme philologue, grammairienne française ou encore comme dame "faisant profession d'enseigner aux Dames l'art de bien parler et de bien écrire sur tous sujets, avec l'orthographe françoise par règles", mention inscrite sur la couverture des Nouvelles observations.

Comme l'indique le titre complet de l'ouvrage de Buffet, son contenu est double. Dans les deux tiers du volume sont exposées un certain nombre de recommandations d'ordre grammatical destinées à un lectorat principalement féminin. Le tiers restant est meublé par un discours apologétique vantant les capacités intellectuelles féminines sur lequel se greffe une liste de figures féminines modèles destinées à illustrer la validité de cette défense du féminin. Marguerite Buffet introduit ses observations sur la langue au moyen d'une brève réflexion ayant comme sujet "De la nécessité de bien parler sa langue et combien la française est estimée de toutes les Nations." Par la suite, elle divise son propos en quatre parties. D'abord, Buffet veut favoriser l'utilisation adéquate des termes du "bel usage" français en soulignant la nécessité de corriger l'emploi de plusieurs termes barbares et anciens. Cette première section occupe à elle seule la moitié des pages dédiées aux observations sur la langue, confirmant la préoccupation de l'auteure d'une réforme de la langue française. Dans un deuxième temps, Buffet fait état d'un certain nombre de remarques relatives à la superfluité du langage et au recours fréquent à des termes inutiles. À cet effet, Buffet n'hésite pas à se faire la chantre d'une langue juste et claire, purifiée de ses imperfections et de ses redondances. La section suivante donne quant à elle des moyens propres à corriger une mauvaise prononciation de la langue française. Par la même occasion, Buffet signale l'importance d'employer judicieusement son temps en profitant des moments libres pour apprendre et s'instruire. Enfin, la dernière section donne la juste définition de quelques mots trop souvent employés à mauvais escient.

Le Traité sur les Éloges des Illustres Sçavantes Anciennes et Modernes apparaît comme le prolongement de ces remarques sur la langue. Il fournit au lectorat des exemples de femmes cultivées et érudites sachant converser correctement et écrire judicieusement. Aux conseils théoriques grammaticaux répondent ainsi des exemples qui servent de preuves.

L'intérêt de ce Traité sur les Éloges réside en grande partie dans la symbiose qu'il présente des deux traditions textuelles vouées à la défense des femmes depuis le XVe siècle: l'apologie et le discours épidictique. En eux-mêmes, les Éloges se divisent en trois parties de longueur variable. Vient d'abord une apologie des femmes très synthétique exploitant en trente-sept pages le thème de la supériorité féminine où est principalement affirmée la valeur intellectuelle du sexe féminin. L'ouvrage se poursuit par des éloges dédiés à dix-neuf savantes contemporaines. Enfin, les cinquante-deux dernières pages de l'ouvrage accumulent sous forme de liste non moins de quarante et une femmes illustres des siècles antérieurs au XVIIe.

Du XVIIe siècle à aujourd'hui, l'ouvrage de Marguerite Buffet est, semble-t-il, passé relativement inaperçu. Les articles ou textes critiques en faisant état demeurent sommaires: ou bien ils signalent seul le titre au passage ou encore ils évoquent brièvement la nature de l'ouvrage. Par conséquent, un important travail critique et analytique reste toujours à faire concernant cette oeuvre et son auteure.

Le dictionnaire Marguerite Buffet contient les notices anciennes suivantes :

Outils personnels