Espaces et enjeux des savoirs féministes : Réalités, luttes, utopies – CIRFF 2018
Paris (27-31 août 2018), avant le 30 juin 2017

8ème Congrès International des Recherches Féministes dans la Francophonie

 

Pour prendre acte de la diversité des approches féministes, de nos convergences et de nos divergences internes et externes, nous attendons des propositions de contributions qui se situent dans le cadre de la double perspective des espaces et des enjeux féministes contemporains, et qui s’attachent à rendre compte des réalités vécues par les femmes, leurs luttes et leurs utopies.

Il s’agit notamment, à l’occasion de ce congrès et comme s’y sont efforcés les précédents CIRFF, de faire un pont entre les mondes militants et le monde académique, entre les savoirs issus du terrain, de la pratique et des productions universitaires. Congrès des savoirs féministes, le CIRFF2018 pourra ainsi servir d’espace de formation (d’université d’été) aux militantes associatives et aux professionnelles de l’égalité. Elles pourront diffuser leurs savoirs et les propositions d’activité allant dans ce sens seront bienvenues. Car les savoirs féministes doivent trouver leur traduction dans la définition de politiques publiques en faveur de l’égalité entre les sexes, qu’il s’agisse de l’égalité au sein de la sphère professionnelle, éducative, politique ou familiale, ou qu’il s’agisse de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Espaces des savoirs féministes

La mise en exergue de la notion d’espace dans ce congrès est un appel à penser une production des savoirs féministes qui prend et se donne de la place, qui se vit en pratique et « ouvre » à la critique et au dépassement des binarités et normativités. Ses différents lieux, militants, universitaires, institutionnels, créatifs dessinent un territoire féministe commun, autour d’un projet émancipateur. Ce territoire est traversé par des courants qui forment, et depuis longtemps, des paysages multiples, dont nous aimerions que le congrès rende compte.

Dans l’ensemble de l’espace social, l’attention accordée aux polarités (centre/périphérie) et aux circulations doit aussi permettre de porter un regard critique sur la qualité de l’accès aux différents lieux et sur les rapports de domination qui les traversent.

Héritier de contraintes communes tout autant que producteur de rapports de pouvoir néocoloniaux, l’espace de la francophonie lui-même doit être interrogé à différents niveaux, de l’espace mondialisé à l’échelle du corps.

Enfin, nous souhaitons que le congrès fasse la part belle à ces espaces sans lieu que sont les utopies féministes, et réfléchisse aux conséquences politiques des compromis que nous sommes parfois amenées à faire, en lien avec les politiques d’égalité, l’institutionnalisation des études académiques de genre et de l’espace associatif.

Modalités d’intervention

Nous souhaitons que ce congrès soit l’occasion d’échanges les plus larges et les plus libres possibles, tout en laissant la possibilité d’exposer les résultats de nos recherches, de nos expériences militantes, des questions que nous posent notre action, nos relations avec les institutions, nos rapports entre enseignant-e-s et étudiant-e-s, nos difficultés ou nos solutions pour diffuser les savoirs féministes, etc.

Aussi, avons-nous fait le choix, sur le modèle initié par les organisatrices du congrès de Montréal en 2015, de la diversité des modalités de contributions :

  • Nous attendons des propositions de contributions collectives de diverses formes et durées : colloques autour d’une problématique interdisciplinaire, ateliers thématiques, expositions, performances artistiques, etc.
  • Pour assurer un temps de débat quotidien sur des sujets propres à permettre une définition collective de nos perspectives, nous attendons également des propositions de thème de tables rondes ou de débats.
  • Enfin, nous recevrons les propositions de communication individuelle pour la présentation de résultats de recherche ou d’expériences militantes ou professionnelles.

Rappelons que le congrès se déroule en français et qu’aucune traduction n’est possible, à l’exception de la langue des signes si des demandes en ce sens sont formulées.

Lieu : Université Paris 10 Nanterre

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